Un référendum constitutionnel a eu lieu en Guinée française le dans le cadre d’un référendum plus large portant sur l’Union française et l’adoption de la nouvelle Constitution Française prévoyant la dissolution de l'Afrique-Occidentale française; en cas de victoire du OUI, les colonies feraient partie de la nouvelle Communauté française ; en cas de rejet, le territoire de la Guinée se verrait accorder l’indépendance en sortant définitivement de l'empire colonial français.
Le NON l'emporte finalement à plus de 95 % et la Guinée devient indépendante le .
Contexte Avec le Niger (colonie du Niger), la Guinée française était l’un des deux seuls territoires où le principal parti politique a fait campagne pour un vote « non » et a finalement été la seule colonie à rejeter la constitution et à opter pour l’indépendance. Le Parti démocratique de Guinée dirigé par Ahmed Sékou Touré, qui avait remporté tous les sièges sauf quatre lors de l’élection de l’Assemblée territoriale l’année précédente, a poussé au rejet de la constitution et, le , le parti a rompu ses liens avec le Rassemblement démocratique africain, dont les autres membres étaient favorables au maintien des liens avec la France.
Les résultats ont montré que plus de 95 % des électeurs ont voté contre la constitution, avec un taux de participation de 85,5 %.
Résultats ChoixVotes%Pour4,78Contre95,22Blanc ou Nul10,57-Total100Inscrits85,47Source: Sternberger et al.Sternberger, D, Vogel, B, Nohlen, D & Landfried, K (1978) Die Wahl der Parlamente: Band II: Afrika, Erster Halbband, p839
Conséquences À la suite du référendum, la Guinée a déclaré son indépendance le . Le gouvernement français a mal réagi au résultat et a cessé toute aide au développement. En conséquence, le gouvernement guinéen s’est tourné vers le bloc communiste pour demander de l’aide, une mesure que le gouvernement Français a utilisée pour faire pression sur les pays occidentaux pour qu’ils n’acceptent pas l’indépendance guinéenne. À l’indépendance, Touré a assumé la fonction de président, et le pays est rapidement devenu un État à parti unique. Malgré diverses tentatives d’assassinat et complots de coup d’État, Touré a dirigé le pays jusqu’à sa mort en 1984.
Notes et références
Source
1958 Guinée Guinée, 1958 Catégorie:1958 en Guinée Catégorie:Septembre 1958 Catégorie:Guinée française