Le ministère de la Justice autrefois ministère de la Justice et des Droits humains est un ministère du gouvernement au Burkina Faso. Il joue un rôle essentiel dans la protection des droits fondamentaux et la promotion de la justice au Burkina Faso. Depuis , Edasso Rodrigue Bayala est à sa tête.

Description Le ministère chargé de la justice, des droits humains et de la promotion civique a son siège à Ouagadougou. Il est situé sur l'avenue de l’Indépendance, Koulouba, Ouagadougou, Burkina Faso.

Historique Originellement, le ministère de la Justice et le ministère des Droits humains étaient distincts. Mais en 2002, les deux ministères fusionnent pour donner le ministère de la Justice et des Droits humains. Par la suite, une scission eut lieu avec pour résultat ministère de la Justice à part et le ministère des Droits humains et de la Promotion civique (MDHPC).

En 2014, sous la transition, les deux ministères ont encore été fusionnés. Le ministère a connu, à cet effet, plusieurs appellations telles que le ministère de la justice et des droits humains (MJDH), ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique (MJDHPC), ministère de la justice et des droits humains garde des sceaux. La dénomination actuelle en 2024 est le ministère de la Justice, des Droits humains chargé des relations avec les institutions, garde des sceaux.

Le ministre chargé de la Justice et des Droits humains, présente l’état de mise en œuvre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques au Burkina Faso. Le en Genève, Maître Edasso Rodrigue BAYALA, Ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, Garde des Sceaux, a présenté l’état de mise en œuvre par le Burkina Faso du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, couvrant la période 2016-2020.

Organisation L’organisation du ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique est régie par le décret n°2021-0452/PRES/PM/MJDHPC du portant organisation du ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique. Conformément à cet organigramme, le ministère est structuré autour du Cabinet du Ministre et du Secrétariat général qui constituent son organisation administrative ; l'ensemble des juridictions qui constituent l'organisation judiciaire.

Organisation administrative

Cabinet du ministre Il comprend :

Le directeur de cabinet Les conseillers techniques La cellule des chargés de mission L'inspection technique des services le secrétariat permanent de la Commission nationale de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des affaires (SP/CONAHDA) Le secrétariat permanent du Comité interministériel des Droits humains et du Droit international humanitaire (SP/CIMDH) Le secrétariat permanent de l’Observatoire national de prévention et de gestion des conflits communautaires (SP/ONAPREGECC) La direction générale de l’administration pénitentiaire Le secrétariat particulier du ministre Le protocole du ministre Le comité ministériel de lutte contre le Sida et les IST La sécurité du ministre

Secrétariat général Les services du Secrétariat général Les structures centrales. Les structures déconcentrées Les structures rattachées Les structures de mission

Organisation judiciaire

Juridictions de l’ordre judiciaire La cour de cassation ; Les cours d’appel ; Les tribunaux de grande instance ; Les tribunaux de commerce ; Les tribunaux du travail; Les tribunaux départementaux ou d’arrondissements.

Juridictions de l'ordre administratif Le conseil d'État ; La cour administrative d'appel ; Le tribunal administratif.

Attributions Le ministère est chargé de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des sceaux. Il est chargé de la mise en œuvre et du suivi de la politique gouvernementale en matière de justice. A ce titre, il assure l’exécution et le suivi des actions issues de la Politique sectorielle justice et droits humains (PSJDH).

En plus de cette politique, le ministère met en œuvre des actions issues du pacte national pour le renouveau de la justice adopté en et qui constitue un document d’orientation des actions du ministère.

Il est chargé de ce qui suit :

Justice (organisation du système judiciaire, indépendance de la justice, gestion des contentieux ou application de la loi), Droits de l’homme (aspects juridiques internationaux et nationaux, éducation, techniques de promotion et de défense, protection judiciaire), Démocratie (cadre juridique, aspects judiciaires, activités de promotion), Lutte contre la corruption (aspects juridiques internationaux et nationaux, techniques de prévention et de contrôle, lien avec la criminalité transnationale organisée), Marchés publics (cadre législatif et réglementaire, gestion des contentieux, éducation), Elections (cadre législatif et réglementaire, gestion des contentieux), Décentralisation (cadre législatif et réglementaire, éducation, gestion des contentieux).

Liste des ministres de la justice 1962-1964 : Moussa Kargougou 1965 : Denis Yaméogo 1966-1970 : Bagnamou Bondé 1971-1974 : Malick Zoromé 1974 : Sangoulé Lamizana 1975 : Bagnamou Bondé 1976-1978 : François Xavier Zonco 1979-1980 : Moise Lankoandé 1981-1982 : Bema Ouatarra 1982-1983 : Marie Louise Nignan-Bassolet (1ère femme ministre de la justice) 1984 : Raymond Poda 1985-1987 : Blaise Compaoré 1988-1989 : Salif Sampebogo 1988-1989 : Antoine Komy Sambo 1992 : Benoit Lompo 1993-1994 : Timothée Some 1995-1999 : Larba Yarga 1999-2007 : Boureima Badini 2007-2011 : Zakalia Koté 2011-2014 : Jerome Traoré 2014-2016 : Joséphine Ouédraogo 2016 : Bessolé René Bagoro 2019 : Maminata Ouattara 2021 : Victoria Kibora 2022 sous le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) : Barthélémy Kéré 2022-2023 : Bibata Nébié. Depuis : Edasso Rodrigue Bayala

Innovations La date du fut un grand pas pour le secteur judiciaire. Ce jour fut à l'occasion du lancement de trois plateformes numériques destinées au secteur judiciaire par le Premier ministre, chef du gouvernement représenté par le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité Emile ZERBO à Ouagadougou.

Ces plateformes sont entre autres

Le e-permis-communiquer.gov.bf permettra aux familles et aux avocats de soumettre en ligne leurs demandes d’autorisation de communication avec les détenus. La plateforme justice-pénale.gov.bf offrira aux usagers la possibilité de suivre l’évolution des plaintes et procédures, avec un module parquet destiné au dépôt et au suivi des requêtes. Quant au e-acte-rccm.gov.bf, il permettra l’obtention en ligne de documents issus du Registre du commerce et du crédit mobilier (extrait, attestation d’inscription, non-faillite).

Notes et références

Article connexe Justice traditionnelle au Burkina Faso

Justice, Droits humains et Promotion civique Burkina Faso