Romain Molina, né le à Lyon, est un journaliste spécialisé dans le domaine du football, auteur et conférencier français. Il s'est fait particulièrement remarquer grâce à ses ouvrages sur le football ainsi que par ses enquêtes concernant divers scandales impliquant le monde du football, que ce soit au niveau national ou international.

De plus, ses articles ont été publiés dans des médias de renom tels que The New York Times, The Guardian, CNN, BBC, Le Temps ou Josimar.

Biographie Romain Molina grandit dans le département de l'Isère, dans la commune d'Heyrieux. Il est issu d'une famille de maraîchers et fait les marchés isérois et rhodaniens avec sa famille les week-ends. Il s'intéresse rapidement au basket-ball, sport dans lequel il fait des détections dans des clubs.

Il commence ensuite dans le journalisme, toujours dans le basket-ball.

Enquêtes Scandale lié à la fédération haïtienne de football Romain Molina est l'un des auteurs de l'enquête du Guardian publiée le révélant les agressions sexuelles et viols de jeunes joueuses par Yves Jean-Bart, alors président de la fédération haïtienne de football (depuis 2000) et ami personnel de l'ancien président de la FIFA.

Interviewé en par Denis Robert sur Blast, Molina explique qu'après avoir traité, peu avant les élections en Haïti, sur sa chaîne YouTube, du football géré comme un cartel à Haïti par la famille Jean-Bart depuis environ , et après que ce sujet eut fait beaucoup de bruit en Haïti, il a reçu de nombreuses informations sur des malversations (notamment liées à un cartel [La familia] impliqué dans le trafic de drogue), mais aussi sur des comportements d'abus sexuels et pédocriminels (viols et avortements sur mineures) au sein de la fédération haïtienne de football, dans le centre d'entraînement officiel de la FHF (Fédération Haïtienne de Football), dit « le Ranch », à la Croix-des-Bouquets (ancienne propriété de la famille de Jean-Claude Duvalier, transformée en 2001 en centre d'entraînement par la FIFA, dans la banlieue de Port-au-Prince (projet financé par le programme « Goal » de la FIFA pour soutenir le développement du football). Romain Molina contacte alors le journal The Guardian qui avait dénoncé deux ans plus tôt un scandale de même nature en Afghanistan. Il prévient aussi la FIFA, sans citer de nom, et Véro Mossengo-Omba (responsable en chef des associations membres de la Fifa, et proche de Gianni Infantino, président de la FIFA) s'empresse de prévenir la fédération haïtienne. The Guardian publie alors le premier article sur le sujet, basé sur . Le journal s'étonne aussi du mauvais état du site (), une situation qui ne semble pas s'expliquer alors que le centre aurait reçu jusqu'à de dollars du programme "Forward" de la FIFA entre 2016 et 2020.

L'enquête de la FIFA, conduite en lien avec Human Rights Watch (HRW) et la FIFPRO (qui dans son rapport, rendu le , dit avoir été, durant l'enquête, ), confirmera qu'Yves Jean-Bart a violé des joueuses, y compris des adolescentes de 14, 15 et et que plusieurs autres dirigeants étaient impliqués, dont au moins deux femmes : Yvette Félix (entraîneuse adjointe et responsable du matériel à la Fédération Haïtienne de Football), et Nella Joseph (superviseure de l'équipe féminine des moins de d'Haïti, basée au Centre technique national de Croix-des-Bouquets)FIFA :Decision of the Adjudicatory Chamber of the Ethics Committee: Nella Joseph datée du 23 avril 2021.

Parmi les répercussions du scandale, le Yves Jean-Bart est suspendu par la commission d'éthique de la FIFA pour , puis à nouveau pour FIFA (2020) Independent Ethics Committee extends provisional ban on Yves Jean-Bart and sanctions other Haitian football officials| date=20 August 2020 |consulté le=2020-05-01. Six mois plus tard (), l'enquête sur cette affaire conclut que Yves Jean-Bart a enfreint les articles 23 (Protection de l’intégrité physique et mentale) et 25 (Abus de pouvoir) du code d'éthique de la FIFA. En conséquence, il est suspendu à vie de toute activité liée au football (administrative, sportive et autre) aux niveaux national et international devant en outre s'acquitter d’une amende d’un montant de CHF .. En , la chambre de jugement de la Commission d’Éthique indépendante de la FIFA a déclaré , dont ; Grant (qui a a aussi abusé de sa position d'autorité dans l'arbitrage du football haïtien en échange de faveurs sexuelles et pour menacer et user de coercition envers les femmes arbitres FIFA (2021) Decision of the Adjudicatory Chamber of the Ethics Committee Taken on 22 July 2021 ; URL=https://digitalhub.fifa.com/m/6324e3bcf1eba774/original/AC_5-2021_22-07-2021_Rosnick-GRANT.pdf En en , la Fifa a créé un « comité de normalisation » après avoir trouvé des "indices forts" que Y. Jean-Bart exerçait toujours une influence sur la fédération, mais le président de ce comité (Jacques Letang) a démissionné. En Juin 2021, Grant a été convoqué par la justice après avoir été accusé d'avoir tenté d'organiser le meurtre d'un journaliste. Il a nié ces allégations.

À la suite de ce scandale, interviewé par Caviar Magazine, Romain Molina s'est déclaré humaniste plus que militant dans le cadre d'affaires de cette gravité.

De plus, à la suite du travail de Molina, des témoignages ont aussi mis en cause : la Confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes (CONCACAF), dont des membres venaient également abuser les jeunes footballeuses ou arbitres lors de déplacements à Haïti (). (ancien ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique d'Haïti), président du Club sportif Saint-Louis, et enseignant (dans les années 1980) à l’institution Saint-Louis-de-Gonzague, concerné par une troisième plainte pour viol sur mineur (les deux autres, pour des actes remontant au ayant été classées par un juge pour manque de preuves) ; En 2015, Lescouflair a été accusé d'avoir abusé de jeunes joueurs par Himmler Rebu (ministre des sports de 2014 à 2015), dans une lettre au journal Le Nouvelliste, Rebu ayant envoyé un rapport à Michel Martelly alors président d'Haïti, alléguant que certains des abus sexuels de Lescouflair avaient eu lieu au Centre Technique National de la FHF à Croix-des-Bouquets sous le règne de Jean-Bart. Fenelus Guerrier (secrétaire exécutif) accusé de chantage auprès de jeunes filles pour qu'elles aient des relations sexuelles avec lui.

Enquêtes sur la Fédération française de football Le , le New York Times publie une enquête co-signée par Romain Molina évoquant « une culture d'entreprise toxique » au sein de la Fédération française de football (FFF). Alors que l'autorité de la directrice générale Florence Hardouin est mise en cause, cette enquête révèle des accusations de harcèlement, de comportements déplacés et de sexisme au sein de la FFF.

Le , une seconde enquête de Romain Molina sur la FFF est publiée par le New York Times concernant un ancien encadrant de l'institut national du football de Clairefontaine renvoyé par la fédération, ayant envoyé des SMS inappropriés, voulu des pesées sans vêtements ou encore invité des enfants à passer la nuit chez lui, et continuant toujours de travailler dans le milieu.

En , lors d'un live sur Twitter, Romain Molina fait de nouvelles révélations concernant le football français : cas de violence sexuelle, d'exhibitions, de pratiques choquantes, de consommation abusive d'alcool, ainsi que, pour le PSG, d'existence de très fortes tensions.

Le , il publie une nouvelle enquête intitulée « 40 ans de silence » dans le média norvégien Josimar, pointant la responsabilité de cadres de la Fédération française de football dans la non-dénonciation d'agressions sexuelles et d'abus sur mineurs.

Abus sexuels au sein du football gabonais La Fifa a lancé une enquête et des poursuites contre quatre entraîneurs au Gabon, dont Patrick Assoumou Eyi (sélectionneur national gabonais des moins de 17 ans jusqu'en 2017 puis nommé Directeur technique de la ligue de football de l’Estuaire). Ce haut responsable du football gabonais, souvent dénommé « Capello » dans son milieu est soupçonné d'avoir commis, depuis 1990, de très nombreux abus sexuels à l'encontre de jeunes joueurs, selon une enquête de Ed Aarons et Romain Molina publiée par The Guardian ; à la suite de ces révélations, fin 2021, il a été arrêté et d'après le ministre des sports gabonais (Franck Nguema), Patrick Assoumou Eyi « aurait abusé de centaines de jeunes garçons dans le cadre de ses fonctions », ce qui pourrait faire de cette affaire l'un des plus grands scandales sexuels documentés de l'Histoire des sports. Le président Ali Bongo Ondimba a demandé au ministre de la Justice , mais aussi . La Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT) dit n’avoir « jamais enregistré de plaintes relatives à un acte de cette nature », mais selon The Guardian, un ancien responsable de la FEGAFOOT . Une plainte a été déposée par la FIFPRO après que ses enquêtes préliminaires eurent .

Côté football, c'était la FEGAFOOT qui depuis 2021 menait l'enquête sur les allégations d'abus sexuels généralisés dans le football gabonais ; Romain Molina rapporte qu'en , la FIFPRO a dit avoir de . Peu après, c'est le président de la Fegafoot lui-même (Pierre-Alain Mounguengui) qui a été inculpé dans le cadre de l'enquête gabonaise.

Affaire de chantage et harcèlement sexuel au sein de la section féminine de l'Africa Sports Le , Romain Molina publie des révélations concernant une affaire de chantage et de harcèlement sexuel exercés par un coach de la section féminine de l'Africa Sports sur des footballeuses parfois mineures. Début mars, l'entraîneur est renvoyé par son club.

Scandale sexuel au sein de la Fédération colombienne de football Le comité d'éthique de la FIFA a lancé une enquête sur d'éventuels abus et harcèlement sexuels possiblement commis par ses instructeurs d'arbitrage au sein de la Fédération colombienne de football ; par : Óscar Ruiz (chef des arbitres de la fédération nationale), accusé de harcèlement sexuel par 11 victimes présumées et plus de 30 témoins. Il nie ces accusations. Une enquête ouverte en 2019 par les autorités colombiennes après qu'il a été accusé d'avoir violé une mineure et harcelé sexuellement trois collègues arbitres, a été « archivée » par le juge qui a estimé qu'il manquait de preuves contre l'accusé. Puis une autre plainte a été déposée le accusant Ruiz d'avoir abusé et harcelé sexuellement d'autres arbitres dont certains affirment qu'il a également forcé d'autres à avoir des relations sexuelles avec pour obtenir une promotion. Des plaignants affirment que Ruiz les a harcelés sexuellement à plusieurs reprises au cours de leur carrière, et qu'il a eu des relations sexuelles avec un arbitre masculin (alors que ce dernier n'avait que 13 ans) ; Imer Machado (autre ancien arbitre international, devenu directeur de la commission des arbitres de la FCF), accusé d'abus et de harcèlement sexuels par 14 victimes et témoins présumés ; selon l'un d'entre eux, .

Polémiques et accusations Fin , il participe à un voyage en Corée du Nord organisé notamment par Égalité et Réconciliation, un média d'extrême droite, après avoir été invité à une de leurs émissions, avec au départ l'objectif d'y tourner un documentaire, qui ne sortira finalement jamais.

En 2022, il fait l'objet de deux plaintes déposées par Kheira Hamraoui pour « harcèlement », « publication en vue d'influencer des décisions juridictionnelles » et « diffamation publique » dans l'affaire liée à son agression en 2021 et aux tensions au sein du PSG. Il est entendu comme témoin en . En , la plainte a été annulée par le tribunal correctionnel de Paris pour vice de procédure.

Il est visé en par une plainte déposée par Christophe Galtier, entraîneur du PSG, pour « diffamation » après avoir divulgué des e-mails internes à l'OGC Nice (où Galtier était entraîneur jusqu'en 2022). En , Christophe Galtier annonce retirer sa plainte.

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