Les élections législatives françaises de 1981 à Wallis-et-Futuna se déroulent les et . Le député sortant Benjamin Brial (RPR) fait face à quatre candidats d'opposition, dont Petelo Falelavaki de l'UDF qu'il affronte au second tour. Brial est réélu avec 51,52% des voix. L'élection, contestée auprès du Conseil Constitutionnel par les candidats vaincus, est validée le .

Élus

Contexte politique Cinq candidats sont en lice : le député sortant Benjamin Brial du Rassemblement pour la République, le père Petelo Falelavaki du parti local soutenu par l'Union pour la démocratie française, Esitio Ata aux couleurs du Parti socialiste (liste Unité wallisienne et futunienne pour la coutume et le progrès socialiste), ainsi qu'un candidat divers droite, Mikaele Hoatau et un divers gauche, Napole Muliloto.

Lors des élections législatives précédentes de 1978 puis de 1979, Benjamin Brial et Petelo Falelavaki s'étaient déjà affrontés, Brial parvenant à être réélu député à chaque fois. En 1979, un candidat socialiste recueille néanmoins 2,5% des suffrages.

En raison des particularismes locaux, notamment la prévalence de la religion catholique et de la coutume, mais également de l'éloignement de Wallis-et-Futuna de la métropole (), l'élection de François Mitterrand comme président de la République française n'entraîne pas de en faveur du Parti socialiste. En effet, comme l'indique l'historien Frédéric Angleviel, dans ce territoire très catholique, l'appellation « socialiste » est vue comme synonyme de « laïcité » et donc . Jusqu'à cette élection, la vie politique locale est structurée .

Résultats Analyse Au premier tour, Mikaele Hoatau, Esitio Ata et Napole Muliloto sont éliminés. Les trois appellent à voter contre Benjamin Brial, qui est arrivé en tête avec près de la moitié des suffrages, devant son rival Petelo Falelavaki. Au second tour, Benjamin Brial l'emporte avec 51,52% des voix.

Résultats par circonscription

Contestation L'élection est contestée trois semaines plus tard () par les quatre candidats vaincus Petelo Falelavaki, Mikaele Hoatau, Napole Muliloto et Esitio Ata, ainsi que Basile Tui (conseiller territorial), Albert Likuvalu et Petelo Takatai (électeurs) et Soane Maiau, candidat remplaçant. ils dénoncent des pressions, la présence des chefs coutumiers dans les bureaux de vote et des irrégularités. Le Conseil Constitutionnel estime que ces irrégularités ne sont pas attestées et rejette leur demande le .

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Circonscription de Wallis-et-Futuna Liste des députés de Wallis-et-Futuna Élections législatives françaises de 1981

Wallis-et-Futuna 1981 Wallis-et-Futuna