Le régiment de ligne (en néerlandais: ) était une unité d'infanterie de la force terrestre des forces armées belges. C'est le régiment le plus cité de l'armée belge.
Histoire Origines et révolution belge vignette|Drapeau du corps des volontaires de Mons, venus soutenir la révolution belge à Bruxelles en 1830, et plus tard intégrés au régiment de ligne. Le régiment est créé pendant la guerre belgo-néerlandaise par un arrêté du régent datant du . Contrairement aux autres régiments d'infanterie, créés par un arrêté du , le « de ligne » n'est pas directement issu de l'une des dix-huit anciennes afdeeling des forces armées du Royaume uni des Pays-Bas, mais il regroupe plusieurs corps de volontaires de la révolution belge de 1830. En effet, dès le début de l'insurrection de 1830 dans les Pays-Bas méridionaux, des volontaires accourent de partout vers Bruxelles pour prendre part à la révolution, particulièrement, lors des Journées de Septembre. Après avoir chassé l'armée du Prince Frédéric de la capitale et proclamé l'indépendance de la Belgique, une première organisation de la nouvelle armée belge est confiée à Lambert Nypels. Ils organise l'infanterie en trois brigades et c'est essentiellement de la deuxième brigade que les troupes du futur « de ligne » sont issues, particulièrement :
les Chasseurs verts les volontaires de Diest et de Malines, formant le bataillon de corps francs le bataillon de corps-franc de Namur et les compagnies de Liège et de Bruxelles formant, le bataillon de corps francs les compagnies de Mons, Braine-l'Alleud, Jemappes, Baisy-Thy, Nivelles, Charleroi, Soignies, Leuze-en-Hainaut, Courtrai et Renaix, formant le bataillon de corps francs, appelée aussi la Légion wallonne les compagnies d'Ath et de Grammont formant le bataillon de corps francs la légion belge parisienne
Durant la campagne des 10 jours, il fait partie de la brigade de l'Armée de l'Escaut. Il participe aux combats à Kapellen les 3 et . À Brasschaat, il est en soutien au régiment de ligne le . Il combat encore à Bekkevoort les 9 et et à Boutersem le .
Première guerre mondiale vignette|Le prince héritier Léopold incorporé (symboliquement) au de ligne, . Il forme avec le régiment de ligne, régiment issu de son dédoublement, la brigade mixte de la division d'armée qui est positionnée sur la position fortifiée de Liège. Le vers 13h00, à Visé, le bataillon aux ordres du major Charles Collyns est la première unité belge à combattre. Dans la nuit du 5 au , il repousse l'ennemi sur les hauteurs du Sart-Tilman. Le bataillon se distingue au pont de Wandre à Herstal, en capturant le premier drapeau allemand, celui du et faisant . Après la chute de Liège, il bat en retraite sur la position fortifiée d'Anvers où il participe aux sorties.
Durant la bataille de l'Yser, le régiment est positionné à Dixmude qu’il tient du 16 au , malgré quarante assauts du de réserve allemand et d’un bombardement d’une violence inouïe. Il y laisse le tiers de son effectif. Le , le Roi Albert confie au régiment son fils, le futur roi Léopold III pour qu'il y suive sa formation militaire. Le , le régiment est stationné dans le secteur de Merckem où il tiendra vaillamment tête aux multiples assauts de l’adversaire. Durant l'offensive finale de septembre 1918 le régiment se couvre de gloire à Schaapbalie, Stadenberg, Roulers et Lendelede et atteint la Lys. Environs et du régiment sont tombés au champ d’honneur.
Entre-deux-guerres
Il est choisi pour participer au Défilé de la Victoire de Paris le , et à la parade de la Victoire à New-York (WWI Victory parade) le .
Seconde guerre mondiale Le régiment est mobilisé le et fait partie de la division d'infanterie.
Au , il est intégré à la position fortifiée de Liège et défend avec la division d'infanterie un grand arc de cercle sur la rive est de la Meuse. Les unités occupent des fortifications situées entre les forts entourant la ville de Liège au nord de la Vesdre sur la ligne PFLII. Ces positions sont une dernière fois modifiées le :
Le poste de commandement du régiment est installé dans la maison communale de Queue-du-Bois, Le bataillon forme le second échelon et a son poste de commandement à Moulins-sous-Fléron. Du nord au sud se trouvent la compagnie à Queue-du-Bois, la compagnie à Moulins-sous-Fléron et la compagnie à La Neuville. Le bataillon se trouve en première ligne à proximité de Retinne. Le bataillon se trouve sur la rive gauche à Herstal et forme la réserve de la division. Les et compagnies cantonnent sur le terrain de la Fabrique Nationale. La compagnie est abritée dans la fabrique abandonnée Sépulchre. À la suite d'une alerte, la compagnie doit aller se poster sur la rive de la Meuse entre les ponts de Coronmeuse et de Wandre. Les autres compagnies de fusiliers doivent occuper l’Île de Monsin. La compagnie est responsable de la protection anti-aérienne de l'état-major du corps d'armée à la Citadelle. Le bataillon est en première ligne également autour d'Evegnée. Le peloton d'éclaireurs est détaché auprès du régiment de cyclistes-frontière pour la surveillance de la frontière belgo-allemande à l'est de Liège.
10 mai L’alerte est donnée à 00h30. L’état-major du régiment rejoint dès lors sa position de guerre dans les galeries de la mine des Quatre-Vents.
Le bataillon est retiré de sa position de réserve et doit compléter la compagnie avec un peloton de mitrailleurs de la compagnie en l’envoyant vers l’Île Monsin. L’état-major et les 2 pelotons de mitrailleurs restant de la compagnie sont déployés sur la citadelle pour assurer sa défense anti-aérienne. Le reste du bataillon rejoint La Préalle.
Beaucoup de soldats sont en permission, mais fort heureusement, c’est un régiment dont le recrutement est local et il ne faut pas attendre longtemps pour que les premiers permissionnaires rejoignent leur unité.
Quelques-uns des mitrailleurs lourds de la compagnie sont placés sur les hauteurs de la Chartreuse et sont utilisés en renfort de la défense antiaérienne. Durant la matinée, de nombreux avions allemands survolent Liège avec pour cibles les forts l’entourant. Le régiment se prévaut d’avoir abattu 4 appareils ennemis. Le reste de la journée demeure relativement calme. Le peloton d’éclaireurs se retire tôt le matin d’Eupen pour Verviers et Lambermont. Durant l’après-midi, les cyclistes arrivent près du régiment à Liège. Le premier groupe de combat du peloton est cependant resté sur place dans la caserne d’Eupen et est fait prisonnier. Dès 20h00, le grand Quartier Général diffuse l’ordre d’abandonner la position fortifiée de Liège. Maintenant que les allemands ont traversé le canal Albert au nord de Liège et que la Division d’Infanterie ( régiment de Grenadiers, régiment de Carabiniers et régiment de ligne) s’est disloquée, ils menacent d’encerclement le corps d’armée à Liège. La Division d’Infanterie doit, de Liège, se rendre sur la rive gauche de la Meuse tandis que la Division d’Infanterie doit se rendre sur la ligne KW.
11 mai Durant la nuit du 11 au , les derniers éléments des et bataillons quittent leurs positions entre la ligne de forts et se retirent par les ponts sur la Meuse vers l’ouest. Auparavant, ils effectuent des destructions. Une partie de la compagnie qui n’a pas reçu l’ordre de repli ne l’exécutera que sur sa propre initiative plus tard dans l’après-midi et arrivera le dans les environs de Marche-les-Dames.
Le gros du régiment prend ses nouvelles positions sur la rive gauche de la Meuse entre le pont de Wandre (protégé par le régiment de ligne) au nord et le pont de Coronmeuse (inclus). Son aile sud est ainsi protégée par le régiment de ligne. L’état-major du régiment ainsi que celui du bataillon, de la compagnie et un peloton de mitrailleurs s’installe au château de Bouxthay. Le bataillon a son poste de commandement dans la fabrique FN à Herstal et couvre la zone entre le pont de Wandre et celui de Marexhe : La compagnie prend place entre les portes sud de l’écluse et le pont de Marexhe. La compagnie forme le second échelon entre le pont de Wandre et les portes nord de l’écluse de l’île Monsin. Le peloton restant de la compagnie garde l’écluse. La compagnie (un de ses pelotons excepté), forme le premier échelon et occupe les bunkers de l’île Monsin. Le bataillon reçoit le renfort d’un peloton canons anti-chars C47 et d’un peloton de mortiers M76. Le bataillon a son poste de commandement dans le château de Bernalmont et occupe la zone entre le pont Marexhe et celui de Coronmeuse. La compagnie est répartie le long du Quai de Wallonie La compagnie est placée autour du pont Marexhe La compagnie garde le pont de Coronmeuse. Le bataillon reçoit le renfort d’un peloton canons antichars C47 et d’un peloton de mortiers M76 mais aussi de 2 pelotons de mitrailleurs de la compagnie.
En dehors de ces mouvements, le second jour de guerre pour les , et bataillons se passe sans incident. La population civile de Liège a, pour la majorité, quitté la ville. L’île Monsin est rapidement, dans l'après-midi, évacuée par la compagnie en prévision de la destruction des ponts sur la Meuse. La compagnie se place au repos dans le quartier de La Ruche. L’état-major du régiment reçoit à 16h30 via le lieutenant Materne, officier de liaison pour la division d’infanterie, la mission d’évacuer Liège L’état-major de la division donne l’ordre fautif de se retirer durant la nuit du 11 au sur une distance de en direction d’Hannut et Tirlemont. Le corps d’armée confirme la direction du repli vers le sud-ouest et que les unités doivent se diriger vers Namur mais l’état-major de la division d’infanterie ne peut transmettre l’ordre au de ligne car les lignes téléphoniques ont été coupées au niveau du fort de Lantin. Le colonel Gérard a, de plus, quitté son poste de commandement pour transmettre en personne l’ordre de marche aux et bataillon. Le colonel distribue les ordres nécessaires pour que son régiment atteigne Hannut en suivant la Meuse jusque Seraing puis passant par Les Awirs, Saint-Georges et Vinalmont. Le départ est fixé à 18h30 et le colonel se rend directement au point de départ au pont de Coronmeuse pour observer la manœuvre. Le sous-lieutenant Herbillon, du peloton d’éclaireurs, est mis au courant à 18h45 de la destination correcte. Le reste du régiment reçoit le bon ordre de marche à 21h30. Le point de départ de l'étape est fixé à Glain et le nouvel itinéraire passe par Montegnée, Les Awirs, Stockay, Jehay-Bodegnée, Villers-le-Bouillet, Vinalmont et Moha vers Oteppe sur la rive sud de la Méhaigne. Le départ est prévu pour 02h30. À cause de cette erreur, le régiment s’est dispersé. Le personnel administratif et de liaison de l’état-major régimentaire et du bataillon qui dispose d’un vélo part avec le reste du groupe cycliste du peloton d’éclaireurs et une partie du charroi entre 17h00 et 18h00 en direction de Hannut. Ce détachement atteindra la ville dans le courant de la nuit. Le commandant Decortis, de la compagnie, laisse ses hommes cantonner. Les sous-lieutenants Van Craen, De Coune et Reuter sont, ensemble avec le drapeau régimentaire, envoyés vers Hannut dans un véhicule. Ils arrivent en ville à 20h00 et sont renvoyés vers Gembloux par un officier d’état-major du corps d’armée. Ils ne retrouveront leur régiment que 4 jours plus tard, le à Poeke.