Aymon de Savoie, dit « le Pacifique », né à Bourg-en-Bresse le et mort à Rossillon le , est comte de Savoie, de Maurienne et duc d'Aoste (1329-1343).
Biographie Origines Aymon est né le , à Bourg-en-Bresse (lire en ligne)..
Fils cadet du comte et de Sibylle de Baugé, il reçoit une formation ecclésiastique et exerce la charge de chanoine du chapitre de Lyon sans être prêtre. Il se trouve à Avignon, auprès du pape , lorsqu'il apprend sa nouvelle destinée.
Règne Aymon, soutenu par les États Généraux de Savoie qui avaient déclaré « que les États de Savoie ne tombaient pas de lance en quenouille » s'oppose à sa nièce Jeanne fille unique d' et épouse du duc qui revendique le comté.. Il passe les premières années de son règne à combattre le Dauphin partisan de sa nièce. Après la mort de en 1333 Aymon signe avec le nouveau Dauphin, , le traité de Chapareillan de 1334, dans lequel il reconnaît le Rhône comme frontière entre les États de Savoie et le Dauphiné septentrional. Par l'entremise du roi de France le un accord est également conclu avec Jeanne qui abandonne ses droits contre une rente de 6.000 livres tournois. Ces traités apportent une période de paix qui vaut à Aymon le surnom de « Pacifique ».
Il crée les Assises générales de Savoie, qu'il préside lui-même et qui ont lieu en mai de chaque année. Le il établit à Chambéry une cour permanente de justice qui décharge le Conseil suprême, lequel suivait les déplacements du comte.. Le il crée également une chancellerie de Savoie. À cette époque les États de Savoie se divisent en dix bailliages répartis entre soixante-quinze châtellenies. Durant la guerre de Cent Ans, il aide le roi de France, , à combattre et participe notamment à la guerre des Flandres et rejoint l'ost royal en 1339 et 1342.. Il installe définitivement au château de Chambéry la chambre des comptes, où les châtelains viennent rendre leur comptabilité. Il agrandit les bâtiments du château et y fait construire une chapelle.
Entre octobre-, son châtelain de Salins engage un rapport de force avec la cité épiscopale de Moûtiers, en Tarentaise... L'affaire se poursuit par le siège de la cité durant , jusqu'à ce que l'archevêque Jacques de Verloz de Salins vienne à Annecy pour obtenir du comte Aymon la fin du calvaire. Selon la tradition, face aux suppliques de l'archevêque, le comte aurait répondu ( « qui paterentur obsidionem aut captionem alienigenarum in civitate Musterii »). Cet événement marque le début de la soumission du pouvoir temporel des archevêques face aux comtes de Savoie.
Son épouse, malade, meurt en couches la veille de Noël 1342..
Mort et succession Aymon rédige son testament le .. L'un des testamentaires est l'évêque de Maurienne, .
Le comte Aymon est mort le (présentation en ligne). (présentation en ligne)... Samuel Guichenon () indiquait qu'il était mort au château de Montmélian, une information reprise par ses successeurs, notamment Claudius Blanchard (Histoire de l'abbaye d'Hautecombe en Savoie, 1867) ou encore des sites de généalogie. Cependant, le médiéviste Laurent Ripart, dans un article paru en 2003, corrige le lieu de mort, reprenant l'analyse du médiéviste Eugene L. Cox (1974), en la fixant au château de Rossillon, en Bugey, selon les comptes savoyards.
Son corps est transféré de Rossillon à une vaste chapelle de l'abbaye d'Hautecombe, qu'il a fait construire pour y rassembler les restes de ses aïeux qui reposaient jusqu'alors dans le cloître de l'abbaye. Le corps est inhumé le .
Famille Aymon épouse à Casal, le , Yolande de Montferrat (1318 — † 1342), fille du marquis de Montferrat, et d'Argentina Spinola, de laquelle il a quatre enfants, ou selon Guichenon cinq enfants (présentation en ligne). : Amédée (1334 — † 1383), son successeur sous le nom de ; Blanche Marie (1336 — † 1387), mariée en 1350 au seigneur de Milan, (1320 — † 1378) ; Jean (1338 — † ) ; Catherine (1341 — † avant ) ; Louis (1342), dont la naissance coûte la vie à sa mère Yolande.
Hors mariage, Aymon a eu un certain nombre d'enfants illégitimes qui ont tous été élevés à la cour. Deux d'entre eux sont connus : Humbert et Ogier (Oger)..
Humbert épouse Audise, héritière des seigneurs d'Arvillard « en Allevard », en 1341.... Il devient ainsi seigneur d'Arvillard et des Molettes. Il épouse en secondes noces Marguerite, fille du noble Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la royale maison de Savoie ou Histoire généalogique de la royale maison de Savoie justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monumens, histoires, et autres preuves authentiques, chez Jean-Michel Briolo, 1660, (lire en ligne)..
Le second, Ogier (), mort en 1372, a eu une carrière moins importante, il a cependant été châtelain de Faverges, Conflans. Il a été probablement marié avec une Dame de Meyria, ainsi que plus probablement Bernarde de Cevins, pour qui c'est le second mariage.
Notes et références Notes
Autres références
Voir aussi
Bibliographie Ouvrages généraux . . . . . Archives départementales de Savoie, Trésor des chartes, 125 p. .
Ouvrages spécialisés sur la période .
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Articles connexes Maison de Savoie - Comté de Savoie - Liste des comtes et ducs de Savoie Histoire de la Savoie au Moyen Âge
Liens externes
Dossiers sur le site des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - Sabaudia.org
(8 pages et annexes) , dont la notice .
Catégorie:Comte de Savoie du XIVe siècle Catégorie:Maison de Savoie Catégorie:Naissance en décembre 1291 Catégorie:Naissance à Bourg-en-Bresse Catégorie:Naissance dans le comté de Savoie Catégorie:Décès en juin 1343 Catégorie:Décès à 51 ans Catégorie:Décès dans le comté de Savoie Catégorie:Personnalité inhumée dans l'abbaye d'Hautecombe