Le « complot de juillet » est une tentative d'assassinat et de coup d'État, largement fabriquée, organisée par des dirigeants de l'Union nationale des forces populaires (UNFP) à l'encontre du roi du Maroc Hassan II, déjouée en .
Le , le comité central de l'UNFP se réunit à son siège, à CasablancaMaâti Monjib, Le Complot de Juillet 1963. Mehdi Ben Barka est absent (au CaireMorocco Details Charges of Plot, New York Times, 16 août 1963, https://timesmachine.nytimes.com/timesmachine/1963/08/16/81823535.html?pageNumber=2), Abderrahim Bouabid et Abderrahman Youssoufi président la séance. L'UNFP décide de boycotter les élections municipales du Middle East Journal, Autumn, 1963, Vol. 17, No. 4 (Autumn, 1963), pages 419-445, https://www.jstor.org/stable/4323640. Mohamed Oufkir fait encercler le bâtiment et organise l'arrestation d'une centaine de membres de l'UNFP, dont 21 membres du parlementJph. L., Un précédent en 1963 : L'affaire du " complot de juillet ", Le Monde, 12 juin 1971. L'UNFP se retrouve pratiquement décapitée.
102 personnes sont inculpées. 85 comparaissent devant le tribunal criminel de Rabat. Sous la pression internationale, la plupart sont relaxés. Le verdict est rendu le Yassine Benargane, Juillet-Août 1963 : L’UNFP, Fqih Basri et le premier complot contre le roi Hassan II ?, Yabiladi, 17 août 2017, https://www.yabiladi.com/articles/details/56558/juillet-aout-1963-l-unfp-fqih-basri.html. 11 sont condamnés à mort, dont 8 par contumace (parmi eux, Mehdi Ben Barka et Mohamed Ajar). Abderrahman Youssoufi est condamné à deux ans de prison avec sursis. Les tortures physiques et psychologiques infligées aux accusés, les contradictions de l'accusation, et les irrégularités de procédure provoquent des réserves dans la presse étrangère. Quelques militants de l'UNFP ont bien cherché à obtenir des armes, notamment à la base américaine de Kenitra, mais il n'existe pas de preuve sérieuse de l'implication des dirigeants. En 2014, l'hebdomadaire marocain TelQuel conclut que Histoire : Les procès politiques du temps de Hassan II, TelQuel, 3 juillet 2014, https://telquel.ma/2014/07/03/histoire-justice-selon-hassan-ii_141206.
Les peines de Mohamed Basri, Moumen Diouri et Omar Benjelloun sont commuées en détention perpétuelle le , puis ils sont graciés en 1965 à la suite des événements du 23 mars 1965.
Références
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