L'Éclair est un hebdomadaire satirique français illustré de caricatures et publié entre le et le .
Histoire
C'est le que paraît le premier numéro de L'Éclair, journal satirique dont les bureaux sont situés au de la rue d'Aboukir, à Paris. Son rédacteur en chef est un certain A. Bourgevin, qui signe également la caricature de la première page, tandis que le gérant est un certain M. DouatL'Éclair, , 17 juin 1877, -2.. Il s'agit en réalité d'une seule et même personne, Pierre-Albert Douat, qui se fera connaître quelques années plus tard sous un autre pseudonyme : J. Blass. Cette information sera révélée en 1880 par le journal Le Citoyen, étonné que l'auteur des caricatures anti-républicaines du Triboulet ait fait ses débuts dans un « journal républicain illustré » tel que L'ÉclairArticle du Citoyen cité dans Le Siècle, 12 août 1880, ..
Les charges de L'Éclair sont en effet favorables aux républicains et très critiques envers les hommes du 16 Mai 1877. Celle du premier numéro s'inspire de la fable Le Chêne et le Roseau, avec, dans le rôle du chêne trop confiant que la tempête va déraciner, une sorte de Ratapoil, personnification du bonapartisme, que certains observateurs ont identifié à Mac MahonL’Estafette, 18 juin 1877, ., et, dans celui du roseau qui plie sans se rompre, l'ancien président Adolphe Thiers. Cette caricature provoque une vive réaction du ministère de l'Intérieur : le numéro est saisiL'Éclair, , 24 juin 1877, . puis, le , Douat est condamné à payer une amende de 200 francsJournal des débats, juillet 1877, ..
Le premier numéro du mois d'août paraît sans illustration, plusieurs caricatures ayant été refusées par la censureL'Éclair, , août 1877, ..
Le premier numéro du mois de septembre est également saisiLe Siècle, 2 septembre 1877, ., car il montre Léon Gambetta éclatant de rire alors que le gouvernement de Broglie vient de décider de le poursuivre en justice après un discours prononcé à Lille le (« Quand la France aura fait entendre sa voix souveraine [...], il faudra se soumettre ou se démettre »)Jean-Marie Mayeur, Léon Gambetta. La Patrie et la République, Paris, Fayard, ..
Selon John Grand-Carteret, L’Éclair aurait eu l'ambition de concurrencer La Lune rousse d'André GillGrand-Carteret, ..
Si certains textes du journal sont suivis de pseudonymes quelquefois empruntés à la Comédie humaine de Balzac (Aliquis, Daniel d'Arthez, Un Bibliophile, Le Copiste, Delta, Baron Jupiter, Étienne Lousteau, Némo, Nucingen Junior, Sir William, Xit, Zig-Zag...), d'autres sont signés par des auteurs connus, dont Fernand Xau est le plus assidu.
Collaborateurs
Notes et références
Voir aussi Bibliographie John Grand-Carteret, Les Mœurs et la caricature en France, Paris, Librairie illustrée, 1888, (consultable en ligne sur Gallica). Philippe Jones, « La presse satirique illustrée entre 1860 et 1890 », Études de presse, vol. VIII, , 1956, (consultable en ligne sur Gallica). François Solo et Catherine Saint-Martin, Plus de 5000 dessinateurs de presse & 600 supports en France de Daumier à l'an 2000 (Dico Solo), Vichy, Aedis, 2004, . Liens externes
L’Éclair (1877) consultable en ligne sur Retronews.
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