L'indigoterie de l'Anse des Rochers est une ancienne fabrique de teinturerie située sur le territoire de la commune de Saint-François dans le département de la Guadeloupe aux Antilles françaises. Construite vers 1725, les vestiges de l'indigoterie sont inscrits aux Monuments historiques depuis 2009..
Historique L'indigoterie est créée au lieu-dit de l'anse des Rochers à Saint-François sur la Grande-Terre, à proximité immédiate de la mer – en contrebas de l'escarpement rocheux à l'ouest de la pointe des Rochers « Patrimoine : le préfet visite l’indigoterie de Saint-François classée [sic au titre des Monuments Historiques »], Région Guadeloupe, mars 2019. –, pour la réalisation de teintures de tissus à partir de la culture de l'indigo dans les zones calcaires de la Guadeloupe (principalement à la pointe orientale de la Grande-Terre et à Marie-Galante) favorables à la croissance de l'indigotier (Indigofera suffruticosa américain et Indigofera tinctoria asiatique importé d'Inde) Xavier Rousseau et Yolande Vragar, Les indigoteries de Marie-Galante, Journal of Caribbean Archaeology, special publication #1, , 2004..
Construite probablement dans le premier quart du , l'indigoterie présente une structure classique avec la présence d'un puits en pierre de calcaire, d'une trempoire, d'une batterie et d'un bassinot, mais une absence de reposoir. La présence d'un couvercle sur la trempoire, indique une évolution technique par rapport aux indigoteries plus anciennes (comme celle de l'Anse à la Barque). Elle aurait été en service jusqu'à la première moitié du .
Redécouverte en 2004 lors de fouilles archéologiques, elle est celle qui est la mieux préservée des six indigoteries présentes sur la Grande-Terre. L'indigoterie de l'Anse des Rochers est inscrite au titre des monuments historiques le Liste des Monuments historiques en Guadeloupe, Direction des Affaires culturelles de la Guadeloupe, version du 22 avril 2015..
Architecture L'ensemble de maçonnerie est construit en pierres de calcaire (issu de madrépore) cimentées au mortier de chaux et enduites à l'intérieur d'un mortier de tuileau lissé à la chaux. Contrairement aux autres indigoteries de la Guadeloupe qui sont fréquemment doubles (afin de permettre la production en continu), elle n'est constituée que d'un seul ensemble de deux cuves (une trempoire, dite « la pourriture », où trempaient les feuilles d'indigo fermentant, munie d'un couvercle – déduit des marques des quatre trous pour des poteaux –, suivie d'une batterie où l'indigo était battu pour s'oxyder et devenir bleuCécile malraux, « Marie-Galante : un musée à ciel ouvert », Destination Guadeloupe, , sept-oct-nov 2011., et d'un bassinot adjacent) d'environ de côté chacune, avec un puits sommaire creusé dans le karst à leur extrémité vers la falaise.
Notes et références
Annexes
Articles connexes Indigoterie de l'Anse à la Barque – Indigoterie Le Gouffre – Indigoterie de Grand Fond – Indigoterie de Morne-à-Bœuf Liste des monuments historiques de la Guadeloupe
Liens externes
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