Ne t'assieds pas dans le traîneau d'autrui (), expression russe qui signifie est une pièce de théâtre du dramaturge russe Alexandre Ostrovski écrite en 1852 et publiée pour la première fois dans le n° 5 du mois de de la revue Le Moscovite. La première a eu lieu au Théâtre Maly de Moscou. Personnages Maxime Fedotytch Roussakov, marchand riche. Avdotia Maximovna, sa fille. Arina Fedotovna, sa sœur, vieille fille. Sylvestre Potapytch Malomalski, tenancier d'une taverne et auberge. Anna Antonovna, sa femme. Ivan Petrovitch Borodkine, jeune marchand, propriétaire d'une petite boutique et d'une cave. Victor Arkaditch Vikhorev, officier de cavalerie ayant démissionné de l'armée. Andréï Andréitch Barantchevski, fonctionnaire. Stepan, valet de Vikhorev. Garçon d'auberge. Garçon et fille (rôles muets).

Argument L'action se passe dans une petite ville de province. Avdotia, fille d'un riche marchand est amoureuse d'un jeune homme, Victor, ancien officier de cavalerie. Il est beau et parle bien et il n'a qu'un but : épouser une jeune fille riche pour profiter de sa situation. Mais le père de la jeune fille devine ses intentions et décide de le pousser à se dévoiler.

Histoire En 1852, les œuvres d'Ostrovski sont interdites de scène par la censure. Des années plus tard, il écrit : Sa nouvelle pièce est le résultat d'un compromis de ce genre: c'est un mélodrame, moins audacieux que la pièce Une affaire de famille et moins ambitieux que La Mariée pauvre, avec beaucoup de répliques tranchantes atténuées. Le personnage principal, Roussakov, est inspiré d'une personne réelle, le marchand Kocheverov, parent de l'acteur Prov Sadovski qui ravissait Ostrovski par son ouverture d'esprit et ses façons libres à l'égard de l'argent.

Ostrovski a ecrit sa pièce, qui s'appelait à l'origine On doit deviner quand les bonnes choses sont bonnes (Ot dobra dobra ne ichtchout), tout au long de l'année 1852. Le de cette année, Mikhaïl Pogodine écrit dans son Journal qu'il a entendu dire que la pièce a été lue par son auteur. Le , Ostrovski informe Pogodine que son texte a été envoyé au comité de censure Lettre d'Ostrovski à M. Pogodine, 19 novembre 1852, collection de la Bibliothèque Lénine, 1939, IV, p. 16.

Ostrovski fait jouer sa pièce pour la première fois chez son ami Nikolaï Panov (premier à collecter les manuscrits d'Ostrovski, œuvre reprise par Nikolaï Chapovalov). Un autre spectacle amateur de ce genre est monté à Pavlovski Possad, au théâtre de l'usine du prince Yakov Grouzinski, père de l'acteur Ivan Nikouline, mari de l'actrice Lioubov Nikoulina-Kossitskaïa. Productions La première a lieu au Théâtre Maly le , et la pièce est très applaudie et reçoit même les louanges de détracteurs d'Ostrovski, comme Vassili Botkine. La deuxième représentation et la troisième représentation remportent encore plus de succès, Kossitskaïa et Sadovski (dans le rôle de Roussakov) y étant considérés comme excellents. Cela marque d'après Lakchine la naissance de ce qui sera appelé plus tard le , l' Plus tard dans la saison, la pièce est montrée douze fois au Théâtre Bolchoï, ce qui marque les débuts d'Ostrovski dans ce théâtre А. Н. Островский и Малый театр / A.N. Ostrovski et le Théâtre Maly.

Au début du mois de , Ostrovski se rend à Saint-Pétersbourg pour la première fois. Il est accueilli par le directeur des Théâtres impériaux, Alexandre Guedeonov, devient ami de l'acteur Fiodor Bourdine qui aide à obtenir la permission du comité de la censure pour faire jouer dans la capitale une autre pièce d'Ostrovski, La Matinée d'un jeune homme ; sa première a lieu au Théâtre du Cirque le . Le , Ne t'assieds point dans le traîneau d'autrui est joué au Théâtre Alexandra et c'est encore un succès, malgré le jeu légèrement moins inspiré des acteurs que ceux de Moscou. Ostrovski doit quitter la capitale avant la première pétersbourgeoise ayant appris que son père se mourait. Nicolas Ier assiste à l'une des représentations et en est très favorablement impressionné, ayant résumé le message de la pièce en ce que S'adressant à Guedeonov et à sa propre suite, l'empereur déclare: Et il ajoute en français: Le lendemain, il invite toute sa famille à voir la pièce au théâtre.

En , la pièce est publiée dans Le Moscovite et plus tard en librairie. Des années plus tard, Nikolaï Dobrolioubov écrit dans Le Royaume de l'obscurité que Une telle

Références

Catégorie:Pièce de théâtre de 1853 Catégorie:Pièce de théâtre russe