La ville de la villégiature d'hiver de riviera à Nice témoigne de l'évolution entre les de la station climatique hivernale de villégiature d'hiver de riviera. Le site est inscrit le sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
L'inscription est fondée sur le critère (ii) : Nice, la ville de la villégiature d’hiver de riviera représente un exemple important de la fusion des influences culturelles britanniques, italiennes, françaises, russes et autres, ayant débouché sur différents styles architecturaux, diverses conceptions et décorations de bâtiments qui expriment son caractère cosmopolite de villégiature d’hiver, en particulier au , sous l’impulsion du Consiglio d'Ornato.
La Mission Nice Patrimoine Mondial gère le Centre Nice Patrimoine Mondial présentant le Bien inscrit par l'UNESCO. Ce centre est situé au 75, quai des États-Unis à Nice.
Périmètre thumb|left|Carte du périmètre de la ville de villégiature d'hiver de riviera à Nice inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, entouré d'une zone tampon. Le périmètre de la ville de villégiature d'hiver de riviera à Nice inscrit au patrimoine mondial, d'une superficie de entourée d'une zone tampon de , comprend la promenade des Anglais, le quai des États-Unis, la terrasse des Ponchettes, dépasse Rauba-Capeù au pied de la colline du Château, traverse le port Lympia, inclut le mont Boron, les collines de Cimiez et des Baumettes qui constituent l'amphithéâtre tourné vers la mer, caractéristique des villes de riviera, et prend en compte le vaste espace urbain au tracé délimité au nord par la voie de chemin de fer et au sud par la promenade des Anglais avec quelques extensions dont la cathédrale Saint-Nicolas.
Historique Située sur la Riviera méditerranéenne près de la frontière italienne, la ville de villégiature d'hiver de rivieraLe terme « riviera » définit une région de côte caractérisée par le contact brutal de la mer et de la montagne. L'italien riviera (cours d'eau, rivière ou rive) est emprunté au français qui a, à une époque récente, repris le mot italien comme terme géographique pour désigner la côte de Gênes entre La Spezia et Nice () et bien d'autres côtes d'Europe bénéficiant d'un climat abrité et d'un paysage associant la mer et la montagne comme la Riviera italienne sur la côte ligure, la Riviera pontique en Crimée, la Riviera autrichienne sur l'Adriatique ou les Rivieras alpines au bord de certains lacs de Suisse et d'Italie du nord (). à Nice témoigne de l'évolution de la station climatique, influencée par la douceur du climat et sa situation au bord de la mer et au pied des Alpes.
Simple bourgade du royaume de Piémont-Sardaigne, Nice attire à partir du milieu du de plus en plus de familles de l'aristocratie et de la haute société, principalement britanniques, rentiers et riches oisifs captivés par les récits de voyage de Tobias Smollett, qui prennent l'habitude d'y passer l'hiver. En 1832, le consiglio d'ornato met en œuvre un plan régulateur visant à rendre la ville attrayante pour les étrangers. Parcs et jardins sont aménagés, complantés d'espèces exotiques comme les palmiers ou les orangers. Le Camin dei Inglesi, modeste chemin de deux mètres de large longeant le bord de mer, est transformé en promenade et nommé promenade des Anglais après que la ville fut cédée à la France.
Au cours du , un nombre croissant d'hivernants venus notamment de Russie, de Prusse, d'Autriche-Hongrie, affluent dans la ville, menant ainsi aux phases successives d'aménagement de nouveaux quartiers à côté de la vieille ville médiévale. Les influences culturelles diverses des hivernants et le désir de tirer le meilleur parti des conditions climatiques et des paysages de l'endroit ont façonné l'urbanisme et les styles architecturaux éclectiques de ces quartiers, contribuant à la renommée de la ville en tant que station climatique d'hiver cosmopolite.
Préhistoire et Antiquité
Dans le périmètre de la ville de villégiature d'hiver de riviera à Nice, la grotte du Lazaret, aux pieds du mont Boron, où ont été découvertes les traces d'une industrie lithique acheuléenne remontant au paléolithique inférieur, et, sur ses pentes, le campement de Terra Amata, datant de avant le présent et témoignant de la domestication du feu, sont deux des plus anciens sites connus occupés par les Hommes en Europe occidentale.
Sur les hauteurs de Cimiez subsistent les vestiges de murs cyclopéens bordant l'oppidum édifié au par la tribu ligure des VédiantiensIl existe une rue des Védiantiens entre le boulevard Gorbella et l'avenue Saint-Barthélémy dans le quartier Saint-Maurice : , peuple d'agriculteurs de pasteurs, qui ont tracé les premières drailles à Brancolar et Gairaut, et pratiqué des échanges avec les gens de la mer qui apportaient les grains et les poteries au niveau des anses des Ponchettes, de Limpia et sur le Palo. Les Étrusques commercent dès le avec les Védiantiens et transportent par flottage jusqu'en Étrurie le bois coupé dans la région niçoise pour la construction des navires.
thumb|Les Ponchettes à Nice (vers 1855), photographie d'Édouard Baldus, National Gallery of Art (Washington).
Après la fondation de Massalia en 600 av. J.-C., marchands et colons phocéens commercent sur le littoral provençal, fondent Olbia et Antipolis et s'installent au sur l'acropole qu’ils nomment Nikaïa, toponyme provenant du radical « nis » désignant les sources et les fontaines présentes au pied de la colline et auxquelles les navires viennent s’approvisionner en eau douce. Sans institution propre puisque dépendant de Massalia, Nikaïa est un simple lieu d’échanges avec l’arrière-pays par la vallée du Paillon. La situation du port n’est pas très avantageuse. La marine des Ponchettes est, plus qu’une anse véritable, une plage où des récifs affleurent, d'où son nom de pouncheta, « petites pointes ».
La nécessité pour les Romains de rejoindre la péninsule Ibérique à partir du conduit à la création le long du littoral méditerranéen d’un itinéraire reprenant le tracé de la voie héracléenne. La via Julia Augusta, tronçon de la via Aurelia en provenance de Ligurie, est encore repérable dans le territoire niçois. Après le franchissement du mont Agel, le havre niçois constitue une halte avant la Gaule narbonnaise. Cemenelum, sur l'éperon de Cimiez, devient une ville de garnison puis la capitale des Alpes Maritimæ et, du jusqu'au , une cité importante pour les échanges dans le monde romain.
L'exploitation de lager publicus autour de Cemenelum répond au besoin de la consommation romaine. Le tracé des voies de communication répond à la nécessité de transporter les marchandises des et vers les ports. La plage des Ponchettes au pied de la colline est équipée de pontons flottants mais Antibes, Mandelieu et l'île Sainte-Marguerite sont les principaux ports pour le chargement des bateaux à destination d'Ostie. Dans la campagne niçoise qui s'étend entre le Paillon et le Var, les chemins tracés se retrouvent dans les voies de circulation d'aujourd'hui (Saint-Lambert, Fontaine de la ville, Ray, Californie, Dabray, Gairaut...). Ils conduisent aux villæ rusticæ qui reprennent parfois les sites d'habitats ligures.
La province romaine des Alpes Maritimæ, voisine de la Narbonaise seconde, est moins romanisée et moins développée. Le ligure demeure la langue d'usage dans l'arrière-pays niçois. Des noms latins désignent les divinités coutumières comme les matres vediantiæ, déesses des sources bienfaisantes. L'occupation romaine apporte peu de changements sur le plan économique. La cité compte à son apogée au jusqu'à . Elle est équipée d'un forum, d'une curie, d'un capitole, de thermes et d'un amphithéâtre. Limité au plateau de Cimiez, l'espace urbain est relativement exigu. Une grande partie de la population réside dans lager. Ne subsistent de cette période que les Arènes et les Thermes romains de Cimiez. Au déclin de l'empire au , le site de Cemenelum est délaissé par la population qui se regroupe sur la colline de Nikaïa mieux protégée contre les menaces venues à la fois de la terre et de la mer.
Moyen Âge La longue période qui s'étend du est marquée par un effacement de Nice dans l'histoire. Au cours de cette période il s'agit surtout de se protéger contre les agressions des voisins et contre les menaces venues de la mer. À partir du les raids de pillage liés à la piraterie généralisée en Méditerranée incitent la population à se réfugier sur les hauteurs. Le territoire retrouve la situation qui était la sienne un millénaire plus tôt. La seule force organisatrice active est alors l'Église. La fin de la période romaine avait été marquée par l'évangélisation des populations locales, dont témoignent les récits des martyres de et de saint Pons et celui de l'arrivée miraculeuse de sainte Réparate. En 314, Nice est érigée en évêché. Les seules constructions significatives, hormis les habitations et un lieu de culte dans l'enceinte de Nikaïa, sont l'abbaye Saint-Pons dans la vallée du Paillon en 778, et, plus tardivement, la chapelle Sainte-Réparate et la chapelle Saint-Tropez. Aucune expansion urbaine significative ne se produit entre la fin de l'Empire romain et le .
En 1143, la ville est érigée en commune et commence à déborder des limites de la butte de Nikaïa. C'est le début d'une lente et modeste extension urbaine, d'abord au nord de la colline de Nikaïa puis vers l'ouest sur le piémont alluvionnaire dans un espace délimité par le cours du Paillon et la mer. Le nouvel espace est relié à la colline par des pentes permettant son accès sous la protection des fortifications. Il comporte une grève dans l'anse des Ponchettes qui jusqu'au fait office de port. Les nouveaux quartiers bénéficient d'une enceinte fortifiée qui va être renforcée tout au long du . Cette croissance urbaine est liée à un accroissement de la population qui de en 1176 — elle était de à l'apogée de l'occupation romaine — passe à en 1264. Cet essor démographique est de courte durée : en 1347, la peste noire est responsable de . La bourgade survit de la pêche et d'une agriculture de subsistance, pratiquée dans la plaine à l'ouest du Paillon selon les mêmes techniques qu'à l'époque romaine, ainsi que de l'élevage des ovins sur les collines. La constitution d'un petit faubourg s'esquisse sur la rive droite, au débouché du premier pont construit sur le Paillon, dénommé plus tard le Pont-Vieux. À l'est de la colline, la pente abrupte qui débouche sur la zone marécageuse de Lympia freine l'extension urbaine. La ville se développe donc sur un espace contraint entre le Paillon et la mer et va s'y fixer jusqu'à la fin du .
La dédition de Nice à la Savoie, le , qui évite au pays niçois les répercussions des conflits qui opposent les maisons d'Anjou et de Naples pour la domination de la Provence, est le point de départ du destin de la ville actuelle. En 1419, la maison de Savoie s'empare du val d'Aoste, des vallées alpines et d'une partie de la plaine du Pô avec Turin. Le Piémont prend une importance décisive dans l'évolution du comté de Nice qui profite de son intégration pour se transformer. La fertile plaine padane nécessite un débouché maritime et Nice, seul port de cet État montagnard, devient ainsi le port du Piémont.
Époque moderne