Le de chars de combat ( BCC) est une unité de l'Armée française créée fin 1939 lors de la Seconde Guerre mondiale. Équipé de chars B1 bis, il combat pendant la bataille de France au sein de la cuirassée.

Historique Le de chars de combat est créé le . Mis sur pied à Bourges le lendemain par le dépôt (ex- RCC), il s'installe à Aubigny-sur-Nère pour y percevoir son matériel (les 12 premiers chars B1 bis sont livrés le ).

Du au , le est placé sous le contrôle de la cuirassée () puis rejoint la cuirassée dont il forme la demi-brigade lourde avec le .

vignette|Le B1 bis 338 Charente de la compagnie abandonné le dans la commune d'Olizy-sur-Chiers après une contre-attaque ratée visant à dégager l'ouvrage de La Ferté. Il combat dans la bataille de Stonne. En particulier, le capitaine Billotte revendique la destruction de 13 chars allemands de la le au matin avec son seul char (il se peut que le nombre soit surestimé à cause de la présence d'épaves chars allemands détruits la veille). L'attaque menée avec le d'infanterie et le parvient à reprendre le village.

Retiré des combats de Stonne, le bataillon est engagé le 18 dans une contre-attaque pour dégager l'ouvrage de la Ferté avec la d'infanterie depuis Olizy-sur-Chiers. La contre-attaque échoue.

Le , le reçoit les chars survivants du , redevenant un bataillon à pleine dotation. Le , il participe à une contre-attaque sur Perthes et Juniville face à la avec le et le . Elle libère le flanc de la d'infanterie, au prix de sept chars détruits. gauche|vignette|Monument aux morts du BCC le 12 juin à Vadenay. Le , le bataillon est séparé en trois groupements, sous les ordres des capitaines Billotte, Gasc et Delepierre. Le premier, auquel s'adjoint le capitaine Cornet commandant le régiment, regroupe les chars en état de combattre, le second les chars devant être réparés et le troisième la compagnie d'échelon et l'état-major. Le groupement Billotte est détruit intégralement sur le terrain de Mourmelon le , les chars du capitaine Léopold Gasc combattent sur la Marne du 12 au . Les chars qui ne sont pas perdus au combat sont sabordés faute de pouvoir être réparés. Le dernier char, le Villers-Marmery, est engagé le à Montsuzain dans une dernière contre-attaque avec deux tracteurs de ravitaillement Renault 36R et est détruit. La colonne Delepierre est capturée le au soir, encerclée près de Saint-Germain-de-Modéon.

Chefs de corps

- : commandant Michel Malaguti - : capitaine Cornet (tué au combat) 12 - : capitaine Delepierre (chef de l'état-major)

Ordre de bataille et nom des chars vignette|Le B1 bis 311 Rhin restauré, vu de face. Il a été légèrement modifié pendant son service dans l'Armée allemande. Au , le bataillon compte 31 chars, trois chars ayant été fournis à la . Il est également en sous-effectif, avec 600 hommes pour un effectif théorique de 700. Les numéros de série et noms de baptême des B1 bis sont les suivants :

Chef de bataillon (commandant Malagutti) : 366 Graves Compagnie d'échelon : 333 Vienne, 342 Corton (capitaine Pierre Billotte) Chef de compagnie : 337 Eure : 327 Lot, 377 Vauquois, 314 Sambre : 344 Volnay, 328 Tarn, 311 Rhin : 345 Beaune, 341 Vougeot (capitaine Léopold Gasc) Chef de compagnie : 375 Châteauneuf-du-Pape : 339 Aisne, 369 Corbières, 336 Yonne : 322 Durance, 350 Fleurie : 320 Drôme, 370 Pinard, 374 Villers-Marmery (capitaine Delepierre) Chef de compagnie : 340 Somme : 315 Meurthe, 346 Meursault, 316 Moselle : 365 Barsac, 372 Vertus, 373 Trépail : 351 Muscadet, 317 Doubs, 338 Charente

Au , le bataillon compte 35 chars. L'organisation est la suivante :

Chef de bataillon (capitaine Cornet) : 333 Vienne Sections de remplacement : 343 Pommard, 387 Beni-Snassen, 386 Aït-Souala, 397 Tavel, 378 Chambertin, 356 Ricquewihr (capitaine Billotte) Chef de compagnie : 337 Eure : 327 Lot, 377 Vauquois, 395 Banyuls : 345 Beaune, 362 Côtes-du-Rhône, 341 Vougeot : 344 Volnay, 353 Bouzy, 379 Maury (capitaine Léopold Gasc) Chef de compagnie : 375 Châteauneuf-du-Pape : 322 Durance, 419 Bayard, 388 Arlay : 339 Aisne, 369 Corbières, 336 Yonne : 320 Drôme, 413 St-Péray, 374 Villers-Marmery (lieutenant Fajeau) Chef de compagnie : 342 Corton : 315 Meurthe, 366 Graves, 317 Doubs 361 Silvaner, 316 Moselle, 390 Frontignan, 365 Barsac

Marquage des chars vignette|Vue arrière du B1 bis Rhin restauré. La lettre A entre les deux zones vertes et la bande latérale bleue aux oscillations serrées indiquent la . Les deux carrés blanc dans la zone verte indiquent le de la . Le bataillon possède un système de marquages sur la tourelle qui indique initialement la section et la compagnie de chaque char. Sur l'arrière de la tourelle est peinte une zone blanche entre deux zones plus sombres, probablement vertes à moins que les couleurs soient bleu-blanc-rouge. Sur la zone blanche une lettre capitale donne la compagnie : A à la , I à la et O à la . Une bande ondulée bleue peinte sur le flanc de la tourelle indique également la compagnie : la a une bande aux ondulations plus resserrées, la a une bordure blanche et la n'a pas de bordure. Dans les deux zones sombres latérales sont placés des disques à la , des carrés à la et des triangles à la . Le nombre de ces symboles (de un à trois) indique l'ordre du char dans sa section.

Les réorganisations entre chars du bataillon puis l'arrivée des chars du rendent obsolètes ces marquages, qui restent cependant en place.

Insigne L'insigne du bataillon présente, sur un demi-cercle portant l'inscription , un casque pour troupes motorisées modèle 1935 surmonté d'une salamandre verte crachant des flammes rouges.

La version métallique de l'insigne, avec casque en bronze vieil argent, est fabriqué par la maison Chobillon et livré avant . L'insigne est également représenté sur le fanion du bataillon, avec la devise .

Personnalités ayant servi au bataillon

Pierre Billotte, futur général, compagnon de la Libération, député et ministre de la , est capitaine au . Michel Malaguti, futur général, commande le jusqu'au . Émile Cantarel, futur général chef d'état-major de l'Armée de terre, est capitaine au . Léopold Gasc, futur général de brigade, capitaine de la 2° compagnie du 41° BCC.

Annexes

Bibliographie

. . Roger Bruge, Juin 1940, le mois maudit, Fayard, 1980, .

Références

Historique des B1 bis

Liens externes . .

Voir aussi

Armée française en 1940 Liste des unités blindées françaises de la Seconde Guerre mondiale

Catégorie:Unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Unité dissoute de l'Armée de terre française Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1939 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1940