Les Treize est un opéra-comique en trois actes d'Eugène Scribe et Paul Duport pour les paroles du livret et une musique de Fromental Halévy, créé le à l'Opéra-Comique au premier Théâtre des Nouveautés (Paris).

Critiques Présent à la première représentation, le critique et compositeur Hector Berlioz publie dans le Journal des débats du , une critique positive de cette œuvre :

L'opéra Les Treize a suscité des avis et critiques très divers. Cet opéra est jugé «très estimé des connaisseurs» bien qu'il n'ait pas eu «un grand succès». Le synopsis de l'opéra a paru «intolérable» pour certains.

La musique d'Halévy a été jugé assez innovante et même déroutante pour le public de l'Opéra-Comique peu habitué au «luxe inusité des combinaisons harmoniques». Clément et Larousse parlent d'«innovations hardies» et juge la musique comme une «partition remarquable par la délicatesse de l'orchestration, l'originalité des rhythmes(sic), la nouveauté des effets d'accompagnement.»

Les morceaux, jugés les plus intéressants sont l'ouverture Il est dans Naples la jolie, le final du premier acte Trouble extrême, elle est là, le final du deuxième acte O ciel ! quoi ! me voilà marquise! et le morceau le plus connu de cet opéra, l'air chanté par Isella oui, je suis une grande dame.

Argument Dans l'auberge du père de Gennaio, aux environs de Naples.

Acte I (12 scènes)

Dans le premier acte, la scène représente un vestibule d'auberge en Italie près de Naples. scène 1. Dans cette scène sont présents Matteo et Gennaio qui sert un groupe de buveurs et de joueurs en train de chanter en chœur . Dans la scène 2, Odoard entre en scène, est reconnu par Gennaio et on apprend qu'il vient ici car il hérite d'un château. Il commande treize couverts pour le soir et annonce qu'une femme devrait le rejoindre. À ces mots, les voiturins se mettent à murmurer au sujet de la société des treize qui sont de jeunes gens réputés pour faire disparaitre les belles promises qui leur plaisent et citent l'exemple de Matteo, en pleurs, qui a perdu sa fiancée brune peu avant le mariage. L'inconsolable Matteo retrouve finalement la joie lorsqu'Odoard lui donne 10 ducats pour cesser son chagrin. La scène 3, Odoard annonce à Gennaio qu'il commande l'escorte de la future reine tandis que Gennaio, lui confie aimer une couturière du nom d'Isella pas assez riche pour pouvoir avoir une dot alors que son père veut le marier avec une femme plus riche. Gennaio s'est même engagé dans les lanciers sans prévenir son père pour ne pas se marier avec cette femme quitte à en mourir au combat. Odoard lui annonce que le colonel Hector, commandant le régiment de Gennaio, aurait des vues sur Isella. Scène 4 : Gennaio parle seul sur scène et se dit qu'en s'infligeant une vie de soldat, peut-être que son père reviendra sur sa décision et laissera Gennaio épouser Isella pour éviter l'armée. Dans la scène 5, Gennaio voit arriver le comte Hector, son futur colonel, déguisé en voiturin et dont le chant révèle que . Gennaio se rend compte qu'Isella est là alors qu'Hector demande une chambre.

Acte II (10 scènes)

Acte III (9 scènes)

Histoire des productions en France et à l'étranger La première L'œuvre a été créée en s'inspirant de la nouvelle d'Honoré de Balzac Histoire des Treize mais finalement en n'en gardant comme similitude que le titre et le nombre de jeunes seigneurs du prologue. Les Treize était initialement prévu en un seul acte mais Fromental Halévy en allongeant tant la musique qu'Eugène Scribe et Paul Duport, lui en ajoutent un second puis un troisième acte. Le succès de la pièce a été jugé médiocre pour les uns, secondaire pour certains, bon pour d'autres. Les répétition de l'orchestre se sont déroulées en même temps que celles de la pièce Le Planteur. Lors de la première représentation, l'acteur Chollet a obtenu un certain succès personnel involontaire lorsqu'il s'est présenté pour nommer les auteurs de l'opéra et en annonçant que la musique était de Léon Halévy (le poète). Cette méprise entre Léon Halévy, le poète et son frère Fromental Halévy, le musicien a provoqué l'hilarité de la salle.

Province et étranger La première représentation des Treize à Nantes, le fut un beau succès. La prestation de Bisot (dans le rôle d'Hector) fut appréciée de même que celle de madame Bisot (son épouse) Mr Bisot y joua «avec un goût et une verve de chaleur et de comédien remarquables» et pour Mme Bisot «on ne saurait avoir plus de coquetterie, de finesse et de talent».

A Toulouse, Les Treize ont été joués à partir du début au théâtre du Capitole où le avec Albert Renault et madame Riffault pouvant .

En Belgique, Les Treize a été joué dans un contexte particulier où aucune publicité n'a été faite pour la première de cette pièce. En effet, comme l'annonce Édouard Fétis dans une grande revue musicale : citant un exemple caractéristique, Édouard Fétis ajoute Il faut ajouter à cela l'impéritie des administrateurs, la date de la première représentation de cet opéra-comique a fait éclater de colère Fétis : .

Acteurs et costumes de la première représentation RôleHector, colonel de Lanciers napolitainsM. CholletOdoard, Feld Maréchal autrichienM. RoyGennaio, fils de l'aubergisteM. JansenneIsela, couturière Jenny Colon LeplusMatteoM. LéonLe greffier du BarygelM. Palianti

Œuvres

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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