vignette|L'église arménienne de Trébizonde, utilisée comme site de vente aux enchères de biens arméniens confisqués pendant la guerre et après le génocide arménien, en 1918. Trébizonde (aujourd'hui Trabzon) était un lieu d'exécution du génocide arménien dans l'Empire ottoman. La noyade en masse de victimes arméniennes fait partie des principales méthodes d'extermination choisies et Arméniens y ont succombé.

Par la suite, la ville héberge également d'importants procès contre les génocidaires.

Contexte Trébizonde est le théâtre de batailles cruciales entre les armées ottomanes et russes pendant la campagne du Caucase au cours de la Première Guerre mondiale. En , Tébizonde est conquise par l'armée russe du Caucase sous le commandement du grand duc Nicolas Nikolaïevitch et de Nikolaï Ioudenitch. L'armée russe se retire de la ville et des autres régions d'Anatolie en raison de la révolution russe.

Déroulement Eitan Belkind, membre de Nili, s'infiltre dans l'armée ottomane en tant que fonctionnaire, assigné au siège du Camal Pasha. Il déclare avoir vu l'immolation par le feu de ArméniensYair Auron, The Banality of Indifference: Zionism and the Armenian Genocide. New Brunswick, N.J., 2000, p. 181 et 183.. Le lieutenant Hasan Maruf, appartenant à l'armée ottomane, décrit le rassemblement de la population d'un village entier et son immolationSee, British Foreign Office 371/2781/264888, Appendices B., p. 6).. Le commandant de la Troisième armée, dans l'affidavit de 12 pages daté du , présenté aux procès de Trébizonde le , indique des immolations massives par le feu contre la population d'un village entier près de Mus. S. S. McClure, dans son ouvrage Obstacles to PeaceHoughton Mifflin Company, 1917, p. 400–4011 raconte qu'à Bitlis, Mus et Sassoun, et que .

Les Allemands, alliés des Ottomans, ont aussi assisté à l'immolation des Arméniens d'après l'historienne Bat Ye'or, qui écrit : B. Ye'or, The Dhimmi. The Jews and Christians under Islam, Trans. from the French by D. Maisel P. Fenton and D. Liftman, Cranbury, N.J.: Frairleigh Dickinson University, 1985. p. 95).

Pendant les procès tenus à Trébizonde où siégeait la Cour martiale, l'inspecteur local de services de santé, Ziya Fuad, écrit dans un rapport que le médecin Saib a causé la mort d'enfants en leur injectant de la morphine d'après les informations livrées par deux médecins (Ragib and Vehib) et collègues de Saib à l'hôpital du Croissant rouge de Trébizonde, où des atrocités avaient été évoquéesVahakn Dadrian, The Turkish Military Tribunal’s Prosecution of the Authors of the Armenian Genocide: Four Major Court-Martial Series, Genocide Study Project, H. F. Guggenheim Foundation, published in Holocaust and Genocide Studies, Volume 11, Number 1, Spring 1997.

Ziya Fuad, ainsi que Adnan (directeur des services de santé publique à Trébizonde) ont remis des témoignages signalant que deux bâtiments scolaires servaient à trier les enfants puis les envoyer vers la mezzanine, où ils étaient tués par des gaz toxiquesVahakn Dadrian, The Role of Turkish Physicians in the World War I Genocide of Ottoman Armenians, in Holocaust and Genocide Studies 1, no. 2 (1986): 169–192. Jeremy Hugh Baron écrit : Jeremy Hugh Baron, "Genocidal Doctors", Journal of the Royal Society of Medicine, November, 1999, 92, p. 590–93).

, consul américain à Trébizonde, relate : U.S. National Archives. R.G. 59. 867. 4016/411. April 11, 1919 report.. Le consul italien de Trébizonde en 1915, Giacomo Gorrini, raconte : . Hoffman Philip, chargé d'affaires à Constantinople, témoigne : Cipher telegram, July 12, 1916. U.S. National Archives, R.G. 59.867.48/356. The Trebizond trials reported Armenians having been drowned in the Black Sea. (Takvimi Vekdyi, No. 3616, August 6, 1919, p. 2).

Notes et références

Annexes Articles connexes Camps de Deir ez-Zor Camps de Ras al-Aïn

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