est le premier album studio du groupe britannique de rock indépendant Arctic Monkeys publié le sur le label Domino Records. Dès la signature avec la maison de disques, la formation se concentre sur l'enregistrement de son premier opus pendant l'été 2005 et sort un premier single à l'automne, , qui s'installe directement en tête des ventes.

Signe annonciateur conforté par la critique musicale qui loue les qualités de l'album, le disque bat des records de ventes sur le sol britannique et rentre dans de nombreux classements internationaux de ventes. Il y obtient d'ailleurs plusieurs certifications, dont un sextuple disque de platine au Royaume-Uni. Logiquement, les trophées de lui sont décernés lors des différentes cérémonies de récompenses musicales et il remporte même le Mercury Music Prize, récompense suprême pour un album britannique. Il est depuis considéré comme étant un album influent de cette décennie.

Genèse et enregistrement

Après avoir reçu une guitare à Noël en 2001, Alex Turner et Jamie Cook forment Arctic Monkeys avec deux autres élèves de leur école de Sheffield : Andy Nicholson à la basse et Matt Helders à la batterie . Après un premier concert dans un pub de Sheffield le , ils commencent à enregistrer des démos pour les distribuer en fin de représentation. Les fans se mettent alors à s'échanger les morceaux sur internet et créent un profil à l'effigie du groupe sur le site MySpace. Celui-ci rencontre rapidement du succès, notamment dans le nord du Royaume-Uni, et attire l'attention des tabloïds britanniques et de la BBC .

Le groupe publie un premier EP, , composé de seulement deux chansons ( et ) en , disponible au format CD en très faible quantité et en téléchargement sur iTunes. Grâce aux bonnes ventes, plusieurs labels approchent le groupe et la formation de Sheffield signe finalement avec Domino Records pour leur aspect DIY en juin . Cela leur permet d'obtenir une place sur la lors du Reading and Leeds Festivals en août, où leur prestation est acclamée par la foule et la presse . La formation joue alors à guichets fermés dans plusieurs salles du Royaume-Uni, dont le London Astoria en octobre . En parallèle, le quatuor enregistre son premier album studio de juin à septembre aux Chapel Studios, dans le Lincolnshire, avec Jim Abbiss à la production.

Parution et réception

Sortie et succès commercial

Arctic Monkeys publie son premier single sur le label Domino Records, , le . Celui-ci rentre directement à la première place du classement des ventes britanniques, devant Sugababes et Robbie Williams. Le deuxième, , suit également la même trajectoire mi- avec près de vendus la première semaine. La maison de disques s'apercevant d'une pour , elle avance d'une semaine la sortie de celui-ci du 30 au .

Avec vendus dès le premier jour, soit l'équivalent de tout le top 20 réuni, et à sa première semaine, alors que janvier n'est pas une période propice aux bonnes ventes et que des versions pirates circulaient déjà avant la sortie , le disque devient l'album le plus rapidement vendu au Royaume-Uni, dépassant largement le précédent record détenu par et les de . est publié un mois plus tard aux États-Unis, entrant à la du Billboard 200, avec plus de vendus la première semaine, devenant ainsi le deuxième premier album de rock indépendant vendu le plus vite . Logiquement, il se place en tête du classement américain des disques indépendants, faisant de même en Australie et en Irlande. Il prend la en France.

Grâce à ses bonnes ventes, il est certifié six fois disque de platine au Royaume-Uni, soit plus d' d'exemplaires vendus. Il est aussi disque de platine en Australie, et disque d'or aux États-Unis, au Canada, au Danemark, au Japon et en Nouvelle-Zélande.

Classements et certifications

+ Classement musical Meilleureposition (US Independant Albums) 1 (Oricon) 9

+ Certifications de Pays Ventes Certifications (ARIA) + (Music Canada) + (IFPI Danemark) + (RIAA) + (RIAJ) + (RMNZ) + (BPI) +

Accueil critique

est applaudi par la critique à sa sortie, obtenant un score de 82/100 sur Metacritic basé sur trente-trois avis collectés. Stephen Thomas Erlewine, dAllMusic, évoque . De même, en le nommant de , Uncut décrit . Pour le Guardian, . Le magazine Mojo parle aussi d', avis que partage le Q magazine : . Le NME n'y voit , tandis que Sputnikmusic évoque , espérant qu'.Rolling Stone qualifie l'album de . PopMatters nuance légèrement, évoquant le fait qu'Arctic Monkeys . The A.V. Club est plus sévère, parlant de . Pitchfork est tout aussi réservé, le décrivant comme . Robert Christgau considère également que .

Récompenses

Les excellentes ventes et l'avis très favorable de la part des critiques permettent à l'album de remporter de nombreux prix, dont le plus prestigieux est le Mercury Music Prize en 2006. Il est également élu par plusieurs magazines spécialisés (le Q le Time, Hot Press et le Crossbeat) ou de cérémonies de récompenses musicales (Brit Awards 2007 et Meteor Music Awards 2007).

Il figure depuis parmi plusieurs classements tels que celui des 500 plus grands albums de tous les temps, établi par le Rolling Stone et où il occupe la . Ce même magazine le place aussi en des . Le NME en fait, pour sa part, le album britannique et le album de tous les temps. Il apparaît également dans Rock'n'Roll : la discothèque idéale 2 : 101 disques à écouter avant la fin du monde de Philippe Manœuvre.

Caractéristiques techniques

Thèmes et compositions

vignette|En plus de s'en inspirer musicalement, Arctic Monkeys prend la place des Libertines au sommet de la hiérarchie des groupes britanniques du moment.

Les paroles de sont principalement axées sur la vie des jeunes hommes du Nord de l'Angleterre confrontés à l'alcool, alors qu'ils sont encore mineurs, et aux rencontres qu'ils font dans les boîtes de nuit. Ces récits sont parfois complétés par de tristes contes imaginés autour de la prostitution et de l'industrie de la musique. Ces histoires traitant du quotidien rappellent celles proposée par les Specials, les Smiths, Pulp ou les Streets à leur époque. Les chansons peuvent d'ailleurs s'adresser à toutes les personnes de moins de trente ans puisqu'elles concernent autant le timide romantique désespéré de trouver l'âme sœur, que le gars qui ramène une fille chez lui tous les soirs sans avoir pris le temps de faire sa connaissance. Il semble même difficile de ne pas s'y reconnaître tant elles pourraient être arrivées à n'importe qui : rentrer chez soi après une grosse soirée ou encore se voir refuser l'entrée d'un club par les videurs.

Musicalement, le son de ce premier album d'Arctic Monkeys est décrit par certains critiques musicaux comme celui de la musique des cinq dernières années, soit un mélange des riffs des Strokes et du punk néoclassique des Libertines, auquel on aurait ajouté le côté dansant de Franz Ferdinand. Le son de la première période d'Oasis est également évoqué. Pour d'autres, il est considéré comme un disque présentant les qualités des grands classiques rock britanniques : la britannicité des Kinks, la mélodie des Beatles, la raillerie des Sex Pistols, la sagesse des Smiths, le groove des Stone Roses, les hymnes d'Oasis et le fracas des Libertines. Plus généralement, la musique de est brute et énergique, rythmée par des riffs brefs et hargneux, alors que les textes sont prolixes.

Pochette

Le titre de l'album provient du livre Samedi soir, dimanche matin d'Alan Sillitoe. Turner explique que les deux œuvres partagent des points communs et que beaucoup de monde parle d'eux sans qu'ils puissent tout contrôler. Ceci l'amène à penser que le choix de ce titre convient bien au disque . L'artwork est un portrait de Chris McClure, frère du leader de Reverend and the Makers et ami du groupe, prise au bar Korova de Liverpool un matin et sur lequel il fume. Le National Health Service a fermement condamné la pochette, estimant que celle-ci laisser entendre . Le manager d'Arctic Monkeys a ensuite expliqué que c'était justement tout le contraire : .

Fiche technique

Liste des chansons

Interprètes

Alex Turner : chant, guitare, orgue électronique sur , tambourin sur Jamie Cook : guitare, chœurs Andy Nicholson : basse, chœurs Matt Helders : batterie, chœurs

Équipe de production

Jim Abbiss : production, mixage sur Alan Smyth : production sur '' Simon Barnicott : mixage Owen Skinner : assistant mixage Andreas Bayr, Ewan Davies, Henry : ingénieurs du son Juno Liverpool : design et illustrations Andy Brown, Alexandra Wolkowicz : photographie

Notes et références

Ouvrage

Articles de presse

Autres sources

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