L'opinion domina dans les cercles académiques, jusqu'au milieu du , que le rite russe ancien avait été corrompu par des erreurs des copistes incompétents et que les réformes du patriarche Nikon, pour cette raison, étaient absolument légitimes.

Plus tard divers savants – historiens ecclésiastiques, byzantinologues, liturgistes et notamment théologiens – entreprirent des recherches sur les causes du raskol.

Études scientifiques sur les réformes nikoniennes

Réformes sur la base de la règle néogrecque Au milieu du , la Russie fut en guerre avec l'État polono-lituanien et l'Empire ottoman ; le tsar Alexis (1629-1676) et le patriarche Nikon pensèrent qu'un grand empire orthodoxe avec Alexis comme nouvel empereur byzantin et Nikon comme patriarche de Constantinople aurait pu en peu de temps devenir réalité. Ils furent soutenus dans leurs ambitions par quelques patriarches du Moyen-Orient. Ceux-ci attirèrent l'attention de Nikon et du tsar sur les différences rituelles et textuelles entre l'Église russe et celle de Constantinople et insistèrent sur le fait que cette circonstance présentait un obstacle à l'uniformisation éventuelle de toutes les Églises orthodoxes. On décida de comparer les livres russes avec ceux de Grèce, et de corriger les premiers à l'aide des originaux grecs en cas de besoin. Différents historiens placent cette tendance à l'uniformisation dans le contexte des processus géopolitiques susmentionnés et indiquent le caractère politique de cette initiative (Kapterev, 1913, 1914 ; Zenkovski, 2006Русское старообрядчество, Тома I и II. С.А. Зеньковский, Институт ДИ-ДИК, Москва 2006 (« Les Vieux croyants de Russie », livres I et II, S.A. Zenkovsky, Institute DI-DIK, Moscou, 2006) ).

La correction indélicate des livres ecclésiastiques réalisée par Nikon fut, à cause de son caractère omniprésent, un défi à tout le patrimoine religieux des Russes et le moyen le plus sûr de provoquer une protestation générale : du côté de l'épiscopat, du clergé des paroisses et des monastères et des laïques, nobles comme roturiers. L'activité de la poignée de chefs du Raskol ne fut que la manifestation extrême du mécontentement généralKartachev A.V. « Essai sur l'histoire de l'Église russe ». 2 livre, Moscou, 1991 (Paris 1959).

Nouveaux textes et rites

Notes et références

Voir aussi Articles connexes

Rite russe ancien Orthodoxes vieux-croyants Raskol Avvakoum Petrov

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