La ligne A du tramway de Brest est une ligne de tramway desservant la ville de Brest, mise en service le . Longue de , la ligne relie en fourche la station Porte de Plouzané à l'ouest aux stations Porte de Gouesnou et Porte de Guipavas à l'est.

Histoire Chronologie 1984 : premières réflexions sur le retour du tramway ; 1990 : référendum sur le tram, le non l'emporte à plus de 80 % ; 2001 : le projet refait surface ; 2003 : concertation préalable ; 2007 : définition du tracé ; mars à : enquête publique ; : déclaration de projet préalable à la déclaration d'utilité publique ; début 2010 : début des travaux préparatoires ; : soudure du ; : début des essais ; : ajout de la ; : inauguration de la ligne. : mise en service des rames Alstom Citadis 305 sur la ligne

Le retour du tramway

Construction de la ligne

vignette|La rue de Siam en travaux en 2010. vignette|gauche|Pose de la voie rue de Siam en 2011. vignette|gauche|Logo du projet. vignette|Une rame au début des essais, en octobre 2011.

À l'issue de l'enquête publique qui a lieu du au .., les commissaires enquêteurs ont rendu un avis favorable le en émettant certaines réserves comme l'extension au sein du Technopôle Brest-Iroise jugé non prioritaire ou une amélioration du réseau de bus.. Les travaux démarrent dès le avec les déviations de réseaux, la métropole prend en effet le risque de commencer avant même que la ligne soit déclarée d'utilité publique. En réalité, quelques travaux préalables avaient été menés le mois précédent afin de permettre les modifications de circulation liées aux travaux (retrait de mobilier urbain, de bordures de trottoir, dispositions préparatoires pour mise à double sens de voies jusque-là à sens unique…), et les travaux mentionnés ne sont pas, officiellement, ceux du tramway, ce qualificatif nécessitant la déclaration préalable d'utilité publique du projet. La première phase de travaux est donc une phase de « dévoiement de réseaux ».. La déclaration de projet préalable à la déclaration d'utilité publique est adoptée par le conseil communautaire de Brest Métropole Océane au cours de la séance du .. L'objectif est de voir la fréquentation du réseau Bibus augmenter de 40 % à l'horizon 2014..

Les travaux de construction de la plateforme débutent début 2010, suivi en juin par la pose de la première pierre du centre de maintenance...

Le chantier est marqué par des opérations de déminage d'obus de la Seconde Guerre mondiale, la ville ayant été bombardée durant près de quatre ans.. Le site du centre de maintenance est particulièrement concerné, plusieurs mois de déminage entre et ont été nécessaires pour retirer d'explosifs et détruire 11 blockhaus avant de pouvoir entamer sa construction... La pose et la soudure du premier rail a lieu à la fin du mois d'. Si l'année 2010 a été consacrée à la construction de la plate-forme et à la pose des voies, l'année 2011 est consacrée à la pose des équipements et à l'alimentation électrique, de la signalisation et à l'aménagement des stations..

En une polémique éclate sur le choix du fournisseur des dalles de granit qui décorent les espaces publics le long du tram, les professionnels bretons craignent en effet que Eurovia, l'entreprise en change du chantier se fournisse en Chine, plus compétitive en termes de prix.. Début mai, la métropole annonce que les entreprises locales décrocheront une partie des contrats, en particulier le dallage de la place de Strasbourg, grâce à une clause sur le bilan carbone du transport des matériaux favorisant de fait la production locale.

Dans la nuit du 22 au a lieu une étape majeure du chantier avec la pose du nouveau tablier du pont de Recouvrance, l'ancien tablier datant de 1954 au tonnage limité () a été remplacé pour un nouvel ouvrage permettant de supporter les d'une rame de tramway, et doté d'encorbellements pour les piétons de part et d'autre.... Totalement fermé le afin de permettre son remplacement, l'ouvrage rouvre le , la circulation automobile et les bus ont été déviés par le pont de l'Harteloire..

Les essais débutent le sur un court tronçon entièrement barriéré à proximité du dépôt, avant de s'étendre progressivement au reste de la ligne au cours des mois suivant, le dernier tronçon vers Gouesnou voit les essais débuter en .. Les lourds travaux s'achèvent fin 2011 pour laisser place aux finitions et aux essais..

Fin , il est annoncé que le tram comptera 28 stations au total, avec la mise en service dès 2012 de la station Kerlaurent, dont le nom était initialement attribué à la station Eau Blanche, définie à l'origine comme une station « réserve » de la branche de Guipavas, mais dont la construction de à proximité a motivé la métropole à la construire de suite..

La marche à blanc, ultime phase d'essais consistant à tester la ligne en conditions réelles d'exploitation, a lieu du 5 au ..

Inauguration et distinctions

vignette|gauche|La foule le jour de l'inauguration. vignette|La rame inaugurale, venant de traverser le pont de Recouvrance, s'engage rue de Siam.

La ligne est inaugurée le à au bas de la rue de Siam en face du pont de Recouvrance en présence du maire François Cuillandre et du président de la région Bretagne Jean-Yves Le Drian, marquant le début de deux jours de festivités avec notamment une parade géante et un flashmob dans la soirée du ... Le réseau Bibus est gratuit durant le week-end inaugural ainsi que pour le premier jour d'exploitation..

Sa mise en service s'est accompagnée d'une refonte du réseau de bus qui n'a pas été sans critiques de la part des habitants de certains quartiers, notamment Saint-Marc, Saint-Pierre-Quilbignon et le Restic qui ont vu leur desserte réduite ou supprimée, soit par proximité avec la ligne de tramway soit lors d'ajustements par rapport à la fréquentation...

Le , l'association britannique des tramways et le magazine « Tramways & Urban Transit » ont désigné le tram brestois comme le deuxième « meilleur projet international de tramway de l’année » ex-æquo avec celui de Casablanca et derrière celui de Saragosse lors des Light Rail Awards...

Le tramway brestois a aussi été sélectionné pour le Trophée français de l'e-democratie 2011, pour le vote en ligne du nom des stations de la ligne.

Coût et financement du projet vignette|Le spectacle inaugural dans la soirée du 23 juin, place de la Liberté.

Le coût du projet est de 290 millions d'euros (en ) répartis de la manière suivante. : ingénierie études de maîtrise d'ouvrage : ; construction du centre de maintenance : ; achat du matériel roulant : ; construction des ouvrages d'art : ; construction des infrastructures voies et équipements : .

Il grimpe, en valeur de 2010, à 338 millions d'euros., et à en 2012, en euros constant.

Le financement du projet se répartit de la façon suivante, en valeur 2012 :

subventions, à hauteur de 24 % : État : ; Conseil général du Finistère : ; Union européenne : ; Région Bretagne : 4 % restant. emprunt : , dont à la caisse des dépôts et consignations. ; versement transport : ; recettes d'exploitation du réseau et de la publicité.

Évolution de la ligne En , Brest métropole engage le graissage des rails dans les courbes, une trentaine de zones dont les courbes de la place de la Liberté par exemple, grâce à un système de graissage intégré aux rames, afin de réduire les nuisances sonores, pointée par les riverains dès le début.. En , seule la rue de la Porte à Recouvrance reste à traiter, l'absence d'autorisations empêchant Keolis de traiter ce secteur.

En lors de la mise en place du nouveau réseau, la station de tramway Polygone change de nom pour devenir Polygone Arena nom lié à la salle de Brest Arena situé à proximité de la station.

Tracé et stations La ligne A est longue de . Elle est implantée en site propre sauf sur un court tronçon du boulevard de Plymouth à l'est de la station Keranroux et sur le pont de Recouvrance où les voies sont mêlées dans la circulation automobile. 55 % de ce site propre est engazonné. Des pistes cyclables accompagnent le tramway sur une part importante du tracé..

Tracé vignette|Le tramway sur la place de la Liberté. vignette|gauche|Une rame au terminus Porte de Gouesnou. vignette|gauche|Une rame à la station Château.

Le tracé naît avenue de la DFL (D 789), à proximité de l'usine Thalès et du centre d'exploitation et de maintenance de la ligne, accessible par un triangle de raccordement. La ligne continue sur cet axe et passe à côté du fort Montbarey avant de s'engager boulevard de Plymouth, qui compte un court tronçon mêlé à la circulation automobile entre les rues de Keranroux et Frégate Le Vengeur en raison de l'étroitesse de la voirie, contournant par le nord le bourg du quartier et ancienne commune de Saint-Pierre-Quilbignon puis, au niveau de la Brest Arena, la ligne bifurque à gauche pour s'engager rue du 19 mars 1962 puis rue Dupuy de Lôme, axes empruntés sur toute leur longueur situées dans le quartier de Quéliverzan, avant de tourner à droite juste avant le pont de l'Harteloire sur la rue Saint-Exupéry et sa pente de 8,59 % sur une longueur de Au fil du tram - le journal du tramway de Brest Métropole: http://www.letram-brest.fr/medias/11/25/1317895893.pdf, empruntée jusqu'au niveau de la salle Mac Orlan et passant au cœur du quartier de Recouvrance, où la ligne tourne à gauche rue de la Porte pour rejoindre le pont de Recouvrance qui, compte tenu de sa faible largeur, voit les voies tramway mêlé à la circulation automobile et permettant de franchir la rivière Penfeld et l'arsenal militaire coupants la ville en deux.

La ligne arrive sur la rive gauche et entre dans le centre-ville de Brest, elle s'engage dans la commerçante et piétonne rue de Siam, au milieu de laquelle les voies s'écartent pour passer de part et d'autre des fontaines Marta Pan, qui permet de rejoindre la place de la Liberté, que la ligne contourne par le sud, avant de s'engager sur l'autre grand axe commerçant et piéton de la ville, la longue rue Jean-Jaurès. Arrivée à l'autre bout de la rue se trouve la place de Strasbourg depuis laquelle la ligne bifurque à gauche sur la rue de Gouesnou (D 788) l'emmenant dans les quartiers de l'Europe et de Pontanézen dans lesquels la ligne emprunte la rue du puis la rue Cézanne avant de tourner à droite boulevard de l'Europe (D 205).

Arrivé au croisement permettant à la ligne de retrouver la rue de Gouesnou, la ligne se sépare en deux branches : la première bifurque à gauche pour reprendre la rue de Gouesnou, longe la zone industrielle de Kergonan par l'ouest puis passe entre la ZAC de l'Hermitage et la zone industrielle de Kergaradec avant de rejoindre son terminus situé à Gouesnou, en face du centre commercial E.Leclerc et de l'échangeur entre les départementales 112 et 788 ; la seconde continue sur le boulevard jusqu'à son terminus à Guipavas, en face de la zone commerciale de Froutven, en longeant la zone industrielle de Kergonan par le sud.

Principaux ouvrages d'art La ligne suit en quasi-totalité la voirie communale et quelques routes départementales et n'emprunte qu'un seul ouvrage d'art remarquable : le pont de Recouvrance, pont mobile emblématique de la ville, qui a vu son tablier remplacé afin de permettre le passage du tramway. Le tramway a aussi nécessité la reconfiguration de l'échangeur de Kergaradec, afin de supprimer son aspect autoroutier et d'y insérer la ligne..

Liste des stations vignette|Plan schématique de la ligne implanté aux stations, en 2012. Ce plan est ici implanté à la station Château, sur le quai en direction de Porte de Plouzané.

Ce tableau récapitule les stations de la ligne au , les correspondances données sont sujettes à modifications.

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