Félix Bolaños García (), né le à Madrid, est un homme politique espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Il est ministre de la Présidence depuis et de la Justice depuis .
Haut fonctionnaire de la Banque d'Espagne, il devient en secrétaire de la commission de l'Éthique et des Garanties du PSOE, un poste qu'il conserve en . En puis , il est candidat, sans succès, à l'Assemblée de Madrid puis au Congrès des députés.
Il est appelé en par Pedro Sánchez, désormais au pouvoir, pour intégrer son cercle de collaborateurs proches comme secrétaire général de la présidence du gouvernement. Il joue notamment le rôle de principal juriste et négociateur du chef de l'exécutif.
Il intègre le gouvernement lors du remaniement ministériel de au poste de ministre de la Présidence, des Relations avec les Cortes et de la Mémoire démocratique. Il conclut peu après un pacte pour le renouvellement de plusieurs instances et institutions avec le Parti populaire (PP). Il rejoint ensuite la direction exécutive du PSOE.
Élu député au Congrès en , il est confirmé au gouvernement quelques mois plus tard en tant que ministre de la Présidence, de la Justice et des Relations avec les Cortes, un poste de « super-ministre » qui en fait l'un des poids lourds de l'exécutif. Il parvient à sceller, l'année suivante, une entente avec le PP pour mener à bien le renouvellement du Conseil général du pouvoir judiciaire, en souffrance depuis plus de cinq ans. Il est ensuite confirmé au sein de l'exécutif du PSOE.
Vie privée Félix Bolaños García naît le à Madrid..
Il est fils unique et issu d'une famille modeste.. Ses parents sont originaires de la province de Tolède et se sont connus en Allemagne où ils avaient émigré..
Il est en couple avec Fátima Rodríguez, ancienne collaboratrice d'Isabel Celaá, qu'il a rencontrée à Villafranca de los Caballeros. Ils ont un fils.
Formation et vie professionnelle Félix Bolaños étudie le droit à l'université complutense de Madrid. Afin de financer ses études, il travaille comme livreur de pizzas et comme arbitre de football. À l'école de pratique juridique, il sort major de sa promotion tant pour le parcours général de l'avocature que dans la spécialité en droit du travail, obtenant son certificat d'aptitude à la profession d'avocat en ..
Devenu avocat en , il passe avec succès le concours de juriste-conseil de la Banque d'Espagne en , obtenant la seule place à pourvoir dans la filière travail, syndicale et de la Sécurité sociale. Il est promu chef de la division consultative du travail et de la documentation juridique en et conserve cette fonction pendant dix ans..
Parcours politique Ascension En , à 28 ans, Félix Bolaños adhère au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Inscrit à la section de l'arrondissement madrilène de Latina, il y crée un bureau de conseil juridique pour les militants et les habitants du quartier sans ressource. Il est élu membre du comité régional du Parti socialiste de Madrid-PSOE (PSM-PSOE) en et y siège jusqu'en .
Il est nommé secrétaire de la commission fédérale de l'Éthique et des Garanties en .. En , il se présente en sur la liste d'Ángel Gabilondo aux élections autonomiques du 24 mai dans la communauté de Madrid. puis à la de la liste dans la circonscription de Madrid aux élections générales du 20 décembre.. Il occupe cette même position lors des élections générales du 26 juin 2016. . Il n'est élu dans aucun cas.
Lors de la crise de qui débouche sur la démission de Pedro Sánchez du secrétariat général, il ne souscrit pas au rapport présenté par trois des cinq membres de la commission d'Éthique et de Garanties, qui considère dissoute la commission exécutive fédérale en raison de la démission de 17 de ses membres quelques jours plus tôt..
Il est confirmé par le fédéral du PSOE comme secrétaire de la commission fédérale de l'Éthique et des Garanties en , toujours sous la présidence d'Isabel Celaá.. Lors de sa première réunion le , la commission exécutive fédérale le charge de rédiger le règlement fédéral d'application des statuts du parti.. Sa proposition est ratifiée le par la commission exécutive., puis approuvée à l'unanimité par le comité fédéral six jours plus tard..
Il est également secrétaire de la fondation Pablo-Iglesias sur cette même période, de à ..
Secrétaire général de la présidence vignette|gauche|Félix Bolaños est nommé secrétaire général de la présidence du gouvernement par Pedro Sánchez. Après l'accession au pouvoir de Pedro Sánchez au pouvoir en , Félix Bolaños est désigné secrétaire général de la présidence du gouvernement, formant avec le directeur de cabinet Iván Redondo le tandem de conseillers le plus proche du chef de l'exécutif..
Ses fonctions font de lui le principal juriste de la Moncloa. Il se charge ainsi d'organiser l'exhumation de la dépouille de Francisco Franco, puis assume les négociations entre le Parti socialiste et Unidas Podemos qui donnent naissance en au gouvernement Sánchez .. Il en construit également l'architecture administrative.. Il se charge en de la coordination des mesures juridiques nécessaires à la gestion de la pandémie de Covid-19 dans le cadre de l'application puis de la sortie de l'état d'alerte, dont il a négocié la ratification au Congrès des députés.
Selon El Confidencial, il fait partie en des favoris de Pedro Sánchez pour conduire la liste du PSOE aux élections municipales du 26 mai à Madrid. mais c'est finalement l'ancien sélectionneur national de basket Pepu Hernández qui est choisi par le secrétaire général du PSOE.
Il pilote en les négociations entre le gouvernement et le Parti populaire (PP) pour le renouvellement du Conseil général du pouvoir judiciaire (CGPJ), du Tribunal des comptes, du Défenseur du peuple et du conseil d'administration de la Corporación Radio y Televisión Española (RTVE). Seule cette dernière discussion aboutit, le principal parti d'opposition ayant salué les qualités de négociateur du conseiller ministériel.
Ministre de la Présidence vignette|Félix Bolaños remplace Carmen Calvo comme ministre de la Présidence en . Le , Pedro Sánchez annonce un important remaniement ministériel à l'occasion duquel Félix Bolaños est nommé ministre de la Présidence, des Relations avec les Cortes et de la Mémoire démocratique.. Sa nomination, associée à celle de l'ancien cadre dirigeant socialiste Óscar López comme directeur de cabinet et avec qui il coordonnera tout le travail de l'exécutif, marque le retour du Parti socialiste au cœur de l'appareil d'État, le directeur de cabinet sortant Iván Redondo étant critiqué en interne pour avoir longtemps travaillé avec la droite.. Il propose, une semaine après sa prise de fonction, de nommer Rafael Simancas comme secrétaire d'État aux Relations avec les Cortes en remplacement de ., son profil très politique confirmant le retour en force du PSOE au cœur du pouvoir.
Le , il conclut au nom du gouvernement un accord de principe avec le secrétaire général du Parti populaire Teodoro García Egea en vue de renouveler plusieurs organes constitutionnels dont le mandat est échu depuis plusieurs mois, voire années, comme le Défenseur du peuple, un tiers du Tribunal constitutionnel et les douze membres du Tribunal des comptes ; ce pacte intervient seulement 24 heures après que le président du PP Pablo Casado en a fait la proposition à Pedro Sánchez dans l'hémicycle du Congrès, et à la suite de seulement deux réunions avec Teodoro García Egea. Tous deux ajoutent qu'ils continueront de discuter autour du Conseil général du pouvoir judiciaire, la seule institution non-concernée par l'entente entre exécutif et opposition pour des raisons de forme.. Cinq semaines auparavant, Pablo Casado avait pourtant exigé la démission de Félix Bolaños en raison d'une déclaration de ce dernier qui, pour souligner le refus du gouvernement de modifier la loi pour permettre que les magistrats élisent eux-mêmes leurs douze représentants au sein du CGPJ, avait affirmé que , ce que le président du PP considérait comme .. Après une semaine d'échanges directs et à distance, Félix Bolaños et Teodoro García Egea scellent définitivement le pacte bipartisan le à l'issue d'une ultime réunion de deux heures tenue au palais des Cortès, marquant le premier grand accord institutionnel entre les deux principaux partis depuis l'ouverture de la ..
En raison de la conclusion de cet accord, il est surnommé par l'ancien président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero au cours d'échanges tenus dans le cadre du fédéral du PSOE, le suivant.. Le lendemain, il est élu membre de la commission exécutive fédérale et se voit confier par Pedro Sánchez le poste de secrétaire à la Réforme constitutionnelle et aux Droits nouveaux ; avec María Jesús Montero, Pilar Alegría, Isabel Rodríguez, Carolina Darias et Diana Morant, il fait partie des six ministres à intégrer la CEF, mais seules Darias et Morant obtiennent comme lui une responsabilité exécutive.. Pedro Sánchez indique le lendemain que cette révision constitutionnelle devrait permettre de reconnaître un certain nombre de nouveaux droits, liés à la santé et à l'environnement, mais aussi à remettre en question l'inviolabilité de la couronne..
« Super-ministre » de la Présidence et de la Justice vignette|gauche|Félix Bolaños obtient le portefeuille de la Justice en . Dans la perspective des élections générales anticipées du 23 juillet 2023, Félix Bolaños est investi en sur la liste du PSOE dans la circonscription de Madrid, derrière Pedro Sánchez et Teresa Ribera et devant Margarita Robles et José Manuel Albares, un mouvement qualifié de « débarquement des ministres » par El País.. Le , il signe aux côtés d'Oriol Junqueras l'accord qui assure à Pedro Sánchez le vote favorable des députés de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) pour son investiture, en échange d'une loi d'amnistie pour le processus indépendantiste catalan et le transfert des Rodalies de Catalunya à la généralité de Catalogne..
Le suivant, Félix Bolaños est nommé ministre de la Présidence, de la Justice et des Relations avec les Cortes dans le troisième gouvernement de Pedro Sánchez. Il apparaît ainsi, avec María Jesús Montero et Pilar Alegría, comme l'un des sortants dont la place est renforcée selon El País.. Qualifié de « super-ministre »..., il a pour responsabilité d'assurer le fonctionnement de la nouvelle majorité parlementaire, qui réunit des partis idéologiquement opposés sur leurs territoires, et défendre l'amnistie des indépendantistes catalans.. Ses compétences en matière de mémoire démocratique sont transférées au ministère de la Politique territoriale, confié à Ángel Víctor Torres.. Alors que la plupart de ses collègues démissionnent du Congrès, lui conserve son mandat, conformément aux consignes de Pedro Sánchez.. Il choisit le de remplacer le secrétaire d'État à la Justice Tontxu Rodríguez, sénateur désigné en son temps par sa prédécesseure Pilar Llop, par le technocrate Manuel Olmedo, haut fonctionnaire du ministère..
Chargé de négocier avec le vice-secrétaire général du Parti populaire Esteban González Pons le renouvellement du Conseil général du pouvoir judiciaire (CGPJ), il conclut avec celui-ci un accord, sous supervision de la Commission européenne, le . L'entente prévoit l'élection des nouveaux membres du CGPJ, l'adoption d'une loi organique renforçant l'indépendance de la justice et la désignation d'un magistrat au Tribunal constitutionnel pour combler une vacance.. Selon des sources gouvernementales citées par la Cadena SER, le pacte était quasi-finalisé depuis trois mois mais avait été ajourné sine die par le PP pour des raisons électorales, à tel point que Pedro Sánchez avait posé en un ultimatum au principal parti d'opposition, conduisant à six réunions entre les deux négociateurs afin d'affiner les derniers détails..