(Jean) Maxime Puchois, né le à Bergerac et mort le à Casablanca, est un militaire français, officier des Forces françaises libres.
Biographie
Un Pupille de la Nation devenu officier d'infanterie Maxime Puchois est né le à Bergerac, en Dordogne, fils d'Alexandre Joseph Puchois (1865 + 1915), saint-cyrien (1884-1886), chef de bataillon au 120 régiment d'infanterie, chevalier de la Légion d'Honneur (), mort pour la France le à 49 ans, à Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus (Marne), cité à l'ordre de l'Armée, originaire de Teneur, dans le Pas-de-Calais, et de Louise Moulinier, originaire de Bergerac, épousée en 1903. Le commandant Puchois avait auparavant servi en Algérie, comme capitaine au 1er régiment de zouaves. Il a été tué lors de l'offensive de Champagne, montant à l'assaut à la tête de son bataillon.
Le jeune Maxime Puchois est déclaré Pupille de la Nation. Il entre dans l'Armée vers 1925.
En il est capitaine au 146e régiment d'infanterie, commandant la compagnie d'équipages du bataillon, stationnée à Zimming. Le 146e est un régiment de forteresse de la Ligne Maginot.
Peu après la déclaration de guerre de , Puchois obtient de rejoindre une unité offensive.
Une figure majeure des combats de la DBLE, de Narvik à Bir Hakeim (1940-1942) Capitaine à la Légion étrangère, commandant de compagnie au bataillon de la 13e demi-brigade de Légion étrangère ( DBLE), blessé lors de la campagne de Norvège, à Narvik, fin .
Engagé dans les Forces françaises libres en à Londres, toujours comme capitaine à la DBLE.
Chevalier de la Légion d'Honneur (arrêté ministériel du , signé à Vichy, pour prendre rang du ).
Campagne d'Afrique équatoriale française (AEF), participe à la prise de Libreville (), à l'issue de laquelle il est nommé chef de bataillon (a priori à titre temporaire).
Début , Puchois et le capitaine Gabriel Brunet de Sairigné quittent l'AEF en avion, via Lagos et Khartoum, pour participer à la campagne d'Érythrée.
Cependant Puchois est victime d'un grave accident d'auto à KhartoumGabriel Brunet de Sairigné, "Les carnets du Lt-colonel de Sairigné", p.64. En il est décoré de la Military CrossAvec le grade de capitaine, mais Sairigné fait référence au "commandant Puchois" dès le 14 février 1941..
Le commandant Puchois participe ensuite à la campagne du Levant, comme chef d'état-major de la DBLE ().
A l'issue de cette campagne il est décoré par le général Catroux à Beyrouth, le même jour que le commandant Dimitri Amilakvari et, confirmé chef de bataillon, reçoit le commandement du bataillon de la DBLE ().
Condamné à mort par contumace par le régime de Vichy pour "désertion en temps de guerre et trahison", le , à la suite de la campagne de Syrie (alors qu'il avait été fait chevalier de la Légion d'Honneur pour son action en Norvège un an plus tôt).
Campagne de Libye, commandant le bataillon de Légion étrangère, avec sous ses ordres, notamment, les capitaines Jacques Beaudenom de Lamaze, Pierre Messmer et Jean Simon.
Puchois se distingue tout au long de la bataille de Bir Hakeim ( au ), à l'issue de laquelle il est fait prisonnier en couvrant la sortie de vive force de la 1re brigade française libre, dans la nuit du 10 au André-Paul Comor (coll.), " Demi-brigade de Légion étrangère: La phalange magnifique, de la France libre au Mali", 2020. "Le commandant Puchois a convoqué les commandants de compagnie au P.C. du bataillon. Nous n’avons guère eu l’occasion de nous rencontrer depuis le (...). Le commandant ajuste son monocle et nous communique avec un calme imperturbable les ordres du général Kœnig : la mission de la brigade a été bien remplie, il a décidé que nous quitterions la position dans la nuit. (...) Cette sortie sera vraiment le combat de la dernière chance (;..)." Témoignage du général Jean Simon. https://www.france-libre.net/10-juin-18-heures/
Un prisonnier de guerre que ses tentatives d'évasion conduisent à la sinistre forteresse de Colditz (1942-1945) À la suite de plusieurs tentatives d'évasion, le commandant Puchois sera détenu dans une forteresse saxonne, le redouté château de Colditz, jusqu'au , libéré alors par l'armée américaineAndré Mascle, "En avril 1945, on revient d'Allemagne", Village de Forez n°23, juillet 1985. Plusieurs de ses camarades de détention à Colditz sont d'autres vétérans du Levant et de Libye, en particulier Georges Bergé, Compagnon de la Libération, et le britannique David Sterling, fondateur du Special Air Service (SAS). Promu lieutenant-colonel, puis colonel d'infanterie, Maxime Puchois quitte le service actif dès 1948.
Un héros de la France Libre mort accidentellement au Maroc à 45 ans Le colonel de réserve Puchois est fait officier de la Légion d'Honneur, par décret du , et cette décoration lui est remise le à Paris par le général Raoul Magrin-Vernerey dit Monclar, son ancien chef à la DBLE.
Maxime Puchois meurt le , à 45 ans, à l'hôpital Jules Colombani, à Casablanca, des suites d'un accident de la circulation survenu entre Fès et Marrakech.
Notes et références
Catégorie:Naissance à Bergerac (Dordogne) Catégorie:Naissance en novembre 1905 Catégorie:Militaire français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Résistant français Catégorie:Décès en décembre 1950 Catégorie:Décès à 45 ans Catégorie:Décès à Casablanca Catégorie:Mort dans un accident de la route au Maroc