Odile Arrighi, née le à Dieppe et morte à Sainte-Geneviève-des-Bois le , est une communiste française, activement engagée dans la Résistance. Arrêtée, elle est déportée à Ravensbrück. À son retour de déportation, elle transmet la mémoire de l'horreur des camps, tout en restant active au sein du Parti communiste français.

Biographie

Odile, Suzanne, Jeanne Arrighi est née le à Dieppe. Son père, Odilon Arrighi est un militant communiste. Il sera interné à Voves en 1940. Elle est ouvrière dans le textile.

Comme son père, elle adhère au Parti communiste en 1939, à l'âge de seize ans. Avant guerre, elle est membre des Jeunesses communistes et devient responsable des Jeunesses communistes du de Paris.

Elle est arrêtée en pour « propagande défaitiste » et détenue à la prison de Fresnes. Elle est libérée par les allemands, avec 400 prisonniers politiques incrédules, le peu de temps après leur invasion de Paris.

Elle s'engage dans la Résistance dès 1940 avec la Jeunesse patriotique de Paris, puis avec l'Organisation spéciale. Très vite, elle occupe des responsabilités dans la région parisienne puis dans l'est de la France. Elle est à nouveau arrêtée à Nancy le par les policiers de la section anticommuniste de la 15e brigade régionale de police de sûreté, au domicile du résistant Émile Pattiniez. Elle a en sa possession une fausse carte d’identité au nom de Jacqueline Solane, des tracts, des notes et bulletins de bagages qui permettent de reconstituer ses déplacements dans l'est du pays et des tickets d’alimentation. Elle est inculpée de . Elle est écrouée à la prison Charles III de Nancy et transférée, le au quartier allemand de la prison, puis au quartier allemand de la prison de Saint-Quentin. Le commissaire René Chevalier de la 21e brigade de police judiciaire l’interroge le et conclut : .

Elle est internée à Romainville puis déportée le 29 août 1943 à Ravensbrück. Elle est libérée le à Neubrandenburg et rapatriée. Elle retourne dans le 18e arrondissement de Paris dont son père est le Maire communiste.

Après la guerre, Odile Arrighi assume des responsabilités à la Fédération internationale et démocratique des Femmes, à la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes, à l’Amicale de Ravensbrück, à l’Association républicaine des anciens combattants et au sein des Vétérans du PCF. Elle est aussi membre d'honneur du Comité du souvenir.

Elle se marie le à Paris avec Jean Louis David Elleinstein (1927-2002) dont elle se sépare dix ans plus tard. Elle se remarie le , à Soustons avec Jean Augustin Emile Roger (1911-1990). Le couple s'installe à Sainte-Geneviève-des-Bois en 1970 où elle est maire-adjoint à la culture en 1977.

Pour transmettre la mémoire de l'horreur nazie et des camps de concentration, elle témoigne dans les écoles du département, organise des voyages d'étude à Auschwitz et publie un livre en 2005, Testament pour vivre.

Odile Arrighi décède à Sainte-Geneviève-des-Bois en . Elle est inhumée dans le cimetière russe de la ville.

Distinctions

(1989)

(2003)

Une rue de Sainte-Geneviève-des-Bois porte son nom.

Liens externes

Témoignage d'Odile Arrighi sur la déportation, Mémoire et Patrimoine vivant, 2003 Fiche sur Odile Arrighi sur La Mémoire de la déportation, avec deux enregistrements sonores

Références

Catégorie:Naissance en juillet 1923 Catégorie:Naissance à Dieppe (Seine-Maritime) Catégorie:Décès en juillet 2014 Catégorie:Décès dans l'Essonne Catégorie:Décès à 90 ans Catégorie:Déporté résistant Catégorie:Résistante française Catégorie:Survivant de Ravensbrück Catégorie:Personnalité du Parti communiste français Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1989 Catégorie:Chevalier des Palmes académiques Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois