Yves Trémintin né le à l'île de Batz et mort le sur la commune de l'Île-de-Batz est un marin breton, enseigne de vaisseau de la marine royale française.
Biographie
Famille et formation Yves Trémintin est né le , sur l'île de Batz. Son père est Toussaint Trémintin, marin pêcheur, et sa mère Jeanne Le Bescond. Il eut une fille, mariée avec un capitaine au long cours, elle n'eut pas d'enfant. Pierre Trémintin, qui fut maire de Plouescat et Conseiller général du Finistère, était son petit-neveu.
Enfant, ses parents l'envoient chez un vieux maitre, contre quelques cadeaux, pour l'apprentissage de la lecture.. C'est à , en 1792 qu'il embarque comme mousse, ses formateurs sont des . Son premier embarquement est sur la frégate la Résolue, puis il va sur la Bellone. Une année plus tard, il est novice et embarque sur le Hook, toujours novice, il monte sur la Régénérée puis la Salamandre. Pendant cette période d'apprentissage il subit deux naufrages.
Marin de métier Après trois années d'apprentissage, en 1795 il devient matelot et embarque alors sur la Terreur. Le son navire étant pris par un Anglais et est envoyé sur les pontons ou il va vivre la dure expérience des prisonniers pendant soixante et un mois. Lors de sa libération, en 1802, il est suffisamment malade pour avoir besoin d'un temps de récupération avant de pouvoir ré-embarquer. C'est un an plus tard, en , qu'il reprend du service dans la marine d'État alors que c'est Napoléon qui est au pouvoir. Il est embarqué comme matelot sur des canonnières, utilisées pour l'escorte des convois marchands, jusqu'au mois de .
Après avoir quitté la marine nationale, il est admis au commandement de navires de commerces au petit cabotage il devient capitaine de la brigantine la Sophie, navire de la marine marchande. Durant cette période, il alterne les embarquements : dans la marchande, il est maître sur la Jeanne-Française et sur le dogre le Petit-Charles ; fait la course sur l'Amitié, un navire corsaire ; mais il est également pêcheur sur la Jeanette. C'est un marin instruit par de nombreuses lectures et des embarquements variés qui se présente et obtient le .
Cette certification lui permet par équivalence de reprendre, en 1823, du service dans la marine nationale comme . La France, alors sous la restauration, s'allie avec le Royaume-Uni et l'Empire russe, par le Traité de Londres (1827), pour pacifier la Grèce, en guerre avec la Turquie pour son indépendance. Les missions des navires concerne également la lutte contre les pirates Grec. On retrouve Yves Trémintin, alors pilote-côtier, qui après trois naufrages est sur la frégate la Magicienne, mais embarqué comme second du Panayoli, un brick, pris au pirates, pour le convoyer avec un équipage d'une quinzaine de marins. Cet épisode est vécu, avec le lieutenant Hippolyte Magloire Bisson, en 1827, met fin, avec les honneurs mais aussi une blessure handicapante, à sa carrière de marin.
Pensionné et décès sur l'île de Batz C'est boiteux et infirme, qu'il est retour sur son île, mais maintenu dans les cadres de la marine, par faveur spécial il reçoit sa solde d'enseigne de vaisseau, et avec la décoration de chevalier de légion d'honneur, reçue de la main de Charles X. Il se fait construire une maison, au Rhû, et est appelé avec respect le An Aoutrou Chevalier. Il va vivre sur son île jusqu'à sa mort, survenue subitement à , le .
Rapport d'Yves Trémintin (1836)
vignette|upright|Yves Trémintin chevalier de la légion d'honneur. Lithographie d'après un tableau de Maignen.
Distinction Le , Yves Trémintin, pilote côtier, est nommé Chevalier de l'Ordre Impérial de la Légion-d'honneur.
Hommage Le vitrail principal de l'église paroissiale de l'île contient une scène rappelant vécu en Grèce. Les canots de la station de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) de l'île de Batz s'appellent Pilote Trémintin et Pilote Trémintin II..
Ses épaulettes d'enseigne de vaisseau et la croix et l'épée de Chevalier de la Légion d'Honneur, qui ont été conservées pendant un temps dans la famille de son beau-fils Jean Hulot, ont été remises et sont conservées au Musée national de la Marine à Paris.
Représentation Un portrait d'Yves Trémintin, peint par « Maignen », a donné lieu à une lithographie intitulée : Un portrait d'Yves Trémintin, peint par François Nouviaire (1805-1837), est situé au ministère de la marine..
Notes et références Notes
Références
Bibliographie
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Voir aussi
Articles connexes Officier de la Marine française Hippolyte Magloire Bisson Île-de-Batz Pilote Trémintin, Pilote Trémintin II (SNS 088) Phare de l'île de Batz Sémaphore de l'île de Batz
Liens externes
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