L'autorail Corpet-Louvet est un type d'automotrice thermique à transmission électrique construite en France par Corpet-Louvet pour l'Administration des chemins de fer de l'État.
Deux exemplaires sont mis en service en 1937.
Histoire Au début des années 1930, l'augmentation de puissance des moteurs Diesel ferroviaires incite à remettre en cause le principe considéré jusque là comme incontournable qui veut que l'autorail soit fait pour être utilisé seul, pas pour remorquer. Corpet-Louvet construit ainsi, sous licence Frichs, puis livre à l'Administration des chemins de fer de l'État deux automotrices thermiques à transmission électrique, de forte puissance pour l'époque. Les deux engins sont numérotés et 25002. Le premier exemplaire est mis en service en .
En 1950, une seule unité, immatriculée , reste en service ; elle ne figure plus à l'inventaire en 1959.
Caractéristiques La caisse est compartimentée de manière symétrique. Une unique salle voyageurs, accessible par une plateforme à chacune de ses extrémités, est encadrée par deux locaux techniques de même longueur, eux-mêmes limités par les deux cabines de conduite. L'un des locaux techniques, dénommé salle des machines, abrite les moteurs Diesel et les génératrices ainsi que les toilettes tandis que l'autre est un fourgon à bagages dont une partie est occupée par la chaudière de chauffage, à double circuit de vapeur, qui fonctionne au gazole. vignette|gauche|Bogie supportant les moteurs. Le bogie situé au-dessous de la salle des machines supporte les deux groupes moteur-génératrice, fixés presque parallèlement sur son châssis ; les essieux sont porteurs. Ce sont les essieux du bogie opposé qui sont motorisés, à raison d'un moteur par essieu (configuration d'essieux 2'Bo').
La puissance continue de l'automotrice s'établit à alors que celle des moteurs Diesel s'établit à . Si la transmission électrique, comme celle conçue par André Hillairet et mise en œuvre sur ces engins, a un rendement inférieur à un dispositif mécanique, elle est plus simple pour le conducteur et plus souple.
Le freinage à air comprimé est assuré par deux sabots sur chacune des huit roues.
Longue de hors tampons, large de , haute de et d'une masse à vide de , l'automotrice a une capacité de assises en classe unique, sur douze banquettes à cinq places de front (2 + 3). Chaque plateforme peut accueillir cinq passagers debout et le local à bagages vingt autres, mais il peut aussi prendre en charge de bagages.
Les engins, grâce à un attelage standard (vis et tampons) sont en mesure de tracter deux voitures à bogies du parc (masse de chacune) dont le chauffage est assuré par l'autorail. Dans ces conditions de charge, les convois peuvent soutenir la vitesse de en palier ou de en rampe de . La vitesse de l'automotrice seule est limitée à . Le style de l'automotrice est choisi pour s'harmoniser avec celui des voitures qu'elle remorque éventuellement.
Services assurés Elles assurent les liaisons omnibus au départ de cette ville vers Saint-Malo, La Brohinière et Quimper et sont affectées au dépôt de Rennes comme les autres engins effectuant les mêmes services. La mention de l'unique automotrice figurant à l'inventaire 1950 indique qu'elle dépend toujours, à cette date, de la région Ouest de la SNCF.
Notes et références
Bibliographie . . . .
Voir aussi
Articles connexes Corpet-Louvet Berliet RBMC Berliet RFM Berliet RBAD Automotrice Berliet PLM
Lien externe .
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