Le Parrain, C'est son titre originel français, traduction littérale de l'anglais. Il est plus couramment appelé Le Parrain 2, titre repris depuis par les distributeurs. (The Godfather: Part II), ou Le Parrain II au Québec, est un film américain réalisé par Francis Ford Coppola, sorti en 1974. Il fait suite au film Le Parrain, sorti deux ans plus tôt, et précède Le Parrain, (sorti en 1990).
Michael Corleone succède à son père Vito Corleone à la tête de la famille. Il dirige alors les affaires du clan d'une main implacable, en éliminant ses ennemis les uns après les autres. En tentant en vain de ressembler à son père, il ne fait preuve que d'une autorité dévastatrice qui peu à peu l'éloigne de tous ses proches. La deuxième partie du Parrain oscille entre deux récits parallèles et distincts. L'un concerne le chef de la mafia en 1958 et 1959 après les événements du premier film, l'autre est une suite de flashbacks relatant le parcours de son père, Vito Corleone, de sa jeunesse en Sicile à la création de la famille Corleone à New York. Le jeune Vito Corleone est interprété par Robert De Niro.
Le film rencontre comme son prédécesseur un beau succès critique et commercial. Il remporte six Oscars en 1975, lors de la cérémonie des Oscars, dont celui du meilleur film, du meilleur réalisateur pour Francis Ford Coppola et du meilleur second rôle pour Robert De Niro. Le film est ainsi la première suite à remporter l'Oscar du meilleur film.
Synopsis
1901 : la fuite de Vito de Sicile En 1901, dans la ville de Corleone en Sicile, marche le cortège funèbre des obsèques d'Antonio Andolini, père du jeune Vito, 9 ans, qui a été assassiné pour une insulte au seigneur local de la Mafia, Don Ciccio. Pendant la procession, le frère aîné de Vito est assassiné à son tour car il avait juré de se venger du Don selon le principe de la vendetta. La veuve Andolini, désormais doublement endeuillée, se rend avec Vito, son dernier fils restant, auprès de Don Ciccio pour implorer sa clémence et jurer d'épargner Vito, arguant que celui-ci est frêle et inoffensif, que jamais il ne tentera de se venger. Mais Don Ciccio refuse toute clémence, expliquant qu'il doit également tuer Vito car s'il le laisse en vie, Vito sera un jour un homme et qu'il cherchera alors à se venger. Face à ce refus, la mère pointe alors un couteau sous la gorge de Don Ciccio, en intimant à son fils de déguerpir. Celui-ci s'enfuit en courant et voit une dernière fois sa mère, abattue d'un coup de fusil par les gardes de Don Ciccio. Ce dernier ordonne alors qu'on retrouve le gamin. Ses sbires fouillent la ville de Corleone pour trouver le garçon, en hurlant à la cantonade des menaces contre tout habitant qui aiderait Vito. Magré ça, quelques habitants aident Vito à fuir la ville, caché dans les bagages d'un ânier.
Le jeune Vito finit par se retrouver sur un bateau en partance pour New York. À Ellis Island, un Vito mutique se retrouve face à un agent de l’immigration qui lui demande son nom. Une pancarte avec le nom de sa ville d'origine, Corleone, est accrochée à sou cou : il est alors enregistré aux États-Unis sous le nom de « Vito Corleone ». Il est diagnostiqué atteint de la variole, et est donc placé en quarantaine de trois mois. Isolé dans une chambre, il contemple par l'unique fenêtre de sa chambre New York et sa statue de la Liberté. Une fois guéri, il peut quitter le centre d'Ellis Island et est accueilli par Signor Abbandando et sa famille.
1958 : fête et attentat au lac Tahoe À la fin des années 1950 (dans une scène similaire à l’ouverture du premier volet), Michael Corleone, désormais parrain de la famille Corleone, traite de différentes affaires et des problèmes de la famille dans une fête soignée dans la résidence familiale à Lake Tahoe, Nevada, pour célébrer la première communion de son fils. Il rencontre le sénateur du Nevada, Pat Geary, qui remercie officiellement les époux Corleone pour leur généreux soutien à l'Université de l'État. Toutefois, en privé avec Michael, le sénateur affiche son mépris pour les « ritals » aux cheveux gominés. Il entend faire « rendre gorge » à la famille qui veut acheter des permis de jeu, exigeant plus de 10 fois le prix légal de la licence et 5 % des gains. En retour, Michael Corleone lui annonce qu'il n'aura rien et devra même payer sur ses propres deniers la licence de jeu des Corleone.
Michael doit ensuite s'occuper du cas de sa sœur, Connie, divorcée depuis peu, et qui souhaite déjà se remarier très vite. Michael n'est pas favorable à ce projet. Il parle avec Johnny Ola, l'homme de main du gangster juif Hyman Roth qui soutient le mouvement de Michael dans l'industrie du jeu. Tardivement, Michael traite avec Frank Pentangeli (dit « Five Angels »), qui a repris le territoire du caporegime Peter Clemenza après sa mort et a, maintenant, des problèmes avec les frères Rosato, qui sont soutenus par Roth. Frank veut les éliminer et exprime ouvertement son désaccord avec Michael qui, lui, souhaite les ménager. Frank Pentangeli trouve honteux que Michael traite d'abord avec Hyman Roth plutôt qu'avec des « frères de sang », membres de la famille. Il part brusquement, après avoir rappelé à Michael que son père « n'avait jamais fait confiance à Hyman Roth ».
Plus tard dans la soirée, Micheal danse avec son épouse Kay et l'interroge sur la santé de l'enfant qu'elle porte. Elle répond que tout va bien, et qu'elle sent que ce sera un fils.
La nuit suivante, Michael est à la fenêtre de sa chambre parentale, quand sa femme Kay lui demande pourquoi il ne ferme pas les doubles rideaux. Tout de suite après cette remarque, la chambre est mitraillée. Toutefois ni Michael ni Kay ne sont touchés. Michael dit à Tom Hagen que le coup a été fomenté avec l'aide de quelqu'un de très proche. Il confie sa famille à Tom Hagen, la seule personne en qui il a une confiance absolue, le temps de s'absenter pour affaires.
1917 : les débuts de Vito Corleone En 1917, Vito Corleone, devenu adulte (Robert de Niro), âgé donc de 25 ans, travaille dans un magasin d’alimentation à New York avec son ami d'enfance Genco Abbandando, fils de Signor Abbandando, celui qui l'avait recueilli lors de son arrivée à New York. Le voisinage est contrôlé par un membre qui se prétend de « La Main Noire », Don Fanucci, qui rackette les commerçants du quartier en échange de sa « protection ». Une nuit, le voisin de Vito, Clemenza (Bruno Kirby), lui demande de cacher un paquet. Par curiosité Vito l'ouvre et découvre qu'il contient des armes. Plus tard, pour s'acquitter de la faveur, Clemenza l'emmène dans un appartement luxueux où ils commettent leur premier vol, dérobant ensemble un tapis de valeur.
1958 : enquête sur l'implication de l'attentat Retour au récit principal. Michael rencontre Hyman Roth en Floride et lui confie suspecter Frank Pentangeli d'être responsable de la tentative d’assassinat, promettant de se venger. Voyageant à New York, Michael laisse entendre à Pentangeli que Roth le soutient et que lui, Michael, a un projet pour traiter avec Roth. Mais il déclare à Frankie (Frank Pentagelli) que pour ce faire il a besoin de lui pour obtenir la coopération des frères Rosato afin de prendre Roth au dépourvu. Quand Pentangeli retrouve comme convenu dans un bar les Rosato, on lui lance: « Michael Corleone vous envoie le bonjour » tout en l'attaquant par derrière. La tentative de meurtre est fortuitement interrompue par un policier. Frankie est laissé pour mort et son garde du corps, Willie Cicci, reçoit une balle avant d'être percuté par une voiture.
Au Nevada, Tom Hagen se rend dans une maison close à la suite d'un appel du frère aîné de Michael, Fredo : le sénateur Geary est impliqué dans la mort d’une prostituée après un jeu sado-masochiste qui a mal tourné. Le sénateur balbutie qu'il ne se souvient pas de ce qui s'est passé, que ce n'est pas la première fois qu'il a de tels jeux avec la victime et que tout s'était bien passé jusqu'ici. Tom propose au sénateur de s’occuper du problème afin de ramener « l’amitié » entre le sénateur et la famille Corleone.
Noël 1958 : réunion à Cuba Pendant ce temps, Michael rencontre Roth à La Havane, à Cuba. Le dictateur Fulgencio Batista y sollicite les investisseurs américains, tandis qu'il lutte contre les guérillas communistes qui essaient d'instaurer une révolution. Michael assiste depuis sa voiture à une scène où la police cubaine arrête brutalement des révolutionnaires castristes. L'un d’entre-deux se suicide en faisant exploser la grenade qu'il portait. Michael comprend alors que le régime de Batista est condamné à terme puisque les révolutionnaires préfèrent mourir pour leurs idées que d'être arrêtés, et que la police ne peut pas endiguer un tel mouvement. Lors d’une fête d’anniversaire pour Roth, Michael mentionne la scène à laquelle il a assisté et évoque sa conviction que les rebelles puissent réussir à prendre le pouvoir, rendant de fait problématiques les affaires à Cuba. Ce commentaire incite Roth à faire remarquer à Michael, en privé, que ce dernier n’a pas encore déposé les deux millions de dollars qui doivent sceller leur partenariat.
Fredo, appelé par Michael, arrive à La Havane pour apporter l’argent et, quand son frère mentionne les noms d'Hyman Roth et Johnny Ola, Fredo lui répond qu’il ne les a jamais rencontrés. Michael confie à son frère que c’est Roth qui a essayé de le tuer et qu’il a l’intention d’essayer à nouveau. Michael assure à Fredo qu’il a déjà pris ses dispositions et que « Hyman Roth ne verra jamais la nouvelle année ».
Au lieu de remettre l’argent à Roth, Michael lui demande qui a donné l’ordre de tuer Frank Pentangeli. Hyman Roth élude la question, parlant plutôt avec colère du meurtre de son vieil ami, Moe Greene, que Michael avait orchestré (dans Le Parrain).
Nouvel an 1959 : trahison et coup d'État Michael demande à Fredo, qui connaît La Havane, d'emmener le sénateur Geary ainsi que les autres officiers et hommes d'affaires importants s'amuser ; Fredo fait alors semblant de ne pas reconnaître Johnny Ola. Peu après, pendant un spectacle de striptease, Michael entend Fredo confier à ses convives que l'endroit lui a été recommandé par Johnny Ola, se contredisant donc à son insu. Michael comprend alors que le traître n'est autre que son propre frère, et envoie son garde du corps « s'occuper » de Roth.
Johnny Ola est étranglé mais Roth, déjà dans un état de santé délicat, a été emmené dans un hôpital, où l'homme de main de Michael se rend pour le tuer. À la fête du nouvel an organisée par le président Batista, sous les coups de minuit, Michael saisit Fredo solidement par la tête et l'embrasse sur la bouche, puis lui lance : « Je sais que c'est toi, Fredo ; tu m'as brisé le cœur. » Quand survient un assaut des guérilleros communistes, Batista informe ses invités qu'il décide de démissionner et de quitter Cuba. Les invités prennent alors la fuite tandis que la ville de La Havane est mise à sac par la population aux cris de Fidel, mais Fredo refuse de partir avec Michael, craignant pour sa vie, bien que Michael lui assure qu'il est toujours son frère et que c'est sa seule porte de sortie.
Michael retourne dans sa propriété à Lake Tahoe, où Hagen lui dit que Roth s'est échappé de Cuba après avoir survécu à la tentative de meurtre, et qu'il est de nouveau à Miami tandis que le garde du corps de Michael est mort. Et que Fredo se cache probablement à New York. Hagen informe aussi Michael que Kay a fait une fausse couche pendant son absence.
Années 1920 : la chute de la Main Noire