Les Sœurs du Très Saint Sauveur (en latin : Congregationis Sororum a Ss.mo Salvatore) sont une congrégation religieuse féminine enseignante et hospitalière de droit pontifical.
Historique La congrégation est fondée sous le nom de Filles du Divin Rédempteur le à Niederbronn-les-Bains par Élisabeth Eppinger (1814-1867) pour venir en aide aux malades. Elle reçoit l'aide du curé Jean-David Reichard (1796-1867) et l'approbation de l'archevêque de Strasbourg, Raess. Un décret impérial du reconnaît civilement la congrégation.
L'institut reçoit le decretum laudis le et change le nom de filles du Divin Rédempteur pour l'actuel, il est définitivement approuvé par le Saint-Siège le . Deux scissions donnent naissance aux Sœurs du Rédempteur (1866) et aux Sœurs du Divin Rédempteur (1868).
En 1887, la clinique de la rue Georges-Bizet est créée. Elle est mitoyenne de leur chapelle et tient une bonne réputation : Clemenceau, Joséphine Baker et la comtesse Greffulhe y ont reçu des soins. L'asepsie y aurait été introduite très tôt.
Activités et diffusion
Les sœurs se vouent aux soins des personnes âgées, des personnes handicapées et des malades, à domicile, en maison de retraite et dans les hôpitaux dirigés par les sœurs elles-mêmes. À partir des années 1940 l'institut s'ouvre à l'apostolat en territoire missionnaire.
Elles sont présentes en.: Europe : Allemagne, Autriche, France, Slovaquie, Hongrie.. Afrique : Angola, Cameroun. Amérique : Argentine. Asie : Inde.
La maison mère est située à Oberbronn dans le Bas-Rhin.
En 2017, la congrégation comptait 1195 sœurs dans 151 maisons.
Résistance Pendant la Seconde Guerre mondiale, leur engagement dans la Résistance vaut à la congrégation de recevoir la médaille de la Résistance française avec rosette (décret du ) et à la sœur responsable de l'hôpital de Thaon-les-Vosges, Sœur Marie-Grégoire, de recevoir la croix de chevalier de la Légion d’honneur pour avoir hébergé des centaines d'évadés et leur avoir fourni des faux papiers, dont elle s'était fait une spécialité.
Source
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Abbé Lucien Pfleger, La Congrégation des Sœurs du Très-Saint-Sauveur dites Sœurs de Niederbronn. Contribution à l'histoire de la Charité chrétienne à l'époque contemporaine, Lille, Desclée de Brouwer 1925, 623 p. A. Ponsin. La Congrégation des Sœurs du T.-S.-Sauveur dites Sœurs de Niederbronn. Les Ordres religieux. Editions Letouzey et Ané, Paris, 1926. 161 p. Collectif, Lettres de Monsieur le Chanoine Jacques-Ignace Simonis, Supérieur des Sœurs du Très-Saint-Sauveur dites Sœurs de Niederbronn, Colmar Imprimerie Alsatia, 1945. Chanoine Schaeffer, Les Sœurs du Très Saint Sauveur, Niederbronn. Lyon, Lescuyer et Fils), 1949. Anonyme, Vie de Mère Alphonse-Marie. Élisabeth Eppinger. 1814-1867, Colmar, Imprimerie Alsatia, 1949, 293 p. L. Cristiani, L'Extatique de Niederbronn Élisabeth Eppinger ou Mère Alphonse-Marie, fondatrice des Sœurs Du Très-Saint-Sauveur 1814-1867, Bibliothèque Ecclesia, 1958
Liens externes
Tres Saint Sauveur Catégorie:Catholicisme dans le Grand Est Catégorie:Niederbronn-les-Bains Catégorie:Fondation en 1849 Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française avec rosette Catégorie:Résistance en Alsace-Moselle Catégorie:Résistance spirituelle au nazisme