Jean Turpin dit aussi en , né à Paris en et mort à Rome le , est un artiste peintre, graveur et imprimeur d'estampes français, ayant exercé son art en Italie.
Biographie Les premières années de la vie de Jean Turpin restent à ce jour peu documentées ; il est dit peintre-graveur parisienEdmond Bruwaert, La Vie et les œuvres de Philippe Thomassin, Troyes, Nouel et Paton, 1914, — sur Archive.org.. Vers 1587-1588, il est à Rome en compagnie de l'artiste Philippe Thomassin. Jean a épousé Bartholomée-Félicie, la sœur de Barbara Ungé, l'épouse de Thomassin. Installés à Rome, au départ via dell'Armata, les deux artistes et leurs familles vont travailler ensemble sur des productions gravées sur cuivre. Vers 1595-1596, ils déménagent leur boutique via Parione, plus commerçante. vignette| Les courtisans, cuivre daté 1599, d'après Pieter de Jode I. Le couple que forme Jean et Bartholomée-Félicie a au moins trois enfants, dont Jeanne, née à Rome le , et César (Cesare) né également à Rome le et qui devient peintre dans cette ville à partir de 1620.
En 1601, les affaires de Turpin, connut à Rome sous le nom de Giovanni Turpino, vont bien puisqu'il devient propriétaire et bailleur d'un immeuble via Arenula.
L'association entre Turpin et Thomassin prend fin devant notaire en ; cependant, en , les deux hommes négocient encore un important transfert de cuivres depuis chez l'imprimeur Raffaello Guidi « Guidi, Raffaello », notice du British Museum. ; un an plus tôt, meurt en effet Barbara, l'épouse de Thomassin, et se pose des questions patrimoniales. Le rôle de Turpin semblait surtout concerner la commercialisation des estampes produites en commun dans l'atelier auprès des libraires. Il existe cependant des cuivres signés uniquement par Turpin. Selon Edmond Bruwaert, il est possible qu'après 1602, Turpin, en réimprimant certains cuivres, choisisse d'effacer le nom de ThomassinBruwaert (1914), op. cit, . Christopher L. C. E. Witcombe, Copyright in the Renaissance: Prints and the Privilegio in Sixteenth-Century, Boston, Brill, 2004, .. L'un des recueils les plus fameux est la réimpression du Ritratti di cento capitani illustri, en 1600, aux cuivres signés par les deux français, mais dont les originaux et les textes avaient été composés par Aliprando Caprioli, et imprimés par Domenico Gigliotti quelques années plus tôt cf. G. Suster, Dell’incisore trentino Aliprando Caprioli, Trente, Zippel, 1903, ..
Après 1602, Jean Turpin possède boutique près l'église San Carlo ai Catinari Luca Calenne, Prime ricerche su Orazio Zecca da Montefortino (oggi Artena): Dalla bottega del Cavalier d'Arpino a quella di Francesco Nappi, Rome, Gangemi Editore, 2016, , note 23.. Après le décès de sa femme, il se remarie avec une romaine, Stefania de Nutis.
Turpin est aussi peintre ; il fut actif jusqu'à la fin de sa vie puisque en , il reçut commande d'un tableau représentant la Vierge et des anges, de la part du prince-cardinal Maurice de SavoieJorge Morales, « Le prince-cardinal Maurice de Savoie et les arts. Une esthétisation de l’identité nobiliaire au palais Orsini de Montegiordano à Rome », in: Seizième siècle, 12, 2016, , note 86 — sur Academia..
Turpin fut nommé marguillier de Saint-Louis, attaché à la direction des hospices, et semble avoir été un personnage important au sein de la communauté des artistes français installés dans Rome. Il fut enterré à la basilique San Lorenzo in LucinaBruwaert (1914), op. cit, ..
Notes et références
Liens externes
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