Judith Anne Collins, née le à Hamilton, est une femme politique néo-zélandaise, cheffe de l'opposition officielle et cheffe du parti national de Nouvelle-Zélande de 2020 à 2021. Dans l'histoire du parti national, elle est la deuxième femme à le mener, après Jenny Shipley. Collins est membre du Parlement () pour la , dans la banlieue sud d'Auckland, depuis 2008. Elle a auparavant été MP pour la , de 2002 à 2008. Elle a été ministre au sein des gouvernements menés par John Key et Bill English.
Née à Hamilton, Collins a étudié à l', l'université de Canterbury et l'université d'Auckland. Avant son arrivée en politique, Collins a travaillé en tant qu'avocate d'affaires et était présidente du et vice-présidente du . Elle a été avocate au sein de quatre cabinets différents de 1981 à 1990, avant d'exercer de manière indépendante. Elle a été directrice de (Nouvelle-Zélande Logement) de 1999 à 2001 et a été conseillère spéciale de 2000 à 2002 pour avant d'intégrer le parlement néo-zélandais à l'occasion des élections législatives de 2002.
Le Parti national accède au gouvernement à la suite des élections législatives de 2008 et Collins est nommée au sein du cabinet par le nouveau premier ministre, John Key. Elle est alors la femme la plus haut gradée, le cinquième le plus gradé du cabinet. Elle est et de 2008 à 2011, puis de 2015 à 2016. Après les élections de 2011, elle devient et ministre de l', société d'indemnisation en cas d'accident. Collins démissionne en 2014 après la fuite d'échanges de mails suggérant que, lorsqu'elle était ministre de la Police, elle avait sapé l'autorité le directeur du directeur du , le bureau de la répression des fraudes graves. Elle a par la suite été blanchie de toute faute en lien avec cet incident et a réintégré le cabinet en 2015.. Sous la direction du premier ministre Bill English, Collins est ministre au revenu et ministre de l'énergie et des ressources, de 2016 à 2017.
Le Parti national quitte le gouvernement à la suite des élections de 2017, Collins occupe plusieurs fonctions au sein du cabinet fantôme. Le , au cours du caucus parlementaire du parti, Collins est élue cheffe de file du Parti national et succède à , devenant cheffe de l'opposition officielle. Elle mène le parti pendant la campagne pour les élections de 2020. Au cours de celles-ci, le Parti national perd et obtient son deuxième pire résultat historique.
Études et vie privée Collins naît à Hamilton. Ses parents, Percy et Jessie Collins, sont producteurs laitiers, originaires de Walton dans le Waikato, dont elle est la cadette des six enfants.. Elle étudie à l'école primaire de Walton puis à l'. De 1977 à 1978, Collins étudie à l'université de Canterbury. En 1979, elle poursuit ses études à l'université d'Auckland et obtient un baccalauréat universitaire en droit puis une maîtrise en droit, avec mention, et enfin une seconde maîtrise en études fiscales (). Pendant ses études universitaires, elle rencontre également son futur mari, sino-samoan, David Wong-Tung. Il était alors officier de police et a immigré enfant depuis Samoa. Ils ont un fils. Collins se décrit comme une anglicane libérale.
Depuis l'enfance, Collins était soutien du parti travailliste, mais en 2002, cela faisait trois ans qu'elle avait adhéré au Parti national. Elle a été membre de Zonta International et de Rotary International.
Carrière professionnelle Après son départ de l'université, Collins commence sa carrière d'avocate, se spécialisant dans l'emploi, la propriété, le droit commercial et le droit fiscal. De 1981, elle travaille au sein de quatre cabinets différents avant de créer le sien, le Judith Collins & Associates, qu'elle dirige de 1990 à 2000. Les deux dernières années avant son élection au Parlement, elle travaille en tant que conseillère spéciale pour .
Collins était aussi active au sein des associations juridiques, présidant de 1998 à 1999 le puis en étant vice-présidente du de 1999 à 2000.
Carrière de députée (2002-2008) Collins est élue en 2002 en tant que députée du Parti national pour Clevedon. Même s'il s'agit techniquement d'une nouvelle circonscription, Clevedon reprend en grande partie la composition de l'ancienne circonscription de Hunua, jusqu'alors représentée par .
Au Parlement, Collins devient porte-parole adjointe du Parti national à la Santé et porte-parole aux affaires intérieures. En 2003, elle change de portefeuille, devenant porte-parole adjointe à la justice et porte-parole au tourisme. Elle a été globalement bien perçue à ce poste et quand refuse d'apporter son soutien plein et entier au donné par le chef de file d'alors, , Rich est démise de ses fonctions en et c'est Collins qui la remplace en tant que porte-parole du Parti national à la protection sociale. Collins est ensuite porte-parole à la Famille et aux affaires des îles du Pacifique.
En 2003, alors encore dans l'opposition, Collins milite pour le lancement d'une enquête pour savoir si les troupes néo-zélandaises ont été exposées à l'agent orange pendant la guerre du Viêt Nam et si cela était prouvé, quels effets cela a eus. Malgré de précédentes enquêtes ayant abouti à une conclusion opposée, le comité d'enquête a estimé que les troupes avaient été exposées à des agents chimiques défoliants pendant le temps de leur service au Vietnam, et ont ainsi évolué dans un environnement toxique. Cela a conduit le gouvernement travailliste d'alors à s'excuser publiquement auprès des vétérans et à l'établissement d'un Mémorandum d'entente pour soutenir les vétérans. En 2004, le Ex-Vietnam Services Association Pin (Pin de l'Association des Vétérans du Vietnam en français) est remis à Collins pour avoir fait campagne pour le lancement de l'enquête.
La terre d'élection de Collins, la circonscription de Clevedon, disparaît après le redécoupage opéré pour les élections de 2008. Elle annonce d'abord demander la nomination du Parti national pour être candidate dans la circonscription de Howick, qui comprend la partie urbaine de son ancienne circonscription de Clevedon. Toutefois, à la suite d'objections soulevées auprès de la Commission électorale à propos d'un projet de modification des limites qui verrait un remodelage important de la circonscription voisine de Pakuranga, la circonscription Howick en projet est redessinée et renommée Botany. Collins demande et obtient ensuite la candidature pour la circonscription de Papakura - qui comprend l'autre moitié de son ancienne circonscription de Clevedon - et cela permet à sa collègue députée du Parti national, Pansy Wong, de demander la candidature pour le siège de Botany. Collins l'emporte à Papakura avec une avance de plus de .
Cinquième gouvernement national (2008-2017) À la suite des élections de 2008, le Parti national forme un gouvernement, et Collins l'intègre avec en charge la Police, les Corrections et les Vétérans. Début 2009, elle est créée ministre responsable du bureau de la répression des fautes graves, le Serious Fraud Office en anglais.
Après les élections de 2011, elle est nommée Ministre de la Justice, ministre de l'ACC, l'entreprise de compensation des accidents, et ministre des Affaires ethniques. Cinquième dans l'ordre protocolaire du gouvernement, elle est alors la femme la plus haut placée. Ministre des corrections En 2009, Collins a remis en question la direction qu'exerçait le chef exécutif du Département des Corrections, Barry Matthews, puis a refusé de lui exprimer sa confiance, la raison se trouvant dans une accumulation de publicité négative à son endroit.. Cependant, après une enquête dirigée par le commissaire des Services de l'état , Matthews conserve son poste puisque les Corrections avaient fait des efforts pour s'améliorer et avaient également prévenu le gouvernement d'alors et le précédent que le sous-financement mettait en péril la sécurité publique..
Collins a développé les programmes de travail en milieu carcéral, et accroît le financement des programmes de désintoxification à l'alcool et aux drogues. Les Corrections ont ainsi construit trois nouvelles unités de déintoxification et ont introduit des programmes plus courts pour les prisonniers ayant les peines les plus courtes. Collins a supervisé l'achèvement de la construction d'une nouvelle prison dans le quartier de Mount Eden à Auckland, et a établi le contrat de gestion privée de la prison, allouée à l'entreprise britannique Serco Group, sur recommandation du Département des Corrections. Il s'agit alors de la première prison, depuis 2005, à être gérée par un prestataire du secteur privé.
En , Collins annonce qu'à compter du , fumer du tabac et posséder un briquet serait interdit en prison, pour réduire les risques pour la santé des gardiens et des prisonniers que le feu et la fumée de cigarette pourraient causer.. Ce projet de loi d'interdiction a été ensuite contesté en justice à deux reprises et ces deux contestations ont été retenues, établissant que ce projet était illégal et les interdictions n'ont pas été mises en place...
Ministre de la Police À la suite d'un essai des tasers par la police en 2006-2007, Collins a soutenu leur introduction par le Commissaire de la Police Néo-Zélandaise de l'époque, .. Elle annonce qu'au sein du budget de 2009, de dollars néo-zélandais seront alloués au déploiement national du taser dans tous les districts de police., et a depuis plaidé pour que la police dispose d'une plus grande marge de manœuvre pour décider quand elle peut s'équiper de tasers.. Elle a également soutenu un accès facilité aux armes à feu pour les agents de police de terrain, en équipant notamment les véhicules sur le terrain d'un boîtier verrouillé contenant des armes, mais n'est pas favorable à l'armement systématique à plein temps des agents de police..
Pendant ses premières années au parlement, Collins était connue pour son discours musclé et a été surnommée, en 2009, Crusher Collins (Collins la destructrice), quand elle a proposé de légiférer afin de détruire les voitures de chauffards récidivistes.. Collins s'est alors décrite comme la ministre ayant ramené sur le devant de la scène la dissuasion...
Ministre de la Justice En 2012, Collins ralentit la réduction des dépenses allouées à l'aide juridique commencées par son prédécesseur, . Elle réduit les charges pour les affaires civiles et familiales, retarde la période avant que les intérêts ne soient facturés sur une dette d'aide juridique due et dépose une proposition pour rendre plus difficile l'accès à l'aide juridique pour des crimes moins graves tels que le vol, l'agression ou une conduite dangereuse.. Elle conserve, en revanche, l'aide juridique pour les affaires pénales et sa rotation pour les avocats dans toutes les affaires, sauf les plus graves, ce qui a suscité les critiques de certains avocats..