La (en occitan : carrièra de Santa Filomèna) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès Description La rue Sainte-Philomène est une voie publique. Elle se trouve dans le quartier du Busca.

Elle naît perpendiculairement à l'avenue François-Frizac. Longue de , elle suit un parcours rectiligne, orienté au sud-est, parallèle à l'allée des Demoiselles et à la rue Léo-Lagrange. Elle croise successivement la rue d'Auriol, la rue Saint-Luc, la rue Georges-Picot et la rue Louis-Marc-Demouilles. Elle se termine au carrefour de la rue des Pyrénées.

La chaussée compte une seule voie de circulation automobile à double-sens. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à . Il n'existe pas d'aménagement cyclable.

Voies rencontrées La rue Sainte-Philomène rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :

Avenue François-Frizac Rue d'Auriol Rue Saint-Luc Rue Georges-Picot Rue Louis-Marc-Demouilles Rue des Pyrénées

Transports La rue Sainte-Philomène n'est pas directement desservie par les transports en commun Tisséo. Elle est cependant facilement accessible par la ligne du Linéo , qui parcourt l'allée des Demoiselles, et par la ligne de bus , qui dessert l'avenue François-Frizac, la place du Busca et la rue Léo-Lagrange.

Les stations de vélos en libre-service VélôToulouse les plus proches se trouvent sur les mêmes voies : les stations (47 allée Édouard-Branly), (8 allée des Demoiselles), (2 place du Busca) et (1 rue Bégué-David).

Odonymie vignette|gauche|Couronnement de sainte Philomène par Jules Jollivet (cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption, Montauban). La rue porte le nom de Philomène, sainte chrétienne dont le culte était en vogue au . Il est lié à la découverte en 1802 d'ossements dans les catacombes de Priscille, à Rome, attribués à une certaine Philomène, vierge et martyre, victime des persécutions ordonnées par l'empereur Dioclétien. Son culte se popularise en France à partir de 1835 grâce à Pauline Jaricot, fondatrice de l'œuvre de la propagation de la foi, et de Jean-Marie Vianney, le « curé d'Ars »Salies 1989, vol. 2, .. En 1904, l'archéologue italien Orazio Marucchi permet la réévaluation du dossier par Hippolyte Delehaye, qui conclut à l'inexistence de Philomène : en 1961, elle est rayée du calendrier liturgique par la Congrégation des rites.

Histoire La rue Sainte-Philomène est tracée en 1880 dans le nouveau quartier que fait lotir Xavier d'Auriol-Maison (1836-1888) sur la vaste propriété qu'il possède au sud de l'avenue François-Frizac, entre l'allée des Demoiselles et le chemin du Sauzat (actuelle rue Léo-Lagrange)Salies 1989, vol. 1, et vol. 2, .. La rue Sainte-Philomène en constitue l'axe principal. D'abord ouverte du côté de l'avenue François-Frizac, elle est progressivement prolongée jusqu'à la rue des Pyrénées.

Patrimoine et lieux d'intérêt 8 : maison Frenkiel.La maison est construite entre 1955 et 1956 sur une parcelle à l'angle de la rue Xavier-d'Auriol, pour le compte de , sur les plans de Michel Munvez, un architecte toulousain représentatif du mouvement Art déco, dont l'édifice conserve ici les formes. La maison s'élève en retrait par rapport à la rue. L'ossature est en béton et les façades sont couvertes d'un enduit clair. Elles sont animées par de légers décrochements, l'angle étant particulièrement mis en valeur par une rotonde. Le rez-de-chaussée est occupé par les pièces de service – garage, buanderie et chaufferie –, tandis que l'étage accueille les principales pièces de vie – cuisine, pièces de séjour, chambres et salle d'eau. Ce niveau est mis en valeur par un balcon filant du côté de la rue Xavier-d'Auriol, reliant la première chambre et le séjour, et un autre balcon du côté de la rue Sainte-Philomène, pour la deuxième chambre..

26 : maison Le Sine (premier quart du ).. 31 : maison (premier quart du )..

vignette| et 32 : façades des maisons. 32 : maison. et .. La maison, construite vers 1914, est représentative de l'influence de l'Art nouveau dans les habitations bourgeoises au début du . La maison s'élève en retrait par rapport à la rue et le jardin est fermé par un mur. Il est percé à gauche d'un grand portail en ferronnerie, dont les volutes portent le monogramme AL et la date 1808. La maison, large de deux travées, s'élève sur deux étages. Au rez-de-chaussée, le côté gauche est ouvert par une grande arcade voûtée en anse de panier, tandis que, sur le côté droit, un escalier monte au et à la porte d'entrée. La façade est enduite et mise en valeur par le dessin du chambranle de la porte et des fenêtres, souligné par un décor de volutes et des agrafes en stuc aux motifs feuillagés. De plus, les fenêtres ont des balconnets aux garde-corps en ferronnerie. L'élévation est surmontée d'une frise en céramique orange et vert..

34 : maison (premier quart du ).. 37 : maison.. 39 : maison Primerose (Jules Calbairac, premier quart du ).. 40 : maison (premier quart du ).. 42-44 : maisons doubles (1938)... 52 : maison (premier quart du )..

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie . Rémi Papillault (dir.), Laura Girard et Jean-Loup Marfaing, Guide d'architecture du en Midi toulousain, coll. « Architectures », Presses universitaires du Mirail, Toulouse, 2016 .

Articles connexes Liste des voies de Toulouse Liste des monuments historiques de Toulouse Liste des édifices labellisés « Patrimoine du » de la Haute-Garonne

Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ). Le Busca, notre quartier, site officiel de l'Association des riverains de la prison Saint-Michel et du Busca (consulté le ).

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