Jean-Louis Faure est un sculpteur, peintre et écrivain français né le à Paris et mort le dans la même villeÉtat civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970..
Son œuvre de sculpteur, commencée en 1979, comporte un total de 112 sculptures, qu'il préférait dénommer .
Biographie Jean-Louis Faure est né à Paris le . Il suit ses études primaires et secondaires à l’école de Saint-Seurin-de-Prats, dans plusieurs lycées parisiens, ainsi qu’au collège de Guyenne. De ces études qu’il qualifie lui-même de , il retient surtout l’apostrophe de son professeur de mathématiques, en troisième : .
Le , son père François Faure (dit Paco dans la Résistance), qui avait rejoint le général de Gaulle, est arrêté par les Allemands, envoyé au Struthof puis à Dachau. Il en revient en 1945, et est nommé compagnon de la Libération.
Il entre à l’École des beaux-arts de Paris en 1950, pour un séjour qu’il qualifie de , et où il apprend la gravure à l’eau-forte.
En 1951, il réalise un portrait de Jean Genet (localisation inconnue), et assure le ravitaillement des coureurs durant le Tour de France.
Il effectue son service militaire en Algérie de 1952 à 1954. Spahi affecté à la garde à cheval du gouverneur, muni du sabre modèle 1822, il se fait distinguer par ses talents artistiques, et devient peintre de la cavalerie (sans doute le dernier).. Il est libéré en ; la guerre d’Algérie commencera le de la même année.
Déserteur, il part pour une année en Bolivie (1955-1956), sur l’Île du Soleil, au milieu du lac Titicaca. Sa première exposition de peinture à lieu à La Paz. Il séjourne en Argentine jusqu'en 1959. Arrêté puis jugé à son retour en France, il est finalement acquitté..
En 1960, il signe le Manifeste des 121 pour le droit à l’insoumission. Dans les années 1960, Il prend la direction artistique de magazines (Marie Claire, Adam…) et dans d’importantes maisons d’édition. En 1962, il contribue à la création de la collection 10/18. En 1966, il réalise pour le magazine Le Crapouillot les numéros consacrés au commerce des pompes funèbres, au LSD et aux Suédois. Il entre en 1969 aux Éditions Rencontre où il participe à l’élaboration du film Le Chagrin et la Pitié, de Marcel Ophüls et André Harris, produit par Charles-Henri Favrod.
En 1973, Jean-Louis Faure reprend la peinture puis l’abandonne de nouveau, dit-il, après la série des Capitonnages.
vignette|redresse|Bêtise de l'intelligence (1994) dans l'atelier de l'artiste. On y voit Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir refusant de serrer la main d'Arthur Koestler. Staline est le vrai sujet de l'ouvrage. Collection Régis Debray.. En 1979, il aborde la sculpture (Maquette utilisée par Lord IsmayMaquette utilisée par Lord Ismay devant la commission d'enquête sur le naufrage du Titanic (1912). (consulter en ligne).). En 1983, la première exposition de ses sculptures se tient à l'hôtel Salomon de Rothschild à Paris. Fortuitement, c’est dans cet ancien hôtel particulier, et dans la pièce même où il expose, qu’en 1932 fut assassiné le président de la République Paul Doumer, embaumé par Élie Faure, grand-père de Jean-Louis Faure..
En 1987, son apparition dans le documentaire du réalisateur allemand Heinz Peter Schwerfel sur la sculpture contemporaine européenne suscite chez le critique Michel Nuridsany l’appréciation suivante : Le Figaro, ..
En 2004, Régis Debray, qui a pris connaissance de l'œuvre au fil des années, projette la construction dans son vaste jardin d’un local en bois destiné à l’exposer. Le projet est abandonné pour des raisons matérielles.
En 2009 ont lieu des expositions et un dépôt temporaire de la plupart de ses œuvres au musée Denon et au musée Nicéphore-Niépce de Chalon-sur-Saône.
En 2013, le soutien constant de Régis Debray à Jean-Louis Faure, par ses écrits et ses interventions, inspire à Antoine Gallimard l’idée de présenter pendant un an la pièce Bêtise de l’Intelligence (1994, collection Régis Debray) dans le hall de la NRF (aujourd'hui Éditions Gallimard sur Scribd.).
Depuis 1979, Jean-Louis Faure a réalisé 112 sculptures , ainsi que la conception de l’épée d’académicien du professeur Alain-Jacques Valleron en 2005..
Œuvre Dès ses premiers ouvrages en 1979, Jean-Louis Faure incorpore souvent des objets manufacturés (robinets, tapis de voiture, assiettes et couverts), distantes réminiscences des ready-made de Marcel Duchamp. Ensuite, ces incorporations incluront des objets personnels (insignes, photographies, armes…) y compris des œuvres d'art, dont certaines héritées de son grand-père, Élie Faure (masques africains, statue anonyme de Vierge du , portefeuille de gravures de Goya, peinture sur bois inachevée de Chaïm Soutine, sculpture hellénistique du ).
Selon Bertrand Raison, . Pour Patrick Marnham ..
Projet de Monument au général Dumas vignette|redresse|Projet de Monument au général Dumas (2006) proposé par Jean-Louis Faure pour la Ville de Paris. Illustration de Rita Mercédès. Jean-Louis Faure propose en 2006, sur une commande de la Ville de Paris, un projet de sculpture en hommage au général Dumas destiné à la place du Général-Catroux, sur un terre-plein de gazon bordé par l'avenue de Villiers, à du Monument à Alexandre Dumas (1883), fils du général, par Gustave Doré« Monument à Alexandre Dumas » sur anosgrandshommes.musee-orsay.fr..
Dans une note explicative accompagnant la proposition de l'artiste, Jean-Louis Faure donne les précisions suivantes :
La Direction des affaires culturelles de la Ville de Paris ne donnera pas suite à cette proposition.
Œuvres Publications La plus puissante des impuissances, in Revue d'Esthétique 33, 1998. J'ai vu les mêmes abrutis dénoncer les Juifs, puis tondre les femmes. préface de Régis Debray ; avant-propos de Charles-Henri Favrod. Gollion (Suisse), Infolio éditions, 2012. .
Œuvres dans les collections publiques
Chalon-sur-Saône, musée Nicéphore-Niépce : deux sculptures en dépôt. Marseille, Fonds régional d'art contemporain Provence Côte d'Azur : une sculpture. Meaux, musée de la Grande Guerre du pays de Meaux : quatre sculptures, donation.. Montpellier, Fonds régional d'art contemporain Occitanie Montpellier : une sculpture. Paris, musée de l'Homme : une sculpture, donation. Puteaux, Centre national des arts plastiques : quatre sculptures. Sélestat, Fonds régional d'art contemporain d'Alsace : une sculpture.
Expositions Expositions personnelles Jean-Louis Faure, peintures, galerie Rodolphe Stadler, Paris, du au . Jean-Louis Faure, sculptures, galerie Alain Blondel, Paris, du au . Jean-Louis Faure, galerie Arlogos, Nantes, 1985. Jean-Louis Faure. Sculptures, théâtre d’Hérouville - Comédie de Caen (en collaboration avec la galerie Arlogos), du au . Jean-Louis Faure / Gérard Gasiorowski. La guerre, galerie Arlogos, Nantes, avec la collaboration de la galerie Adrien Maeght, Paris, 1989. Jean-Louis Faure, sculptures, Espace culturel de la Manufacture des tabacs de Nantes PARC, du au . Jean-Louis Faure, Institut français de Cologne, 1990. Jean-Louis Faure, Jean-Michel Sanejouand : deux singuliers, musée d’Art moderne de Villeneuve-d’Ascq, du au . Jean-Louis Faure, sculptures, musée de l’Élysée, Lausanne, du au . Jean-Louis Faure, galerie IUFM Confluence(s), Lyon, du au .. Jean-Louis Faure – Sculpteur d’Histoire[s], une rétrospective, musée Denon et musée Nicéphore-Niépce, Chalon-sur-Saône, du au paris-art.com.. Jean-Louis Faure : Histoire(s), bibliothèque Alexis de Tocqueville associée au Mémorial de Caen, du au . ..
Expositions collectives Rendez-vous d'artistes : Christian Corre / Jean-Louis Faure / Jean-Pierre Le Boul'ch / Alain Tirouflet, Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques, Paris (choix de Michel Troche). Du au . Siméon et les flamants roses, jeune sculpture européenne (Allington – Baquié – Bartolani – Blacker – Catania – Di Rosa – Faure – Friedmann – Guerresi – Houshiary – Jammes – Monnier – Navarro – Noguera – Nunzio – Proudhom – Plensa – Raynaud – Totem) Centre Culturel de l’Albigeois - Albi, du 3 au . F.I.A.C. 1985. Présenté par la galerie Alain Blondel, Paris Ateliers internationaux du Grand Lucé Abbaye de Fontevault, (F.R.A.C. Pays de Loire) 1985. Salon de Montrouge (Présenté par la galerie Alain Blondel Paris. Six siècles d’Art contemporain Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon. Obersteinbach « Corpo » Présentation de la collection du F.R.A.C. Alsace. Art Frankfurt (présenté par la galerie Arlogos, Nantes) Francfort-sur-le-Main. Passé-Présent Présentation de la collection du F.R.A.C. Rhône-Alpes Galerie Porte-Avions Marseille. Fusionen : Faure, Fleischer, Lavier, Rousse, Bayer Kultur Forum, Leverkusen. Jean-Louis Faure, Richard Baquié, Fabrice Hibert Galerie Arlogos, Nantes. (sans titre) Centre d’Art du Luxembourg, Luxembourg. gauche|vignette|1940. Kurt Schwitters en Angleterre, aboyant (1996 - n°78)Du Mur de l’Atlantique au Mur de Berlin (Joachim Bandau, François Gante–Pacos, Paul Caranicas, Pierre Faucher, Jean-Louis Faure, Christian Fossier, Jean-Claude Gautrand, Pierre-Marie Goulet, Louis Jammes, Peter Klasen, Micha Laury, Danièle Lazard, Ruth Nahoum, Claude Parent, Denis Pondruel, Jean- Marie Poumeyrol, Krzysztof Pruszkowski, Jean-Pierre Raynaud, Erik Varin, Paul Virilio, Wolf Vostell), Saint-Vaast-la-Hougue, Musée maritime de l'île Tatihou, du au / Conseil régional de Basse-Normandie, Abbaye aux Dames (Caen), du au / Musée des Beaux-Arts de Saint-Lô, du au . Un Autre Monde///Dans Notre Monde. Évocation contemporaine du réalisme fantastique (Véronique Béland, Yoan Beliard, Abdelkader Benchamma, Valère Bernard, Rémi Bragard, Markus Brunetti, Alexis Choplain, Arnauld Colcomb & Bertrand Planes, Julien Crépieux, Julien Creuzet, Fred Deux, Hoël Duret, Eric Duyckaerts, Jean-Louis Faure, Nicolas Floc’h, Aurélien Froment, General Idea, Norbert Ghisoland, Jean Gourmelin, Laurent Grasso, Giulia Grossmann, Martin Gusinde, Jackson, Louis Jammes, Magdalena Jetelová, Emmanuelle K, Bertrand Lamarche, Augustin Lesage, Corey McCorkle, Pierre Mercier, Laurent Montaron, Jean-Louis Montigone, Adrian Paci, Abraham Poincheval & Matthieu Verdeil, Bettina Samson, Robert Schlicht & Romana Schmalisch, Jim Shaw, Dennis Stock, Anaïs Tondeur, Agnès Troublé dite agnès b., Marie Voignier). FRAC Provence Alpes Côte d’Azur. Marseille, du au 2 juin 2019. Emmanuel Guibert en bonne compagnie Musée d'Angoulême, du au .
Notes et références
Annexes
Bibliographie Catalogues et plaquettes Jean-Louis Faure – Peintures, Charles-Henri Favrod - Galerie Rodolphe Stadler, Paris, 1974 (carton dépliant). Rendez-vous d’artistes : Christian Corre / Jean-Louis Faure / Jean-Pierre Le Boul’ch / Alain Tirouflet Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques, Paris, 1983. Jean-Louis Faure, Patrice Bloch & Laurent Pesenti – Pierre Leyris - Galerie Alain Blondel 2, Paris, 1984 (plaquette-affiche). (Il faut être inexact mais précis. Juan Gris. Hommage à Raymond Roussel), Ministère de la Culture – Délégation aux arts plastiques, La Commande Publique p. 17. Siméon et les flamants roses, jeune sculpture européenne - Centre Culturel de l’Albigeois - Albi, 1984. Fusionen : Faure, Fleischer, Lavier, Rousse, Bayer Kultur Forum, Leverkusen, 1989. Du mur de l'Atlantique au mur de Berlin. Catalogue édité par Les cahiers culturels de la Manche, le Musée maritime de l'île Tatihou, le Conseil régional Basse-Normandie, le Musée des beaux-arts, et Faggionato Fine Arts – 1994. Les abrutis ne voient le beau que dans les belles choses. Arthur Cravan Catalogue de l’exposition Jean-Louis Faure galerie I.U.F.M. Confluence(s), Lyon. 1998. Le spectre de l’évènement. Texte de Pierre Pachet. Jean-Louis Faure / Gérard Gasiorowski. La Guerre, Clémence de Biéville (expert en art africain), Michel Enrici, Bertrand Raison - Éditions Adrien Maeght, Paris, 1989. .