Georges Alphonse Emmanuel ChampavertConnu aussi sous le nom de Géo Champavert., né le à Commentry (Allier)Acte de naissance (vue 72/248) avec mention marginale du mariage. Archives départementales de l'Allier en ligne, état-civil de Commentry, registre des naissances 1870-1872. et mort le à Trucy-l'Orgueilleux (Nièvre)Archives départementales de la Nièvre Table des Successions de Clamecy 1931-1942, vue 32 / 194, , est un acteur et auteur de théâtre, un scénariste et réalisateur de cinéma français.
Biographie On ne sait pratiquement rien de la formation et des débuts de Georges Champavert sur scène, sinon qu'il semble avoir fait ses premières armes comme chansonnierCourrier des théâtres. Le Pays, 11 novembre 1902, p. 4, à .. Son nom n'apparaît en effet dans la presse qu'en et surtout en à l'occasion de la première de la revue La Tour, Messieurs ! dont il est l'auteur et également l'un des interprètes.
En , il devient le premier directeur de la Comédie-Royale nouvellement construite au 25, rue CaumartinAvant-premières. La Comédie-Royale. Le Figaro, 22 avril 1907, , à .. Mais il ne restera à sa tête que jusqu'en décembre de la même annéeThéâtres. Aux jeunes ! La Critique indépendante, 26 décembre 1907, sans doute remercié par le propriétaire des lieux, Francis RobinThéâtres. Robin (Francis), directeur-fondateur de la Robinière. Annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical, année 1906, pp. 580-581, à ., fondateur du théâtre de la Robinière où il avait fait ses débuts sept ans plus tôt. Désormais son nom disparaît des programmes des théâtres parisiens.
Champavert se marie en septembre de l'année suivanteActe de mariage n° 2127 (vue 10/13). Archives en ligne de la Ville de Patis, état-civil du 11e arrondissement, registre des mariages de 1902. À l'époque, Champavert habitait à Enghien avec sa mère. et dépose son bilan en tant que négociant trois mois plus tardSeine-et-Oise. Déclarations de faillites. Archives commerciales de la France, 14 novembre 1908, p. 1466, à .. Ensuite on n'entends plus parler de lui jusqu'à la déclaration de guerre de 1914-1918 sans que l'on sache ce qu'il est devenu pendant toute cette période
Mobilisé en , Georges Champavert est réformé un an et demi plus tard en pour raisons de santé. De retour à la vie civile, il entre aux Cinématographes Phocéa où il réalise son premier film dès 1917. S'ensuivent plus d'une quinzaine de films jusqu'en , date de sortie de son dernier film Cigale moderne tourné à Nice quelques mois plus tôt. Deux ans plus tard, en , on le retrouve à Paris donnant une causerie autour de son avant-dernier film Ginette et le petit bouchonCourrier du cinéma. Le Petit Journal, 4 avril 1930, , à .. On perd ensuite sa trace dans la presse.
Mort à la fin de l'année suivante à l'âge de 61 ans, il était marié depuis avec Blanche PaquetteActe de naissance n° 377 (vue 5/31) avec mention marginale du mariage. Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 12e arrondissement, registre des naissances de 1877., fille d'un charron originaire de Trucy-l'OrgueilleuxActe de mariage n° 288 (vue 17/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 12e arrondissement, registre des mariages de 1876..
Postérité Un de ses films de 1921, Le Porion (The Foreman, titre anglais) a été projeté pendant le International Silent Film Festival (ISFF) à Manille le , cent ans après sa sortie sur les écrans parisiens.
Carrière au théâtre comme auteur
1898 : La Fiancée de Zenello, idylle dramatique en 1 acte, musique de E. Radcliffe Middleton, au théâtre Pompadour ()Théâtres. Petites nouvelles. L'Intransigeant, 27 septembre 1898, , à . 1901 : La Tour, Messieurs !, revue en 1 acte, musique de Pierre LetoreyPierre Letorey (1867-1947), compositeur et chef d'orchestre, était le mari de la chanteuse lyrique Rachel de Ruy (Rachel Emmanuel à l'état-civil)., au petit théâtre de la Robinière de la Tour Eiffel ()Théâtres et concerts. Le Journal, 5 août 1901, , à . 1902 : Les Deux jarretières, comédie-vaudeville en 1 acte, au théâtre de la Robinière ()Théâtres et concerts. L'Auto, 7 avril 1902, , à ., puis en tournéeChronique régionale. Folies-Bergère. Le Travailleur normand, 12 juillet 1903, , à .. représentation le Derrière la toile. Petit courrier. Le , 21 octobre 1904, , à .. 1902 : Mon oncle, comédie lyrique, au théâtre de la Robinière () 1902 : Sandrina, ou Tout vient à point, comédie en 1 acte, au théâtre de la Robinière () puis en tournéeChronique régionale. Folies-Bergère. Le Travailleur normand, 12 juillet 1903, , à .. 1902 : À toutes les sauces, saynète-revue en 1 acte, avec René Mérac, à l'Eldorado () puis à Ba-Ta-Clan (octobre)Propos de coulisses. Gil Blas, 5 octobre 1902, , à . 1902 : En cage, pièce en 1 acte et en vers, musique de scène de M. Borghèse, au théâtre de la Robinière () puis en tournée. Reprise en au théâtre de l'Olympia à Bruxelles puis le au théâtre de verdure du Pré-CatelanChronique dramatique. Théâtre du Pré-Catelan. Le , 8 juillet 1911, , à . 1903 : Au coin tranquille, comédie musicale en 1 acte, au théâtre de la Robinière () 1903 : Viens, Maboul, revue d'hiver aux théâtres de la Robinière de Paris et de Bruxelles (décembre) 1904 : Paris-Bruxelles, opérette-revue en 1 acte, avec Antoine Chavanon, à la Scala de Bruxelles () 1904 : Mimi Moineau, revue-opérette en 1 acte et 2 tableaux, musique de Pierre Garnot, au théâtre de l'Alcazar ()Soirée parisienne. Théâtre de l'Alcazar. La Petite presse, 27 septembre 1904, , à . 1904 : Rosita, opérette en 1 acte et 2 tableaux, avec Étienne Guérin, musique de Pierre Garnot, à l'Alcazar Saint-Georges () et au théâtre de la Robinière ()Courrier des théâtres. Le Progrès artistique, 29 décembre 1904, p. 96, à . 1909 : La Volière, drame en 1 acte et en vers sur un épisode de la guerre de Vendée, au théâtre Malakoff à Paris ()Courrier des théâtres. Au jour le jour. Le Figaro, 16 juin 1909, , à . et au théâtre de verdure de Biarritz (octobre). Il s'agit de la reprise - sous un autre titre - de sa pièce En cage représentée pour la première fois au théâtre de la Robinière en .
comme acteur
1901 : La Tour, Messieurs !, revue en 1 acte de et avec Champavert, au petit théâtre de la Robinière à la Tour Eiffel () 1902 : En cage, pièce en 1 acte et en vers de et avec Champavert, au théâtre de la Robinière () : le comte d'Estiel 1903 : Docteurs !, pièce de Léo Trézenik, au théâtre de la Robinière () : le docteur TurlotChronique théâtrale. Le Journal du dimanche, 6 avril 1903, p. 4, à . 1903 : Rallié, comédie de Maurice de Marsan, au théâtre de la Robinière ()Courrier des théâtres. La Justice, 7 avril 1903, , à . et en tournéeLe Tout-Lyon en villégiature. Charbonnières. Le Tout-Lyon, 6 juillet 1903, p. 3, à .. 1903 : Sainte-Nitouche, comédie en 1 acte d'Auguste Lescalier, au théâtre de la Robinière () : GeorgesCourrier des théâtres. Le Pays, 4 mai 1903, p. 3, à .
Filmographie Comme réalisateur
1917 : Un vol, comédie dramatique en 3 parties () 1918 : L'Unique aventure de Maître Petit-Pethon, comédie vaudeville en 2 parties (), avec Blanche ToutainLes films de la semaine. Présentation Gaumont, lundi 21 octobre à Majestic. Hebdo-Film, 26 octobre 1918, p. 26, à . 1918 : Le Ballon rouge, comédie sentimentale en 3 parties (710 m) avec Geneviève FélixLes artistes de l'écran. Geneviève Félix. Les Spectacles, 12 juin 1925, p. 11, à . 1919 : La Phalène bleue, drame en 4 parties ()La salle obscure. Les Potins de Paris, 20 février 1919, p. 12, à ., avec Geneviève Félix. 1919 : L'Œil de Saint-Yves, drame de la mer en 1 épilogue et 4 parties tourné en Bretagne (durée 45 min)Théâtres. Omnia-Pathé. Le Temps, 28 mars 1919, p. 5, à Cinéma. L'Œil de Saint-Yves. Paris-Midi, 3 avril 1919, , à Gallica., avec Geneviève Félix. 1919 : Les Deux jarretières, scène comique en 3 parties (), d'après sa pièce (1902) 1919 : Le Passé renaît, comédie sentimentale en 3 partiesLa Ville et les Arts. Cinéma. Le Passé renaît (Pathé). Critique de Louis Delluc. Paris-Midi, 9 juin 1919, , à . avec Geneviève Félix 1919 : Mea culpa, drame en 2 parties ()L'art au cinéma. Les grands films. La Presse, 21 octobre 1919, , à .Chronique de l'Œil de Chat. Spectator, 2 janvier 1920, , à .Parmi les meilleurs : "Mea culpa". Ciné-Journal, 25 octobre 1919, p. 25, à . 1920 : L'Été de la Saint-Martin, drame (), d'après la pièce de Meilhac et Halévy (1873)Échos ciné. Spectator, 7 février 1920, p. 3, à .. Réédité en Production hebdomadaire. Cinématographes Phocéa. L'Été de la Saint-Martin. La Cinématographie française, 6 octobre 1923, à .. 1920 : Le Remous, drame de la mer en 4 parties ()La Ville et les Arts. Cinéma. Paris-Midi, 22 avril 1920, p. 2, à . tourné à Perros-GuirecThéâtre, concerts & cinéma. Autour de Brest. Lambézellec. La Dépêche de Brest, 14 juin 1921, p. 2, à .. Réédité en Cinémas. Présentations du 11 au 16 juin. Comœdia, 9 juin 1923, p. 4, à .. 1921 : La Hurle, drame de la vie foraine en 5 partiesUn drame de la vie foraine. "La Hurle" de Georges Champavert. Comoedia, 11 mars 1921, , à .Les cinémas. Ce que nos yeux ont lu. Les fauves au cinéma. Comoedia, 6 octobre 1920, , à . 1921 : Le Porion, drame de la mine en 5 parties (, durée 58 min) tourné à AlèsLes beaux films et les vedettes de l'écran. Ève, 16 octobre 1921, p. 10, à ., d'après la pièce de Marcel Gerbidon (1909)Les cinémas. Les prochains films. "Le Porion". Comoedia, 26 septembre 1921, , à .. Réédité en Cinématographes. Présentations de la semaine. Comoedia, 28 mai 1926, p. 3, à .. 1923 : L'Évasion, drame en 5 parties (), d'après la pièce d'Auguste de Villiers de L'Isle-Adam (1887)Annonce du film dans Ciné-Journal, 1923, , à .Le vendredi cinématographique. Phocéa. "L'Évasion". Comoedia, 19 janvier 1923, , à . 1925 : Kensanie, d'après un scénario de ColetteLa vie du cinéma. Ce qu'on a fait, ce qu'on va faire. En France. L'Intransigeant, 5 septembre 1925, , à .Le cinéma. Ce qui se passe en France. Paris-Soir, 19 septembre 1925, , à .Cinémas. La Liberté, 13 novembre 1925, , à . Le journal avait publié l'information le 8 septembre précédent.. Date de sortie à l'écran inconnue. 1926 : La Neuvaine de Colette, comédie d'après le roman de Jeanne Schultz (1888)Les cinémas. À l'écran et dans les studios. La Neuvaine de Colette. Le Gaulois, 21 mai 1926, , à .. Réédité en Faites du cinéma. Rééditions. Les Jeunes, 16 février 1930, p. 112, à .. 1926 : Florine, d'après le roman historique Florine, la fleur du Valois d'Eugène BarbierCinémas. Terpsica, 23 juin 1926, , à . tourné à NiceL'activité cinégraphique en France. Cinéa, 15 août 1926, , à .Quelques instants avec M. Champavert. Revue des sports mécaniques, 23 octobre 1926, , à . 1928 : Ginette et le petit bouchon, comédie gaie (1 200 m)Programme des cinémas. Le Matin, 13 avril 1928, , à .Lille. Théâtres et concerts. Au Casino. Le Grand écho du Nord de la France, 18 novembre 1928, p. 5, à .. Réédité en . 1928 : Cigale moderneLa page du cinéma. L'activité en France. Le Matin, 15 juin 1928, , à . tourné à NiceCinéma. Au bout du film. Le Petit provençal, 6 juillet 1928, p. 5, à ..
Comme scénariste
1917 : Un vol 1919 : L'Œil de Saint-Yves 1919 : Les Deux jarretières 1919 : Le Passé renaît 1919 : Mea culpaLes beaux films. Suzanne Grandais dans "Mea Culpa". Le Petit Journal, 21 octobre 1919, p. 2, à . 1920 : Le Remous 1921 : La HurleLes cinémas. Informations. Les prochains films. Comoedia, 10 mars 1921, , à .Scénarios de cinéma. La Hurle : scénario de Georges Champavert. Bibliothèque nationale de France, département des Arts du spectacle, cote 4-My-1217. 1922 : L'ÉvasionAnnonce parue dans le Ciné-Journal, , de 1923, à .
Critiques de Louis Delluc