Le , titre que l'on peut traduire par Notes étendues du Eihei-jiLes dialogues de Dōgen en Chine (édités et traduits par Frédéric Girard), Genève - Paris, Librairie Droz - EFEO, 2016, , + 217. Girard utilise aussi Logia [du maître de dhyâna Dôgen] du Eihei-ji., est un recueil des enseignements que le maître zen Sōtō Eihei Dōgen a transmis à ses moines dans le hattō, la « salle du Dharma » (enseignements) que l'on trouve dans les temples bouddhistes au Japon. Il s'agit d'une des œuvres majeures du bouddhisme zen.
Structure gauche|vignette|Portrait de Dôgen, portant au dos un poèmeReconnaître que c'est un vrai [portrait], / Comment cela peut-il être la réalité ? / En maintenant ce [portrait], comment pouvons-nous attendre la réalité ? / Si vous pouvez le voir comme ça, / Qu'est-ce que ce corps suspendu dans le vide ?/ Les clôtures et les murs ne sont pas l'esprit complet. / (Traduit de Dôgen's Extensive Record, p. 605.) qu'il a composé et qui figure dans lEihei Kôroku. L'ouvrage est une compilation des prêches formels, des discours et des poésies en chinois Dôgen, et il constitue une œuvre de premier plan de la littérature zen. Il est divisé en dix sections, les sections une à sept formant la plus grande partie du texte : elles regroupent les que Dôgen a tenus de 1236 à 1252. Le volume huit offre des enseignements donnés lors de qui avaient lieu dans les appartements de Dōgen pour des groupes sélectionnés de moines ; on y trouve aussi des « mots du Dharma » ou , à savoir des lettres contenant des instructions sur la pratique destinées à des étudiants spécifiques . Le volume neuf comprend une collection de quatre-vingt-dix kōans avec des commentaires en vers de Dōgen, tandis que dans le volume dix sont regroupés ses poèmes en chinoisDōgen's Extensive Record. A translation of Eihei Kōroku Edited and introduced by Taigen Dan Leighton; Translated by Taigen Dan Leighton and Shohaku Okumora, Boston, Wisdom Publication, 2010, p. 1-60.
Eihei Kōroku vs Shōbōgenzō vignette|Le hattō, salle du Dharma du temple de Eihei-ji. Contrairement à l'autre œuvre majeure de Dōgen, le Shōbōgenzō, écrit en moyen japonais vernaculaire tardif, le texte de l'Eihei Kōroku est rédigé en kanbun, le chinois classique écrit pour les Japonais. Si Dōgen est également mieux connu pour les essais qui constituent le Shōbōgenzō, la plupart de ceux-ci eux ont été achevés en 1244. Et c'est après cette date que celui-ci a composé 405 des 531 discours qui constituent lEihei Kōroku. Autrement dit, ces textes datés pour l'essentiel des dix dernières années de sa vie, constituent ainsi en quelque sorte le pendant du Shōbōgenzō.
Ces texte sont aussi appelés « montées en salle ». En effet, certains jours, les moines se retrouvaient dans la salle du Dharma (hattō). Ils restaient debout et se faisaient face. Dôgen montait alors en chaire et donnait un bref sermon. Cela montre qu'il a peut-être fini par préférer le format jōdō au style jishu (« discours à l'assemblée »), qui sont des sermons informels qui lui permettaient un travail original sur la langue japonaise, et qu'il a repris en tant que chapitres qui forment le Shōbōgenzō.
Selon Taigen Dan Leighton, moine zen, chercheur et un des deux traducteurs en anglais de l'Eihei Kōroku, ces discours de la salle du Dharma nous en disent plus sur Dōgen l'individu que le Shōbōgenzō car ils révèlent non seulement sa méthode d'entraînement, mais aussi son humour et même ses états émotionnels. Une analyse partagée par Éric Rommeluère, pour qui
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Notes
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