Le cuivre 64, noté Cu, est l'isotope du cuivre dont le nombre de masse est égal à 64 : son noyau atomique compte et avec un spin pour une masse atomique de . Il est caractérisé par un excès de masse de et une énergie de liaison nucléaire par nucléon de . Il s'agit d'un radioisotope, qui se désintègre à 61 % en par capture électronique et radioactivité β, et à 39 % en par radioactivité β, selon une demi-vie de . Par ailleurs, pour 0,475 % des désintégrations, la capture électronique peuple le premier niveau excité du ; le niveau fondamental est atteint après l'émission d'un de ..
Il trouve des applications radiopharmaceutiques pour l'imagerie de plusieurs pathologies ainsi qu'en radiothérapie vectorisée en raison de sa demi-vie plus longue que d'autres radioisotopes utilisés en tomographie par émission de positrons..
Il peut être obtenu par des réactions faisant intervenir des réacteurs ou des accélérateurs. Des neutrons thermiques peuvent donner de petites quantités de Cu avec un faible rendement par la réaction . Des neutrons rapides peuvent donner des quantités plus importantes de Cu mais avec un faible rendement par la réaction . Un cyclotron accélérant des protons permet cependant de produire de grandes quantités de Cu avec un rendement élevé par la réaction Michael Welch et Carol S. Redvanly, Handbook of Radiopharmaceuticals: radiochemistry and applications, Wiley, New York, 2003, . .
Le Cu lié à un groupe fonctionnel méthylphosphonate pourrait présenter un intérêt pour l'imagerie des métastases osseuses. Un au Cu a reçu l'agrément de la FDA en 2020. pour la localisation de tumeurs neuroendocriniennes positives aux récepteurs de la somatostatine.
Le Cu-ATSM, diacétyl-bis(N-méthylthiosemicarbazone), prolonge la survie d'animaux atteints de certains cancers. En particulier, les tissus en hypoxie sont résistants à la radiothérapie externe car les effets des radiations sont atténués par l'hypoxie ; en revanche, ces tissus tendent à absorber le davantage que les cellules en normoxie, prolongeant la vie d'animaux porteurs de cancers colorectaux, ce qui permet d'envisager une radiothérapie vectorisée ciblant spécifiquement les tumeurs dans ces tissus.
Notes et références
Catégorie:Cuivre Catégorie:Radioisotope Catégorie:Médecine nucléaire