Pierre-Paul Poulalion, né le à Montbazin et mort le dans le Acte de décès (avec âge et lieu de naissance) à Paris , n° 2089, vue 11/31., est un écrivain et poète français.
Figure du quartier latin et de la Rive gauche mais assez peu connu hors des milieux littéraires parisiens, il était doté d'une grande estime de soi et fut caricaturé en son temps par le dessinateur, chansonnier français André Gill.
Carrière Pierre-Paul Poulalion, souvent qualifié sous ses simples initiales « PPP », est né dans la commune de Montbazin, village situé non loin de Sète (et non vers Béziers — — comme il aimait le faire croireSite montbazin.com, page sur Pierre-Paul Poulalion, consulté le 2 août 2021.), le . Élève du petit séminaire, il est ensuite nommé instituteur communal à Murviel-lès-Montpellier, puis en 1836 à Montbazin, sa commune natale. Il se marie avec Joséphine-Françoise Dispos qu'il perdra peu de temps après avec un des deux enfants qu'ils eurent ensemble. Il exerce sa profession d'enseignant jusqu’en 1857 tout en s’occupant de l’éducation de son fils survivant. vignette|redresse|gauche|Montbazin, cité natale de PPP Laissant ensuite son fils, nommé buraliste-receveur à Frontignan, PPP prend la décision de « monter » à Paris (probablement en 1859Bulletin de la Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Paris et de l'Ile-de-France -N° 5-8 1971, page 109) et réussit, tant bien que mal, à avoir son heure de gloire sur le secteur de la rive gauche de la capitale où il exerçait son talent de poète, probablement entre 1862 et 1871.
Avant la fin de sa vie, il s'installe dans un appartement d'un immeuble du quartier latin, tout près de la Seine, au n° 9 de la rue Guénégaud où il continue la rédaction, l’édition et la diffusion de sa revue « littéraire, scientifique et lyrique » Le Poète boiteux. Convaincu de ses capacités littéraire, il affirmait avec fierté avoir de nombreux admirateurs dont les écrivains Alexandre Dumas et Jules Vallès.
Le dessinateur André Gill le caricatura sous le titre du « poète boiteux » et fit paraître son portrait dans le sixième numéro de sa revue La Parodie du , le rendant ainsi célèbre dans le Paris du Second Empire. Il fut également cité par l'écrivain Jules Vallès qui le qualifiait dans son édition du journal La Rue du de Site Google Livre "André Gill, l'impertinent de Jean Valmy-Baysse éditions 1991".. L'écrivain engagé le décrit ainsiSite archivesautonomies.org Exemplaire du journal "La Rue", page 4 du 28 Septembre 1867.: Je le vis surgir tel à peu près que le croquis le représentait, tressautant et sautillant sur des pattes inégales, l'œil hagard, la bouche grande ouverte, au claquement cadencé de son soulier piédestal.
Poulalion a rédigé et vendu en tout de son bulletin, sans aucun changement de présentation durant cette période. Excentrique, voire mystique et illuminé, l'homme disparut lors des événements de la Commune de Paris pour laquelle, il n'était pourtant pas reconnu, ni comme participant, ni même engagéSite memoiredemontbazin.fr, page sur Pierre Paul Poulalion, consulté le août 2021..
Selon le Guide de Paris mystérieux, édité chez Tchou, Poulalion aurait exercé Guide de Paris mystérieux, éditions Tchou 1985, pages 369 et 370..
Le Poète boiteux
Le Poète boiteux, littéraire, scientifique, dramatique et lyrique. est une revue entièrement rédigée, gérée, éditée par Pierre-Paul Poulalion, qu'il distribuait lui-même aux habitants du quartier Latin, errant de cafés en restaurants et de tavernes en terrasses et qu'il transportait dans son éternel cartableGoogle Livre "Dictionnaire amoureux de Paris" de Nicolas d'Estienne D'Orves..
Cette revue à parution mensuelle, dont le siège est fixé rue du Cherche-MidiGoogle Livre "Le poete boiteux deuxieme partie", 1862., puis rue Guéguenaud, toujours à Paris (au domicile de l'auteur, près de l'hôtel de la Monnaie et du quai de Conti), fut tout d'abord fixé au prix de cinq centimes, pour ensuite remonter à dix centimes, avec la possibilité d'un abonnement annuel pour un franc.
Ce journal, composé de quelques pages, contient de nombreuses rubriques : poèmes en vers, poèmes en proses, rébus, énigmes, critiques grammaticales (notamment sur le participe passé qu'il détestait) et diverses éloges ou critiques selon l'air du tempsLivre "Excentriques disparus" par Simon Brugal, éditions Bassac Plein Champ..
La revue a été éditée sur entre les années 1862 et 1871. Trente exemplaires de ce périodique ont été conservés par la BnF et sont consultables sur le site dédiéSite midilibre.fr, article "Une inscription inattendue à l’entrée du cimetière de Montbazin", consulté le 2 août 2021..
Références
Annexes Bibliographie Le Poète boiteux, Pierre-Paul Poulalion, édition originale, réédition Hachette 2020, 68 pages Simon Brugal Excentriques disparus, 252 pages, 1890 Éric Dussert Les Revues d'un seul ou l'apothéose des fortes têtes, Ent'revues n°56, page 46 à 105, 2016
Articles connexes Liste de poètes de langue française rue Guénégaud (Paris)
Liens externes
Ensembles des numéros du Poète boiteux des années 1868 - 1969 - 1870 sur Gallica
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