Le BAPLe préfixe BAP, qui signifie Buque Armada Peruana (en français : « navire de la marine péruvienne »), est utilisé pour identifier un navire de guerre péruvien Teniente Palacios (S C 2)L'identification S D ou S C correspond à la numérotation propre au constructeur Eugène Schneider est l’un des deux sous-marins commandés au chantier naval français Schneider et Cie par la marine péruvienne. Il a été nommé Palacios, en souvenir de l’officier de marine péruvien Enrique Palacios de Mendiburu, qui a combattu pendant la guerre du Pacifique et qui est mort de ses blessures dans la bataille d'Angamos, étant l’un des derniers commandants péruviens du monitor Huáscar.
Contexte historique Après la guerre du Pacifique, la marine péruvienne avait quasiment disparu, la plupart de ses unités ayant été perdues pendant le conflit. Une paire de navires de transport a été acquise : le Vilcanota (1884) et le Péru (1885). En 1888, le croiseur Lima, acquis pendant le conflit avec le Chili, mais retenu par la Grande-Bretagne, arriva au Pérou. Au cours des années suivantes, les transports Iquitos, Chalaco, Santa Rosa et ont été incorporés à la flotte.
En 1907, les croiseurs Almirante Grau et Coronel Bolognesi sont arrivés à Callao. Trois ans plus tôt, une mission navale française, dirigée par le capitaine de frégate Paul de Marguerye, avait été envoyée pour restructurer l’organisation et le fonctionnement de l’école navale.
À la même époque, le Pérou était confronté à un climat de tension diplomatique sur des questions de frontières avec tous ses voisins. Ce climat a permis, avec l’aide de la mission française, l’achat de deux submersibles pour la marine péruvienne.
Engagements
Construction et arrivée au Pérou Après la signature du contrat, la construction des submersibles a commencé entre avril et . À la fin, l’entreprise française s’est vue confrontée à la difficulté de transporter ces deux petites unités depuis la France jusqu’au port de Callao. Pour cela, Maxime Laubeuf (le même ingénieur qui avait conçu les submersibles), a construit le Kanguroo, une véritable cale sèche qui naviguait et qui pouvait transporter sur de grandes distances, à sec, à l’intérieur, un sous-marin jusqu’à de longueur.
Le Kanguroo a ainsi emmené au Pérou en 1911 le Teniente Ferré, l’autre sous-marin péruvien. En , le Kanguroo a de nouveau quitté Toulon, cette fois avec le Teniente Palacios, avec les mêmes ordres que pour le transport du . Il devait faire escale à Rio de Janeiro, Montevideo et Buenos Aires, et de là faire le voyage direct jusqu’à Callao, ce qu’il a accompli. Le vapeur arrive à Callao le , apportant à l’intérieur le deuxième sous-marin de la marine péruvienne, le Teniente Palacios. Celui-ci fit sa première plongée dans les eaux péruviennes le , un an jour pour jour après que le Ferré ait effectué la même opération l’année précédente.
Élimination En raison du déclenchement de la Première Guerre mondiale, la marine péruvienne n’a pas pu acquérir les pièces de rechange vitales dont ce navire d’origine française avait besoin. Cependant, il a continué à servir jusqu’en 1919. En 1920, il a été décidé de suspendre les exercices de plongée. Son désarmement définitif a été décidé le , de même que pour le Ferré.
Notes et références
Notes
Références
Bibliographie . . . .
Liens externes . . . .
Voir aussi Liste des sous-marins du Pérou
Catégorie:Sous-marin de la Marine péruvienne Catégorie:Bateau lancé en 1912 Catégorie:Navire construit à Chalon-sur-Saône