Georges Kiefer, alias « commandant François », né à Brumath et mort le à Strasbourg, est un résistant français, chef des Forces françaises de l'intérieur du Bas-Rhin pendant la Seconde guerre mondiale.
Biographie Georges Kiefer est le fils de Jean Kiefer, boucher et de Marguerite Lapp. Le , à Brumath, il épouse Marguerite Christine Lorentz puis le à Strasbourg, en secondes noces, Élisabeth Murer.
Il travaille, à Strasbourg, à l'école de chauffeurs où il est maître mécanicien. Ayant été amputé du bras droit, il est surnommé « Le Manchot ».
Au sein de la résistance Après l'annexion de fait de l'Alsace, il s'engage très rapidement dans la Résistance. Il prend le pseudonyme de « François ». Il s'investit notamment dans les filières d'évasions comme celles de Charles Bareiss, René Brecheisen et Joseph Seger.
Au cours de l'année 1943, il adhère à la Septième colonne d'Alsace (réseau Martial) comme agent de renseignements. Il effectue des missions en Allemagne et transmet les informations recueillies au capitaine Jean Eschbach et au commandant Marcel Kibler.
Responsable des Forces françaises de l'intérieur (FFI) du Bas-Rhin En juin et , ses amis Monsieur et Madame Grosskost mettent à sa disposition le chalet où ont lieu les deux réunions de Grendelbruch qui organisent les Forces françaises de l'intérieur (FFI) pour la libération de l'Alsace et auxquelles il participe. À la suite de ces réunions, il est nommé responsable des FFI du Bas-Rhin avec le grade de commandant. Il prend, comme chef d'état-major, Frédéric Matter, directeur général de la brasserie du Pêcheur à Schiltigheim.
Georges Kiefer, divise son département en douze secteurs (Barr, Benfeld, Haguenau, Illkirch-Graffenstaden, Molsheim, Niederbronn-les-Bains, Obernai, Saverne, Sélestat, Wissembourg, Strasbourg-Ville et Strasbourg-Campagne) eux-mêmes divisés en 37 sous-secteurs. Les unités FFI mobilisées sont composées de combattants beaucoup plus âgée que dans les autres départements français car les jeunes ont été incorporés de force . Mais la présence de nombreux anciens de la Première Guerre mondiale, formés au maniement des armes et ayant déjà connu l'épreuve du feu, combinée aux évadés de la Wehrmacht, souvent ayant combattu sur le front de l'Est, en font des unités expérimentées très appréciées des alliés et de l'armée française.
Le , Georges Kiefer mobilise les FFI pour la Libération de Strasbourg par la 2e DB. Il dirige les actions des FFI qui aident la division à réduire les poches de résistance allemande et maintiennent l'ordre en attendant l'installation des instances gouvernementales.
Après la libération du Camp de concentration de Natzweiler-Struthof, l'état major du général de Lattre lui demande de superviser ce lieu où sont maintenant détenus les prisonniers civils allemands, les collaborateurs… Avec Jean Eschbach, nommé responsable du camp par Marcel Kibler, il met fin aux exactions revanchardes sur les prisonniers.
En , dans le cadre de l'opération Nordwind, les Allemands tentent de reprendre Strasbourg évacuée par les Américains. En accord avec le général Schwartz, gouverneur militaire de Strasbourg et commandant la région militaire, et Marcel Kibler, Georges Kiefer refuse d'évacuer la ville et décide de tenir jusqu'à l'arrivée de l'armée française.
Il déploie ses hommes le long du Rhin, leur présence trompe les Allemands qui surestime leur nombre et hésitent à réaliser un franchissement en force comme à Gambsheim. Face à cette tête de pont au nord de la ville, il fait venir, en urgence, une compagnie de la vallée de la Bruche sous les ordres du capitaine Jean Eschbach et une autre de Haguenau pour établir une ligne de défense à la Wantzenau. Elles tiennent jusqu'à l'arrivée des troupes françaises puis participent aux combats de Kilstett. Au sud de la ville, ses hommes se battent au côté de la Brigade indépendante Alsace Lorraine. Entre la ville et le Rhin, les FFI neutralisent les patrouilles de reconnaissance qui franchisent le Rhin comme celle qui atteint le parc de l'orangerie dans la nuit du 8 au .
L'offensive allemande est repoussée. Le , les Forces françaises de l'intérieur du Bas-Rhin sont dissoutes.
Après guerre
Après la guerre, Georges Kiefer gère un garage dans le quartier des Quinze à Strasbourg puis exerce la profession de moniteur d'auto-école. Il est membre de l'association des Anciens de la Résistance combattante (ARC) dont il devient le président d'honneur.
Décorations
() avec la citation suivante :
().
Reconnaissance
Une rue porte le nom de « Commandant François - Georges Kieffer » à Strasbourg dans le quartier du Neuhof.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
.
Articles connexes
Libération de Strasbourg Septième colonne d'Alsace
Liens externes
.
Catégorie:Résistant en Alsace Catégorie:Résistant alsacien Catégorie:Naissance dans le district de Basse-Alsace Catégorie:Officier de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Naissance en septembre 1893 Catégorie:Décès en juillet 1970 Catégorie:Naissance à Brumath Catégorie:Décès à Strasbourg Catégorie:Alsace pendant la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Décès à 76 ans