Zlata Izraelski dite Lola Izraelski, née le à Varsovie et morte le à Lyon, est une employée en confection, membre de la Résistance, assassinée par la Gestapo.
Le la Gestapo se présente chez elle pour un contrôle. Son frère Charles parvient à s'enfuir mais Lola Izraelski reçoit une balle en pleine poitrine et meurt sur le coup.
Zlata Izraelski est inhumée le au cimetière israélite de la Mouche et la Mort pour la France est ajoutée sur son acte de décès en 1948. Biographie Zlata Izraelski, née à Varsovie le , est la fille de Michel Izraelski , un tailleur, et de Fajga Bromberg. Elle a trois frères, Samuel, (1917-), Henri (1922-) et Charles (1927-). La famille émigre en France en 1920. Ils vivent dans le arrondissement de Paris, 47 rue Boinod, et sont naturalisés français.
Michel Izraelski tient un magasin de confection pour dames, 50 rue de Chabrol dans le arrondissement de Paris mais fait faillite en 1934. Vers 1937, les époux Izraelski partent pour Lyon avec leurs trois plus jeunes enfants, Lola, Henri et Charles. Ils y retrouvent deux frères de Michel Izraelski et leur famille : Juda Izraelski, sa femme Régine et leur fils Max et Charles Izraelski et son épouse Fanny. Ils s’installent 5 place Croix-Paquet qui leur sert de logement et d’atelier de couture.
Samuel Izraelski , le fils aîné reste à Paris ainsi qu'un troisième frère de Michel Izraelski, Zelik Izraelski.
En 1938, le conseiller municipal de Paris, Louis Darquier de Pellepoix, un antisémite revendiqué, accuse publiquement Michel Izraelski de faillite frauduleuse .
En , Lola Izraelski se trouve parmi les jeunes Juifs qui accueillent à Lyon Bernard Lecache, président de la Ligue internationale contre l’antisémitisme (LICA). Elle s'engage dans la Résistance.
Michel Izraelski est mobilisé et affecté au service auxiliaire. Zelik Israelski n'est pas appelé malgré son souhait de s'engager, Juda Izraelski s'engage volontairement, il est incorporé dans un régiment de marche de volontaires étrangers (RMVE). Samuel Izraelski, incorporé dans le régiment d’infanterie coloniale à Montauban, est blessé le et démobilisé le , puis s'installe à Lyon.
Zelik Izraelski quitte Paris le pour se réfugier à Lyon chez son frère Michel. Après différentes restrictions de séjour et de circulation imposées par la police, il est assigné à résidence, loin de Lyon, à Pont-de-Vaux et, finalement, il est interné fin 1942 ou début 1943 au Groupe de travailleurs étrangers (GTE) à Leyment. Les groupements de travailleurs étrangers sont créés par le gouvernement de Vichy afin d'exclure de l'emploi . Ils sont internés et soumis au travail obligatoireRobert Mencherini, « De la Galaxie des Milles aux rafles de juifs en Provence », in Robert Mencherini (directeur), Provence-Auschwitz : de l'internement des étrangers à la déportation des juifs (1939-1944), Aix-en-Provence : Publications de l'Université de Provence, 2007. , . Profitant d'une permission, Zelik Izraelski passe dans la clandestinité.
Le , Juda Israelski est arrêté à Lyon et incarcéré au Fort du Paillet, transféré au camp de Gurs, puis à Drancy et déporté le à Majdanek par le convoi n° 51.
Michel Izraelski qui a quitté Lyon pour se réfugier à Nice, est arrêté et déporté à Auschwitz le , par le convoi n° 60 au départ de Drancy. Il y meurt peu après son arrivée, le .
Le , Fanny Izraelski, la tante de Lola Izraelski est arrêtée lors d'une rafle à la clinique Mon Repos à Ecully, conduite à la prison de Montluc, transférée à Drancy puis déportée le à Auschwitz par le convoi n° 72.
Le plus jeune frère de Lola, Charles Izraelski qui se nomme désormais officiellement Charles Lavégie, membre d’un maquis depuis , est blessé en . Le , il est envoyé à Lyon en soutien d’un groupe décimé par des arrestations. Il a du mal à rencontrer son contact malgré plusieurs tentatives, en attendant, il loge au domicile familial où se trouve toujours Lola Izraelski.
Le , vers 12 h 15, la Gestapo se présente chez eux pour un contrôle. Charles tente de s'enfuir, dans la confusion qui s'ensuit, les hommes de la Gestapo tirent, Lola Izraelski reçoit une balle en pleine poitrine et meurt sur le coup. Charles Lavégie est blessé mais parvient à s'échapper.
Une autre femme se trouve dans le logement lors de la fusillade, elle est arrêtée par la police. D'après la date d'arrestation, il semble qu'il s'agisse de Régine Izraelski. Après un passage à la prison de Montluc, elle est déportée le à Auschwitz par le convoi n° 78. Elle est rapatriée le .
Zlata Izraelski est inhumée le au cimetière israélite de la Mouche (Lyon 7e). La mention Mort pour la France, sur décision en date du , est ajoutée sur son acte de décèsArchives municipales de Lyon, Registre des décès du 1er arrondissement, acte no.315.
Hommages posthumes Une plaque commémorative apposée sur le domicile de la famille Izraelski, 5 place Croix-Paquet, porte l’inscription .
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