Léducation en Syrie possède un système scolaire renforcé depuis 2000, notamment avec l’augmentation du budget consacré à l'éducation par le gouvernement syrien. En 2002, l'enseignement élémentaire et primaire ont été réunis en une seule étape de l'enseignement de base. L'enseignement est gratuit et obligatoire de la première à la neuvième année scolaire.

Ainsi, l'enseignement est obligatoire de 7 à 15 ans. La langue d'enseignement principale en République Arabe Syrienne est l'arabe. À partir de la première année, les jeunes étudiants apprennent l'anglais. Le français est enseigné à partir de la septième année, en tant que langue secondaire principale.

Selon un recensement en 2007, trois catégories d'écoles sont observables: publiques (98 %), privées (1.8 %) et écoles de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les jeunes réfugiés (0.2 %).

La même année, on compte environ 8 millions d'étudiants dans le système éducatif syrien: 4 millions dans l'enseignement de base, 1,4 million dans le secondaire et 2,3 millions dans l'enseignement supérieur. Avec le taux de croissance de la population d'âge scolaire de l'époque, on estimait que le système éducatif syrien devrait accueillir environ 1 million d'élèves supplémentaires dans l'enseignement de base et secondaire d'ici 2015.

La structure du système scolaire en Syrie est divisé en trois niveaux d'enseignement de base et secondaire :

à année : niveau d'enseignement primaire. De la à la année, il est appelé le "premier anneau" ( ; Halaka oula), tandis que la et la année sont appelés "second anneau" ( ; halaka thanie) à année : niveau d'éducation pré-secondaire ( ; taelim 'edady) à la année: niveau d'enseignement secondaire supérieur ( ; taelim thanawi), qui est l'équivalent du lycée.

L'éducation est sous la responsabilité du Ministère de l'Enseignement Supérieur de l'État.

Éducation baasiste Le Parti socialiste arabe Baas influence fortement le système éducatif en Syrie, où des élèves de l'école primaire appelé « les avant-gardes Al-Baath » (), des élèves du primaire dirigés par « l'Union de la jeunesse révolutionnaire » (), et des étudiants dirigés par « l'Union nationale des étudiants » (), sont influencés par les idéologies baasiste, de panarabisme et socialistes.

Selon la Constitution de la Syrie de 1973, chapitre 3 : Principes éducatifs et culturels, article 21, décrit le devoir de posséder un système culturel et éducatif qui encourage la formation de générations de citoyens arabes socialistes, nationaliste, fiers de leurs héritages et de leur histoire. Tout cela afin que ces citoyens atteignent les objectifs de liberté et d'unité de la nation syrienne; notamment pour servir le progrès et l'humanité.

Cet article de la Constitution a par la suite été supprimé en faveur de la nouvelle Constitution de 2012. Malgré ce changement, le baasisme est enseigné dans un cours connue sous le nom de "Sociologie de l'Arabe Politique".

Protection et éducation de la petite enfance (EPPE) Le gouvernement syrien assure par ailleurs l'éducation préscolaire. Jusqu'au début des années 1990, les programmes d'EPPE étaient essentiellement dispensés par des institutions non gouvernementales, dont peu appartenaient au secteur public; tandis que d'autres étaient privés ou gérés par le Syndicat des enseignants, l'Union générale des travailleurs ou la Fédération des femmes.

En 1990, seulement 5 % des enfants âgés de 3 à 5 ans étaient inscrits dans 793 jardins d'enfants. En 2000, les inscriptions de ce groupe d'âge était de 7,8 %. Concernant les jardins d'enfants, les données du ministère syrien de l'Éducation montrent une augmentation de leur nombre, entre 1096 et 1475 en 2004.

Éducation de base Dans l'enseignement primaire, les chiffres de scolarisation au niveau de l'enseignement de base était de 104,3 % en 2000. Il est en constante augmentation, atteignant environ 126,24 % en 2007. Cependant, le taux de scolarisation des femmes est largement inférieur à celui des hommes. L'indice de parité entre les sexes, le ratio entre les inscriptions des filles et les inscriptions des garçons, était depuis 2006 de 0,955 %.

Depuis 2000, le niveau de scolarisation dans tous les programmes du premier cycle secondaire a considérablement augmenté, avec un taux brut de 95,3 %.

Au niveau secondaire inférieur, les examens finaux de la année sont organisés au niveau national. Le résultat de ces examens détermine le parcours de l'élève entre l'accès aux lycées généraux ou techniques. Celles-ci comprennent les écoles industrielles, agricoles, commerciales et informatiques pour les étudiants de sexe masculin et féminin; et des écoles d'artisanat pour les étudiantes. Il est obligatoire pour tous les Syriens d'assister à ce niveau d'éducation de base.

Éducation secondaire vignette| Le lycée Jules Jammal, Lattaquié, était une ancienne caserne. Le président syrien Hafez al-Assad y a étudié. L'enseignement secondaire supérieur dure trois ans, de la à la année. Au début de la année, ceux qui entrent dans l'enseignement secondaire général doivent choisir spécialisation littéraire ou scientifique. Les examens finaux de la année -aussi appelés Baccalauréat - sont organisés au niveau national. Le résultat de ces examens détermine l'accès à l'université ou une école supérieure, ainsi que la spécialisation pour l'étudiant. Pour ce faire, l'étudiant doit appliquer grâce à un système compliqué appelé « mufadalah » ().

À la suite de l'enseignement fondamental obligatoire, il existe de grandes disparités régionales du point de vue des inscriptions. Il y a moins d'inscriptions dans le secondaire inférieur et à l'université dans les zones rurales que dans les zones urbaines. Le problème principal est l'accessibilité et les propositions d'éducation post-secondaire, car même les ménages à revenu plus élevé sont relativement peu inscrits.

Le taux brut de scolarisation dans le secondaire en 2007 s'élevait à 72 %. Il est plus élevé que ceux des années précédentes. Il est aussi supérieur au taux brut en pourcentage de scolarisation de la région MENA de 2007, au niveau secondaire.

Enseignements et formations techniques et professionnels (EFTP) Au niveau secondaire, le système éducatif comprend également trois années d'enseignement général ou professionnel. Une proportion importante des élèves du secondaire de Syrie sont dans des écoles professionnelles; environ 36 % en 2004. Selon l'ISU, le nombre total d'inscriptions dans l'enseignement technique et professionnel (privé et public) en 2007 est passé à 103, contre en 2006.

En 2007, il y avait un total de 41898 d'étudiantes inscrites dans l'EFTP.

Dans les années 1990, le gouvernement visait à augmenter les inscriptions à l'EFTP et a décidé d'affecter 70 % des diplômés du premier cycle du secondaire aux écoles professionnelles, ce qui signifiait doubler la part des inscriptions de l'EFTP de 20 % en 1990 à 40 % en 2000. Cependant, ce rythme n'était pas adapté, si bien qu'en 2000, une nouvelle politique stipulait une répartition 50/50 des élèves du secondaire entre l'enseignement secondaire général et professionnel;cette proportion a ensuite été réduite à 40 %.

Les étudiants sont inscrits dans quatre grandes spécialisations : commerciale, industrielle, agricole et artisanale. Le système d'EFTP en Syrie étant très rigide, l'élève n'a aucun moyen mis à sa disposition pour envisager une réorientation vers le système scolaire formel.

Les premières écoles supérieures étaient l'École de Médecine (en 1903) et l'Institut de Droit (en 1913). L'enseignement universitaire a été fondé en 1919 sur une base de gratuité. vignette| Université de Damas, connue auparavant sous le nom d'Université syrienne, la plus ancienne université de Syrie Le ministère de l'Enseignement supérieur est créé en 1966, pour superviser les institutions scientifiques et éducatives. La plupart des enseignements post-secondaires est assuré par l'État, mais la législation adoptée en 2001 autorise la création d'universités et d'écoles supérieures collèges privées. Les ressources pour l'éducation ont augmenté en termes absolus au cours de la dernière décennie, mais il reste déséquilibré par rapport au taux de croissance démographique. Les collèges facturent des frais modestes ( par an) si l'étudiant obtient les notes suffisantes à ses examens du baccalauréat. Sinon, l'étudiant doit payer des frais d'inscription plus élevés (entre l'année). Pour les études dans le privé, les frais d'inscription sont plus élevés et dépendent de l'école.

Les politiques nationales mettent l'accent sur l'ingénierie et la médecine dans les universités syriennes. Les filières littéraires, artistiques, légales et commerciales ne sont pas, en comparaison, au cœur des politiques d'enseignement. La plupart des universités en Syrie suivent le modèle traditionnel français de l'enseignement supérieur; aussi bien dans les étapes universitaires que les diplômes universitaires. C'est-à-dire: Licence, délivrée après quatre à six ans selon le domaine. DEA ou le DESS en un à deux ans, délivré après la licence. Doctorat, délivré trois à cinq ans après le DEA ou un diplôme équivalent.

20 universités privées ont obtenu des licences, dont 14 sont ouvertes. Les universités privées auront une structure académique et de gestion indépendante représentant le propriétaire et seront dirigées par le président de l'université. Il y aura également un conseil universitaire composé de : chancelier, faculté ou division.

Universités Privées Université privée syrienneSyrian Private University Université privée internationale Al Rasheed pour la science et la technologie - Damas Université internationale des sciences et de la technologie (IUST) - Damas Université de Kalamoon - Deir Atiyah L'Université Arabe Européenne - Sahnaya Université Al-Jazeera - Deir ez Zor Université Al-Manara - Lattaquié. Université Al-Andalus - Qadmous Université Internationale Arabe (AIU) - Damas Université internationale des sciences et de la technologie - Damas Université internationale de Wadi - Damas. Académie arabe pour le commerce électronique - Damas.

Publiques Université de Damas à Damas Université Al Furat à Deir ez Zor Université d'Alep à Alep Université Al-Baath à Homs Université Tishreen à Lattaquié Université virtuelle syrienne à Damas Université du Rojava à Qamishli

Le Centre de mesure et d'évaluation dans l'enseignement supérieur (CME), créé en 2012, évalue les performances des étudiants, des programmes et des établissements d'enseignement. Le centre a été fondé pour définir des critères clairs pour les certificats transfrontaliers basés sur la méthodologie, les techniques et les outils de mesure standardisés institutionnels. son objectif est de mesurer les connaissances, les compétences et les attitudes d'une manière scientifique, afin de garantir la qualité des résultats de l'enseignement supérieur pour répondre aux besoins de développement.

Instituts techniques supérieurs

Institut Supérieur de la Recherche Marine Institut Supérieur de Gestion des Ressources en Eau Institut Supérieur d'Administration des Entreprises

Université virtuelle La première université virtuelle, nommée « université virtuelle syrienne », est créée en 2002; elle permet aux étudiants d'obtenir des diplômes d'institutions internationales.

Connaissances en informatique Cette mesure et d'autres, comme rendre obligatoire la maîtrise de l'informatique au secondaire et l'enseignement des langues anglaise et française obligatoires au primaire, ont pour objectif de doter les élèves de compétences informatiques et linguistiques afin de moderniser l'économie grâce au système éducatif.

Défis La Syrie a fait de grands progrès dans l'accès à l'éducation de base et, dans une certaine mesure, après l'éducation de base à une population croissante. Pourtant, la Syrie a encore un long chemin à parcourir pour apporter un changement global dans le système éducatif.