Les Combattantes est une série télévisée historique franco-belge en de créée par Camille Treiner et Cécile Lorne, et diffusée en Suisse romande sur RTS 1 à partir du , en Belgique sur La Une à partir du , en France sur TF1 à partir du et au Québec à partir du sur TV5 Québec Canada. La série est disponible sur Netflix depuis le en Europe francophone et depuis le dans le reste du monde.
La série est une coproduction de Quad Drama (Iris Bucher), TF1, AT-Production et la RTBF (télévision belge), en association avec Netflix....... Elle est soutenue par Pictanovo, la région Grand Est, la région Hauts-de-France, le conseil départemental des Vosges et la communauté d'agglomération d'Épinal...
Cette fiction réunit la productrice (Iris Bucher), le réalisateur (Alexandre Laurent), le chef décorateur (Hervé Gallet), la cheffe costumière (Valérie Adda) et les actrices principales de la série Le Bazar de la Charité, soit Audrey Fleurot, Julie de Bona et Camille Lou, rejointes par Sofia Essaïdi..
La série suit le destin de quatre femmes durant les premiers mois de la Première Guerre mondiale dans une zone rurale proche de la frontière allemande et de la ligne de front : une religieuse, une infirmière féministe, une prostituée et une épouse d'industriel devenue patronne d'usine..
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Synopsis
En , dans les Vosges, Suzanne Faure, une jeune infirmière qui pratique des avortements clandestins à l'hôpital de la Salpêtrière à Paris, tente de fuir vers la Suisse. avec l'aide de la passeuse Jeanne Charrier car son dernier avortement a mal tourné et elle est poursuivie par le mari de la défunte, Louis Compoing, un inspecteur de la police judiciaire. Celui-ci blesse grièvement Jeanne Charrier et les deux jeunes femmes doivent se réfugier dans une ferme ensuite attaquée par une patrouille allemande qui tue les fermiers ainsi que la passeuse. Suzanne Faure emprunte alors l'identité de la jeune femme et est emmenée au couvent de Saint-Paulin par la mère supérieure de ce dernier, réquisitionné et transformé en hôpital militaire. par l'Armée française, où elle choisit de rester pour soigner les blessés plutôt que de fuir.
Dans ce couvent, Mère Agnès et ses religieuses secondent le médecin militaire Joseph Duvernet et tentent de soulager tant que faire se peut les soldats victimes des combats. Après le massacre survenu dans la ferme dont elle connaissait bien les habitants et face à tant de souffrances, Mère Agnès commence à sentir sa foi vaciller. Pour ne rien arranger, la religieuse est profondément troublée par un jeune soldat trouvé dénudé et en visible état de choc post-traumatique dans les bois et admis à l'hôpital militaire.
Dans le même temps, Marguerite de Lancastel, une prostituée parisienne, débarque dans la région et se fait embaucher au bordel de Saint-Paulin, tenu par Marcel Dumont et sa sœur Yvonne. Cette dernière, en fouillant la chambre de Marguerite en son absence, y découvre des cartes de la région indiquant la position des régiments. Marcel Dumont suspecte Marguerite de Lancastel d'être une espionne mais il apparaît vite qu'elle est à la recherche d'un jeune saint-cyrien qui est en fait son fils caché, l'officier Colin de Renier..
Par ailleurs, Victor Dewitt, propriétaire d'une usine de camions locale, est appelé sous les drapeaux. Son épouse Caroline reprend la direction de l'usine mais tous ses ouvriers sont arrêtés comme déserteurs, alors que Victor avait demandé une exemption pour eux. Caroline tente alors de relancer l'usine avec les épouses des ouvriers mais elle se heurte aux basses manœuvres de son beau-frère Charles, qui tente d'utiliser l'usine pour éviter d'être à son tour envoyé sur le front. Alors que Charles veut transformer l'usine en fabrique de munitions, Caroline décide, avec le soutien de sa belle-mère, de produire des ambulances pour l'armée..
Marguerite rencontre Caroline en ville : elle lui rappelle le temps où elles étaient « collègues » à Paris et lui reproche d'avoir disparu du jour au lendemain pour faire un mariage bourgeois en province. Malgré cela, elle intercède auprès du général Duvernet, père du chirurgien-major de l'hopital de campagne: Joseph et d'un officier Saint-Cyrien romantique collègue de classe et compagnon d'armes de Colin de Renier: Léon. Elle aide Caroline à décrocher un contrat avec l'armée grâce au crédit qu'elle a acquis auprès du général Duvernet lors des derniers instants de son fils qu'elle a ramené à l'hôpital dans sa voiture à la suite d'une attaque surprise allemande sur le campement de ses troupes.
Durant ce temps, Suzanne, qui travaille toujours à l'hôpital militaire sous le nom de Jeanne Charrier, commence à s'éprendre du major Joseph Duvernet et voit débarquer un caporal-aviateur, Lucien, qui prétend être le mari de Jeanne mais qui est en fait un espion à la solde des Allemands : Lucien exerce un chantage sur elle et lui interdit de le dénoncer, sous peine de la démasquer à son tour..
Mère Agnès succombe à la tentation et s'adonne aux plaisirs solitaires avant de se donner à Till, le jeune Allemand qu'elle a recueilli et qu'elle protège.., avant de découvrir les turpitudes de l'abbé Vautrin, qui force une novice, la Sœur Geneviève, à avoir des relations sexuelles avec lui.
Le général Duvernet ordonne une inspection sanitaire au bordel de Saint-Paulin, qui révèle que plusieurs prostituées sont porteuses de la syphilis : celles-ci sont chassées par Marcel Dumont (même Juliette, sa "favorite"), le tenancier de la maison close, mais Marguerite obtient de Caroline qu'elle les engage pour conduire les ambulances et assurer les rotations entre le champ de bataille et l'hôpital militaire. Marguerite elle-même partage son temps entre le bordel et le service d'ambulances.
Victor Dewitt, le propriétaire de l'usine, est tué au front. Pour éviter d'y être envoyé à son tour, son frère Charles se mutile volontairement puis, tuyauté par son ami Marcel Dumont, il révèle à sa mère Éléonore que Caroline est une ancienne prostituée et l'amante de Marguerite : Caroline est chassée de la maison Dewitt par Éléonore.
De son côté, Marguerite essaye, sans révéler son identité, de se rapprocher de son fils, le jeune officier Colin de Renier, mais Marcel Dumont apprend à celui-ci qu'il est à la fois saint-cyrien et fils de prostituée. Marguerite, désespérée, explique à Colin qu'elle est tombée enceinte à l'âge de 17 ans et qu'elle n'a pas eu d'autre choix que de se prostituer pour le nourrir, avant de devoir l'abandonner. Mais Colin refuse d'accepter ses excuses.
Le président de la République Raymond Poincaré vient à Saint-Paulin pour décorer les quatre « combattantes » pour service rendu à la France et pour remplir le besoin de la propagande de guerre. Après cette remise de médailles, Colin félicite Marguerite et, se faisant des illusions sur les motivations de celle-ci, tente de l'embrasser : horrifiée de ce terrible malentendu, Marguerite décide de ne plus jamais revoir son fils.
Au couvent, Mère Agnès tente de sauver Sœur Geneviève des griffes de l'abbé Vautrin, mais cette dernière se suicide quand elle comprend qu'elle est enceinte. Mère Agnès appelle alors le diocèse, consciente qu'elle risque de se faire chasser du couvent car l'abbé Vautrin l'a vu succomber aux plaisirs de la chair. Elle apprend avec dégoût que l'abbé sera seulement changé de couvent ; elle le prévient cependant qu'elle avertira toutes les sœurs de tous les couvents de France pour éviter que des novices tombent sous son emprise.
Lucien emmène Suzanne dans une mission de la dernière chance pour sauver sa fille captive des Allemands. Lors de l'échange avec les Allemands, Lucien prend en otage le lieutenant allemand avec une grenade, ordonne à Suzanne de fuir avec sa fille puis se sacrifie en faisant exploser la grenade. Rentrée au couvent, Suzanne apprend par Mère Agnès que Joseph est gravement blessé après une altercation violente avec Lucien. Suzanne sauve Joseph en l'opérant puis en lui faisant une transfusion avec le sang de son père, le général Duvernet. Louis Compoing arrive au couvent après voir vu la photo de presse montrant Suzanne lors de la remise des décorations par le président Poincaré mais il décide finalement de ne pas l'arrêter après que Mère Agnès a plaidé en sa faveur. Suzanne décide alors de rester auprès de Joseph pour continuer de soigner les blessés.
Sur le front, de nombreux soldats meurent d'overdose à cause de la drogue de Marcel Dumont. Yvonne Dumont voit une occasion de se débarrasser de Marguerite et l'accuse d'être une passeuse, avec la complicité de Juliette qui souhaite plus que tout plaire à Marcel, et d'André, un soldat complice. Mais Marcel, qui est amoureux de Marguerite et qui entretient une relation ambigüe avec sa sœur Yvonne, est furieux contre les deux femmes. Il chasse Juliette et tue Yvonne quand il apprend que Juliette l'a finalement dénoncé et qu'il va se faire arrêter sous peu.
Chez les Dewitt, Charles essaye de se débarrasser de la petite Madeleine en l'envoyant promener dans la forêt en zone allemande. Caroline et Marguerite arrivent à la sauver en profitant de la clémence d'un soldat allemand. Caroline dénonce Charles auprès d'Éléonore qui est furieuse contre son fils. Les Allemands passent à l'offensive et Caroline arrive à sauver sa famille et ses ouvriers à l'aide des prostituées et des ambulances. Charles, qui a finalement tout perdu, attaque les Allemands dans le parc de la maison Dewitt et se fait tuer. Caroline s'enfuit de son côté en Touraine avec Madeleine et Éléonore.
Lors de l'offensive allemande, le général Duvernet est grièvement blessé, tout comme Colin. Marguerite tente de venir au secours de son fils mais se fait tirer dessus avant de s'effondrer. La mère et le fils sont par la suite secourus par les ambulancières.
À l'hôpital militaire, Suzanne, l'infirmière, et Joseph, le médecin militaire, encouragent les bonnes sœurs et les brancardiers pour le tri à faire parmi les blessés. Pendant que tous quittent la salle pour remplir leur mission, les deux amoureux s'embrassent, puis se souhaitent bonne chance avec émotion.
Un texte s'affiche ensuite à l'écran :
« La Grande Guerre durera encore quatre ans.
Pendant que des millions d'hommes sacrifient leur vie sur les champs de bataille, les femmes à l'image de Marguerite, Agnès, Suzanne et Caroline continueront de se mobiliser sur tous les fronts pour aider la France.
Elles resteront les grandes oubliées de cette guerre.
Cette fiction leur est dédiée ».
Distribution Couvent et hôpital militaire Julie de Bona : Mère supérieure Agnès Camille Lou : Suzanne Faure, infirmière Tom Leeb : le major Joseph Duvernet, médecin militaire Laurent Gerra : l'abbé Vautrin Marie Mallia : sœur Geneviève Maëva Dambron : sœur Clarence Bélinda Portoles : sœur Bélinda Usine de camions Dewitt Sofia Essaïdi : Caroline Dewitt, épouse de Victor Dewitt, propriétaire de l'usine Lionel Erdogan : Victor Dewitt, propriétaire de l'usine, parti au front Sandrine Bonnaire : Éléonore Dewitt, la mère de Victor Dewitt Grégoire Colin : Charles Dewitt, le frère de Victor Dewitt Stacy Grewis Belotti : Madeleine Dewitt, la fille de Caroline et Victor Dewitt Michaël Vander-Meiren : Jean, le contremaître Aurélie Boquien : Denise, la porte-parole des ouvrières Catherine Artigala : Germaine Bordel de Saint-Paulin Audrey Fleurot : Marguerite de Lancastel, prostituée parisienne Yannick Choirat : Marcel Dumont, patron de la maison close de Saint-Paulin Florence Loiret Caille : Yvonne Dumont, sœur de Marcel Dumont Eden Ducourant : Juliette, la favorite de Marcel Emmanuelle Bouaziz : Florence Juliette Poissonnier : Alice Lilea Le Borgne : Solange Laure Franquès : Catherine Candice Pauilhac : Odile Bérénice Ouedraogo : Irène Armée française Tchéky Karyo : le général Duvernet