Jules-Jean Mabit est un médecin français né à Toulouse le et mort à Caudéran le . À Bordeaux en tant que praticien à l'hôpital Saint-André et professeur à l’École de médecine, il adopte en précurseur et promeut de nouvelles techniques comme l'usage du stéthoscope et l'homéopathie.

Biographie Jules-Jean Mabit naît à Toulouse le dans une famille d'origine bretonne. Mobilisé en 1797 en tant que chirurgien de troisième classe dans l'armée des Alpes, il participe aux campagnes d'Italie et d’Égypte. En 1802 il est chirurgien de deuxième classe au sein du corps expéditionnaire envoyé reprendre le contrôle de l'île de Saint-Domingue, qu'agite le mouvement indépendantiste dirigé par Toussaint Louverture. Blessé à la bataille du Cap-français, il est capturé par les Anglais ; sur le bateau qui l'emmène captif en Angleterre se déclare une épidémie de fièvre jaune qu'il contribue à soigner. Détenu deux ans à Plymouth, il regagne enfin la France grâce à un échange de prisonniers.

Après qu'il s'est installé comme chirurgien de marine en Bretagne, Mabit épouse en 1806 la cousineJoséphine de Poulpiquet du Hardouët. de l'évêque de Quimper .

En 1816 Mabit déménage à Bordeaux, où il est nommé médecin à l'hôpital Saint-André. Il enseigne la pathologie interne à l'École élémentaire de médecine de la ville à partir d'. Il est médecin de l’Hospice des enfants assistés, membre de la Société médicale d’émulation, et de la Société de médecine de Bordeaux. En 1829, Mabit est nommé membre titulaire du Conseil de santé.

Catholique pratiquant, royaliste affirmé, il reste à l'écart d'un milieu médical local plutôt libre-penseur, républicain ou bonapartiste. Son enthousiasme pour de nouvelles techniques passe mal chez ses confrères : il se fait ainsi le promoteur du stéthoscope, un instrument que Laennec vient d'inventer et dont il lui offre un exemplaire lors d'un passage à Bordeaux.

Mabit s'essaie aussi à l'homéopathie, qu'il utilise notamment lors d'une épidémie de choléra en 1832. Il ouvre une « clinique homéopathique » à l'hôpital de Bordeaux, s'attirant les foudres de ses confrères.

En 1841 il est réquisitionné par le préfet de Dordogne pour soigner à Périgueux une épidémie de suette miliaire, une infection aujourd'hui disparue.

Il accède à la charge de directeur de l'École de médecine de la ville, et est brièvement maire de Caudéran, en 1845, une commune désormais englobée dans Bordeaux.

Il meurt le , laissant au moins un fils, Jules-Joseph (1808-1881), médecin comme lui.

Publications

Hommages

À Bordeaux la place Mabit est nommée en son honneur en 1906 : là était alors l'école de médecine de la ville (la rue Jules-Mabit de la même ville est quant à elle dédiée à son fils).

Références

Liens externes

Catégorie:Naissance à Toulouse Catégorie:Naissance en janvier 1781 Catégorie:Médecin français du XIXe siècle Catégorie:Homéopathe Catégorie:Décès en mai 1846 Catégorie:Décès à Bordeaux Catégorie:Décès à 65 ans