Versailles II : Le Testament est un jeu vidéo d'aventure, développé par Cryo, sorti sur Windows en 2001. Le jeu a été réédité en 2004 sur PlayStation 2 et pour lecteur DVD de salon par The Adventure Company. C'est la suite de Versailles (1996).
Synopsis En 1700, Charles II est sur le point de mourir et sa succession est incertaine. Elle mènera, un an plus tard, à la guerre de Succession d'Espagne. Dans ce contexte, le joueur, Charles-Louis de Faverolles, jeune noble, arrive à la cour de Louis XIV avec l'intention de devenir diplomate. Son objectif principal est d'atteindre une situation sociale lui permettant de retourner à la cour d'Espagne pour retrouver Elvira, celle qu'il aime.
Scénario
Introduction Avant le commencement du jeu, une cinématique textuelle renseigne le joueur sur le contexte dans lequel le personnage se trouve.
En 1679, la famille de Faverolles s'est installée à Madrid, en Espagne, suivant Marie-Louise d'Orléans lorsqu'elle devint reine d'Espagne en épousant le roi Charles II. La mère de Charles-Louis, qui était femme de chambre de la reine, et cette dernière elle-même moururent brusquement en 1689. Charles-Louis fut renvoyé en France, pour être page de la Grande Écurie de Versailles, et y suivit trois ans de formation avant de retourner en Espagne.
En été 1699, alors que l'affaire de la succession d'Espagne agite la cour, Charles-Louis de Favorelles est de retour à Versailles dans l'objectif de devenir diplomate en Espagne.
Acte I Faverolles arrive dans la Grande Écurie de Versailles, avec une lettre de recommandation de la part de son père, pour Monsieur de Boisseuilh, son ancien maître d'apprentissage lorsqu'il était page, afin que ce dernier l'aide à devenir diplomate. Golipeau, un des palefreniers de l'Écurie, qui l'a connu quand il était page, le reconnaît et l'informe que Monsieur de Boisseulh est absent et ne reviendra que dans une heure. Faverolles lui annonce chercher un logement mais Golipeau lui répond que les hôtelleries et les logeurs n'ont plus de place, avant de lui recommander l'auberge du Pélican, située au Grand Commun. S'il s'y présente de sa part, il pourra y obtenir une chambre.
Arrivé dans l'auberge, l'aubergiste lui demande de le débarrasser d'un ivrogne qui boit, chante et joue de la trompette dans la salle principale. L'homme, ivre, ne souhaite pas qu'on le touche et semble être sourd à toute raison. Après être allé chercher un garde du prévôt, qui fit sortir l'ivrogne par la force, l'aubergiste propose, à Faverolles, pour le remercier, une chambre pour 50 livres par mois. Faverolles, n'ayant que 40 livres en poche, lui verse 35 livres et lui donne sa parole de gentilhomme que le reste sera payé dans les meilleurs délais, ce que l'aubergiste accepte.
De retour à la Grande Écurie, Faverolles écoute la conversation entre deux hommes, le duc d'Arcueil et l'ambassadeur d'Autriche, le comte de Sizendorf, qui discutent de la santé du roi d'Espagne, Charles II, et des grands bouleversements à venir, les possessions d'Espagne devant vraisemblablement revenir soit à un prince français soit à un prince allemand à la mort du roi. Golipeau apprend ensuite à Faverolles que Monsieur de Boisseuilh est de retour.
Dans les écuries, Monsieur de Boisseuilh est lui-même en pleine conversation avec le marquis de Dangeau. Ils s'entretiennent de nombreux vols de selles et caparaçons dans les écuries, ainsi que d'un vol de diamants qui est survenu dans les appartements du dauphin et pour lequel le roi aurait déjà une idée du coupable.
Après le départ du marquis, Faverolles remet la lettre de recommandation à Monsieur de Boisseuilh qui le charge d'aller remettre une scelle au Marquis de Torcy, ministre des affaires étrangères, ou à Blondel, son premier commis, et de solliciter à cette occasion un poste de diplomate en Espagne.
Après avoir récupéré la selle auprès de Golipeau, Faverolles se rend donc dans l'aile des ministres du château. Dans la pièce, pleine de monde, un gentilhomme assis sur un banc lui apprend qu'il est souvent nécessaire de verser un pot-de-vin aux huissiers, de trois livres selon l'usage, pour que ces derniers daignent donner accès aux ministres. En sollicitant l'huissier, Faverolles fait effectivement face à un refus, Monsieur de Torcy et Monsieur Blondel sont trop occupés pour le recevoir. Après avoir payé un pot-de-vin de trois livres, l'huissier accepte de prévenir le premier commis. Faverolles lui donne la selle et le sollicite concernant un poste de diplomate mais ce dernier refuse catégoriquement, en raison des affaires sensibles que le département des affaires étrangères a à traiter concernant l'Espagne et de la position de Faverolles dans cette affaire.
En sortant, le gentilhomme sur le banc lui suggère de se rendre au grand couvert du roi, où des personnes influentes peuvent être rencontrées. Faverolles décide alors de s'y rendre.
Après avoir récupéré son bagage au bureau des coches, il rentre à l'auberge du Pélican pour se préparer. Il prend son chapeau, ses gants et son épée, la tenue réglementaire pour entrer au château, et descend dans la salle principale de l'auberge. Après avoir parlé à l'aubergiste, qui lui rappelle sa dette de 15 livres pour laquelle il accepte de réfléchir à lui laisser jusqu'au lendemain pour payer, Faverolles discute avec Lhuillier, qui se trouve être sous-inspecteur des bâtiments du roi. Ce dernier lui dit qu'il ne parviendra pas à entrer au grand couvert sans recommandation, car si le roi soupe en public, il n'est pas possible de laisser entrer tout le monde. Il propose à Faverolles de parler aux huissiers de la chambre, Mesnards et Desnoyers, de « véritables cerbères », afin de laisser entrer Faverolles mais demande à ce dernier de jouer avec lui à un jeu d'argent. Faverolles ne dispose cependant que de peu d'argent et refuse de miser le médaillon d'Elvira, sa fiancée, auquel il tient comme à la prunelle de ses yeux. Lhuillier, afin de répondre à son souci d'argent et à l'avenir de Faverolles à Versailles, lui propose de remplacer son sous-inspecteur adjoint qui est souffrant, à la condition qu'il lui montre ses connaissances et son bon sens. La nouvelle chambre du roi étant en pleine création, Lhuillier l'interroge sur l'ordre d'intervention de différents de corps de métiers du chantier.
Les réponses de Faverolles conviennent à Lhuillier qui lui donne rendez-vous le lendemain matin, à 9 heure, au bosquet de la Colonnade, où l'on doit placer la statue de Proserpine enlevée par Pluton, de Girardon, et où il lui présentera Mansart, surintendant des bâtiments, duquel dépend sa nomination en tant qu'adjoint. À cet instant, un garde suisse pénètre dans l'auberge et Lhuillier, qui semble affolé, confie à la hâte un diamant à Faverolles, avant de quitter l'auberge.
En se dirigeant vers la porte d'entrée de l'auberge, Faverolles discute avec un joueur de toton, qui lui propose de mettre en gage le diamant que Lhuillier vient de lui confier. Le jeu consiste à miser sur un numéro présent sur le dé et de tourner la toupie sur laquelle sont inscrits les numéros, le numéro gagnant remporte la mise. Faverolles décide de miser le diamant mais le perd. L'aubergiste, étonné de sa victoire, le joueur perdait depuis le début de la journée, consentit à Faverolles de ne pas exiger le solde de sa dette immédiatement. Faverolles, quant à lui, se résigna à ne pas sortir.
Le lendemain, au bosquet de la colonnade, Faverolles, aux côtés de Lhuillier, assiste à une conversation houleuse entre Mansart et Monsieur Dupuis, jardinier du roi. Ce dernier se plaint des transformations incessantes des jardins qui le contraignent, pour la création d'un nouveau bosquet, à tout défoncer pour laisser passer les nouvelles canalisations. Mansart remarque Faverolles que Lhuillier présente comme celui qu'il souhaite voir remplacer son adjoint, ce que Mansart accepte. Ce dernier confie à Faverolles la mission de présenter les jardins à l'ambassadeur d'Espagne à 3 heures de l'après-midi et lui donne rendez-vous sur la terrasse. Lhuillier donne à Faverolles son salaire pour le trimestre (quartier) de juillet et lui demande de lui retourner le diamant dans l'après-midi.
Sur la terrasse du château, Mansart présente Faverolles au Marquis de Castel Dos Rios, ambassadeur d'Espagne, et Lhuillier confie à Faverolles les consignes et la clé des bosquets. Faverolles et l'ambassadeur visite le parc en passant par le tapis vert, l'orangerie et les nombreux bosquets du parc dont la salle de bal, le bosquet de l'Encelade et le bosquet du Marais. Pendant la visite, l'ambassadeur et Faverolles discutent de l'Espagne. L'ambassadeur expliquer que, le roi s'apprêtant à mourir sans héritier, il redoute que les puissances étrangères, la France, le Saint-Empire, l'Angleterre et la Hollande, s'accordent pour se partager les possessions espagnoles. Il explique également à Faverolles que l'entourage de la reine, aujourd'hui allemande, Marie-Anne de Neubourg, et que son entourage, en particulier la comtesse de Perlitz, a une influence politique néfaste. À la fin de la visite, l'ambassadeur dit connaître Elvira Malaga y Santiago, la fiancée de Faverolles, qui est la fille d'un de ses très bons amis. L'ambassadeur accepte d'aider Faverolles à rejoindre l'Espagne en lui promettant un passeport avant de le quitter pour rejoindre la promenade du roi.
De retour au Grand Commun, Faverolles doit rendre visite à Lhuillier. Avant cela, il se rend à l'auberge pour récupérer le diamant auprès du joueur de toton. Il parvient à le récupérer et paye, au passage, les 15 livres qu'il devait à l'aubergiste.
En pénétrant dans le bâtiment où réside Lhuillier, Faverolles se retrouve nez-à-nez avec un garde de la prévôté qui interdit l'accès à l'escalier menant aux appartements de Lhuillier. En se rendant dans les cuisines, Faverolles apprend par un laquais que la Prévôté est venu arrêter Lhuillier. Faverolles décide de ruser et de s'habiller en laquais et de porter à Lhuillier son plateau-repas pour que les gardes le laissent passer. Lhuillier est mis aux arrêts dans sa chambre et reconnaît Faverolles lorsqu'il pose son repas sur le bureau. Il le supplie de remettre le diamant qu'il lui avait confié au dauphin afin qu'il intercède en sa faveur auprès du roi, c'est une question de vie ou de mort.
Faverolles, en s'apprêtant à sortir du bâtiment, apprend de la part du laquais que le dauphin n'est pas à Versailles mais au château de Meudon avec deux de ses fils, le duc de Bourgogne et le duc de Berry, et que, parmi ses enfants, seul le duc d'Anjou est à Versailles. Ce dernier se trouve aux côtés du roi pour sa promenade et Faverolles se rend alors au bosquet de l'Encelade. Cependant, il ne peut approcher le duc d'Anjou, qui discute avec le roi, un garde du corps lui bloquant l'accès. Faverolles demande alors à l'ambassadeur d'Espagne, qui partage également la promenade du roi, de remettre le diamant au prince afin qu'il intercède auprès du roi en faveur de Lhuillier.
Une cinématique textuelle nous apprend le fin mot de l'affaire Lhuillier. Ce dernier, alors qu'il travaillait au service du dauphin à Meudon n'a pu résisté face à une boucle de trois gros diamants. Il en garda un pour sa maîtresse et tenta de vendre les deux autres mais l'orfèvre du roi reconnu les pierres. Le roi désirait que Lhuillier fût pendu mais grâce à Faverolles, et à l'intercession du dauphin, Lhuillier fut banni. Faverolles obtient par Mansart sa charge de sous-inspecteur des bâtiments ainsi que son logement au Grand Commun.
Acte II