La armée française est une unité de l'armée de terre française qui a combattu durant les Première et Seconde Guerres mondiales.

C'est l'une des cinq armées créées et mises sur le pied de guerre par le Grand Quartier général lors du déclenchement du plan en réponse à l’attaque allemande d’.

Cette armée a été dissoute en 1993.

Création et différentes dénominations : la est créée en application du plan XVII. : la est dissoute après l'armistice du . : la est recréée à la mobilisation générale. : la est à nouveau dissoute après l'armistice du . : l'armée « B » est renommée . 1993 : la est définitivement dissoute.

Commandement Les chefs de la - : général Dubail - : général Roques - : général Mazel, par intérim - : général Gérard - : général Fayolle - : général Micheler - : général Gouraud - : général Anthoine - : général Debeney

- : général Georges Blanchard - : général Prioux

Chefs d'état-major - : général Demange - : général Debeney - : général Micheler - : colonel Serot Almeras Latour - : colonel Duval - : lieutenant-colonel Oudry 7 - : lieutenant-colonel Belhague - : colonel Peschart d'Ambly - : général Hucher

Première Guerre mondiale À la mobilisation, en , elle est composée de cinq corps d'armée : les , , , et , deux divisions de cavalerie et une division de réserve d'infanterie. Elle est commandée par le général Dubail, réputé comme un géographe éminent et comme un technicien pour qui la topographie des Vosges n'avait aucun secret.

Elle est massée entre Belfort et la ligne générale Mirecourt-Lunéville, son quartier général se trouvant à Épinal. Sa zone d'action est comprise entre la frontière Suisse, au Sud, et la ligne Bainville-aux-Miroirs, Bayon, Lunéville, Lagarde et Dieuze, au Nord.

En , elle constitue l'armée d'aile droite et doit attaquer dans la direction générale Baccarat-Sarrebourg-Sarreguemines, la droite du gros de ses forces suivant la crête du massif des Vosges et son extrême-droite dans la plaine d'Alsace pour appuyer au Rhin le dispositif général.

Composition à la mobilisation

d'armée Venant de Besançon, il est composé de deux divisions d'infanterie et d'éléments organiques de corps d'armée, sous le commandement direct du général commandant le corps d'armée.

d'infanterie d'infanterie Régiments d'Infanterie (rattachés au CA) : d'infanterie d'infanterie de ligne de chasseurs à pied de chasseurs alpins de chasseurs alpins de chasseurs alpins de chasseurs alpins Cavalerie (rattachée au CA) : de chasseurs (4 escadrons) Artillerie (rattachée au CA) : d'artillerie de campagne (4 groupes 75) Génie (rattaché au CA) : du génie (compagnies 7/3, 7/4, 7/16, 7/21) Autres (rattaché au CA) : du train des équipages militaires de secrétaires d'état-major et du recrutement d'infirmiers militaires de commis et ouvriers militaires d'administration

d'armée Venu de la région de Bourges, il était composé de Berrichons, de Bourguignons, de Nivernais. Il comptait dans ses effectifs le d'artillerie : c'était l'ancien régiment des fusiliers du roi, qui s'illustra à la défense de Huningue, et dont il est écrit :

d'infanterie d'infanterie Régiments d'Infanterie (rattachés au CA) : d'infanterie d'infanterie Cavalerie (rattachée au CA) : de chasseurs (4 escadrons) Artillerie (rattachée au CA) : d'artillerie de campagne (4 groupes 75) Génie (rattaché au CA) : du génie (compagnies 8/3, 8/4, 8/ 16, 8/21) Autres (rattaché au CA) : du train des équipages militaires de secrétaires d'état-major et du recrutement d'infirmiers militaires de commis et ouvriers militaires d'administration

d'armée Représentant la région de Clermont-Ferrand, il était composé en majorité d'Auvergnats.

d'infanterie d'infanterie Régiments d'Infanterie (rattachés au CA) : de chasseurs à pied de chasseurs à pied de chasseurs à pied de chasseurs à pied Cavalerie (rattachée au CA) : de chasseurs (4 escadrons) Artillerie (rattachée au CA) : d'artillerie de campagne (4 groupes 75) Génie (rattaché au CA) : du génie (compagnies 13/3, 13/4, 13/16, 13/21) Autres (rattaché au CA) : du train des équipages militaires de secrétaires d'état-major et du recrutement d'infirmiers militaires de commis et ouvriers militaires d'administration

d'armée Il représentait la région de Lyon et de Grenoble et était composé de Dauphinois et de Savoyards.

d'infanterie d'infanterie Cavalerie (rattachée au CA) : de hussards (4 escadrons) Artillerie (rattachée au CA) : d'artillerie de campagne (4 groupes 75) Génie (rattaché au CA) : du génie (compagnies 14/3, 14/6, 14/ 16, 14/21) Autres (rattaché au CA) : du train des équipages militaires de secrétaires d'état-major et du recrutement d'infirmiers militaires de commis et ouvriers militaires d'administration

d'armée Il venait d'être constitué, en application de la plus récente loi militaire, à Épinal. Il se recrutait en Haute-Marne, en Haute-Saône, parmi lesquels, des Lorrains et des Vosgiens qui, toujours, avaient été entraînés aux plus durs combats d'avant-garde

d'infanterie d'infanterie Cavalerie (rattachée au CA): de chasseurs à cheval (4 escadrons) Artillerie (rattachée au CA): d'artillerie de campagne (4 groupes) Génie (rattaché au CA): du génie (compagnies 21/3, 21/4, 21/16, 21/21) Autres (rattaché au CA): du train des équipages militaires de secrétaires d'état-major et du recrutement d'infirmiers militaires de commis et ouvriers militaires d'administration

Éléments d'Armée Artillerie

d'artillerie lourde 2 groupes de 120 2 groupes de 155

Cavalerie

de cavalerie de cavalerie

Génie

Compagnie de pontonniers 23/1 du du génie Compagnie de sapeurs télégraphistes 1

Escadrilles aéronautiques

Blériot : BL3, BL9, BL10, BL11 Breguet : Br.17 Farman : MF5

Changements au cours de la guerre corps d'armée

Historique 1914 2 - : concentration dans la vallée de la Moselle et la haute vallée de la Meurthe ; couverture par les et d'armée et par les et de cavalerie ; de la frontière suisse à Xures () sur la ligne Belfort, col de Bussang, col de la Schlucht, Fraize, Senones, Badonviller, Blâmont. 7 - : bataille d'Alsace, offensive en Haute Alsace, prise de Mulhouse puis repli en direction de Belfort. À partir du occupation des cols des Vosges centrales. Le , création de l'armée d'Alsace, limite droite de la ramenée au col de la Schlucht. 14 - : offensive en direction de Schirmeck et de Sarrebourg : progression sur le front Sainte-Marie-aux-Mines, Schirmeck, Walscheid, Gosselming. : bataille de Sarrebourg. À partir du , repli sur la ligne Provenchères-sur-Fave, Ban-de-Sapt, Moyenmoutier, Pierre-Percée, Baccarat, Roville-aux-Chênes, Damas-aux-Bois, Borville (). - : bataille de la Mortagne, reprise de l'offensive ; progression jusqu'à la ligne Saint-Blaise-la-Roche, Grandrupt, abords de Raon-l'Étape, Bazien, Seranville (). Puis le , devant l'offensive allemande, repli sur la ligne col du Bonhomme, col d'Anozel, Nompatelize, Saint-Benoît-la-Chipotte, Roville-aux-Chênes, la Mortagne, Seranville (), arrêt de l'offensive allemande. : dissolution de l'armée d'Alsace, limite droite reportée à la frontière suisse. 11 - : poursuite des troupes allemandes en repli et stabilisation de la ligne de front sur Coinches, Saint-Jean-d'Ormont, Moyenmoutier, la Verdurette et Marainviller. À partir du , extension du front à gauche jusqu'à Pont-à-Mousson, par suite du déplacement à gauche de la , puis à partir du , nouvelle extension jusqu'à Montsec () par suite du retrait de la . - : bataille de Flirey, offensive allemande en Woëvre et sur la boucle de Saint-Mihiel, le perte de Saint-Mihiel ; combats violents sur le front Limey, bois de Mort Mare, Apremont-la-Forêt, bois d'Ailly, Chauvoncourt. : limite gauche ( à Kœur-la-Grande. À partir du , stabilisation du front. - : à partir du , stabilisation du front. : limite gauche portée à Maizey (). : front limité à gauche à Kœur-la-Grande ().

1915 : à partir de cette date, limite droite ramenée à Pont-à-Mousson ( de division de réserve). limite gauche portée à la Meuse (). : le détachement d'armée de Lorraine remplace le de division de réserve. : réduction du front à gauche jusqu'à Trésauvaux (limite avec la place de Verdun qui passe au G.P.E.). : introduction du détachement d'armée Gérard entre la et la place de Verdun. au : engagée dans la première bataille de Woëvre ; attaques françaises et contre-attaques allemandes sur tout le front de l'armée, en particulier au bois le Prêtre, à Remenauville, au bois d'Ailly et aux Éparges. : extension du front à gauche jusqu'à la Meuse ( au nord de Verdun (affectation à la du détachement d'armée Gérard et de la place de Verdun. : extension du front, à gauche jusqu'à Béthincourt (). : réduction du front à gauche jusqu'à Kœur-la-Grande (Région Fortifiée de Verdun de nouvelle création).

1916 : front étendu à gauche jusqu'aux Paroches (R.F.V.). : la remplace à gauche la R.F.V. : limite gauche portée au ruisseau de Dompcevrin (). 26 - : retrait du front et transport par V.F. à Verberie. : à partir de cette date, occupation d’un secteur entre le bois des Loges () et Pernant (). : introduction de la à la gauche de la .

1917 : introduction de la à la droite de la (limite droite maintenue à Pernant). 16 - : repli allemand, poursuite des troupes allemandes sur les deux rives de l'Oise, occupation successive de Lassigny, de Noyon, de Chauny et de Tergnier. Progression ves le canal de Saint-Quentin et jusqu'à la rive gauche de l'Ailette de Pont-Saint-Mard à Remigny. : limite avec la sur une ligne Candor, Arrest, Guiscard. : limite avec la sur une ligne Guiscard, Cugny, Moy. - : retrait du front, maintenue disponible dans la zone est de Paris, entre la Seine et la Marne. - : tenue prête au nord de la Marne, à intervenir en vue de la rupture dans la bataille du Chemin des Dames. - : transport vers les Flandres et à partir du , mise à la disposition du commandant en chef de l'armée britannique. : à partir de cette date, occupation du front compris entre Boezinge et Steenstrate (étendu le jusqu'à Noordschote) en liaison avec l'armée britannique à droite et belge à gauche. : engagée dans la bataille de Passchendaele, série d'attaques franco-allemandes, les , , 9, 26 et . Au cours de ces actions, prise de Bikschote et de Aschhop et progression dans la forêt de Houthulst. - : retrait du front, transport vers Toul ; repos.

1918 - : occupation d'un secteur allant de la région nord de Clémery, jusqu'à Maizey entre la à droite et la (à gauche). - : retrait du front, transport rapide en Picardie. Engagée aussitôt dans la bataille de l'Avre ( de Picardie) entre la à droite et l'armée britannique à gauche sur le front jalonné par la route reliant Nesle, Roye, Montdidier et par les localités de Guerbigny, Bouchoir et Caix ; résistance à l'offensive allemande d'abord entre la Luce et la route Roye et Montdidier, puis sur l'Avre. : perte de Montdidier et le Moreuil. avril : organisation et défense de la ligne Ayencourt (), Grivesnes, Rouvrel, Hangard. Puissantes actions de part et d'autre : 4 et attaques allemandes ; 5 et contre-attaques françaises et britanniques. : limite gauche portée dans la région de Villers-Bretonneux (armée britannique). - : à la suite du repli allemand, progression sur l'Avre. : limite gauche ramenée sur la route reliant Amiens à Roye (armée britannique). 8 - : engagée avec l'armée britannique dans la bataille d'Amiens, progression dans la direction de Roye jusqu'à la ligne Beuvraignes (, abords de Roye, Goyencourt (armée britannique). À partir du , organisation des positions conquises, actions locales. : extension du front, à gauche dans la région de Lihons (armée britannique).