Rémy Daillet-Wiedemann, né en , est un militant d'extrême droite complotiste français.

Depuis , il est soupçonné d'être impliqué dans trois affaires d'enlèvement d'enfant, puis depuis dans un projet de coup d'État ainsi que plusieurs projets d'attentats terroristes.

Biographie

Famille Petit-fils de Fernand Wiedemann-Goiran, industriel et député de Paris de à , et fils de Jean-Marie Daillet, député de la Manche de à , Rémy Daillet-Wiedemann grandit au sein d'une famille de huit enfants.. Il est également le neveu de Pierre de Boisdeffre, diplomate et directeur de l'ORTF de à , et le cousin germain d'Edwy Plenel, journaliste.

Rémy Daillet est père de sept enfants..

Scolarité

Rémy Daillet a effectué une partie de sa scolarité à l'Institut Saint Lo, à Agneaux (50), un établissement privé d'enseignement catholique qui comptait un millier d'élèves, du primaire au baccalauréat. Il y croisera entre autres le futur député de la Manche Philippe Gosselin, à qui il adressera plus tard en avril 2021 un message de menaces politiques

Début d'engagement politique À , Rémy Daillet-Wiedemann s'engage avec son frère dans la guerre de Yougoslavie au sein de la Garde nationale croate dans laquelle de nombreux nationalistes français s'enrôlaient.. Il participe à la guerre de Croatie.

Il rejoint le Modem en et devient responsable de la fédération de Haute-Garonne (Occitanie) en .. Il est exclu du parti le , après avoir été surpris en train d'enregistrer un débat lors d'une réunion interne du conseil national....

En , il entame une « grève du froid » (il reste en chemise à l'extérieur en journée et dort dans son automobile le soir) contre la fermeture de l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn. Les syndicalistes de l'usine y voient une « action politique », entamée sans concertation avec eux..

Dérives complotistes En , Rémy Daillet-Wiedemann lance un site destiné à la scolarisation des enfants à domicile sur lequel il développe des argumentaires complotistes.. La même année, il co-signe avec son épouse un livre sur ce sujet qui lui tient à cœur. Il considère que . Contre rémunération, il fournit une série de techniques et de documents permettant d'éviter de faire vacciner ses enfants.

En , dans le but de promouvoir l'instruction à domicile, il se rapproche des militants d'extrême droite Farida Belghoul et Alain Escada.

En , il part s'installer sur l'île de Langkawi, en Malaisie puis vend des séances de coaching en ligne pour s'installer à l'étranger.

En , il se montre proche de la mouvance QAnon.. ; il se fait . À l'automne , il publie des vidéos dans lesquelles il annonce ses velléités de coup d'État et affiche son programme insurrectionnel qui rassemble de nombreuses théories conspirationnistes ; il soutient le militant néonazi et négationniste Vincent Reynouard, et appelle au saccage des monuments mémoriels de la Seconde Guerre mondiale. Appelant principalement à la prise du pouvoir par un « renversement » armé du gouvernement français et la prise du palais de l'Élysée, il détaille sur son site internet (baptisé renversementdugouvernementfrançais.com) les mesures qu'il souhaiterait mettre en œuvre après avoir pris le pouvoir par la force : la , le rétablissement du bagne, la (théorie des « chemtrails »), l', l', la ainsi que l' et d'autres institutions de défense des droits humains comme le CRIF, la LICRA ou SOS Racisme...

En , son nom apparaît dans une enquête sur l'attaque d'une gendarmerie à Dax. L'assaillant explique avoir été influencé par Rémy Daillet-Wiedemann..

Affaires judiciaires Affaire Mia En , Rémy Daillet-Wiedemann est soupçonné d'être à la tête de l'organisation de l'enlèvement par plusieurs hommes d'une fillette de huit ans, Mia, qui résidait dans les Vosges chez sa grand-mère pour être remise à sa mère qui n'en avait plus la garde et n'avait plus le droit de la voir seule - puis retrouvée dans un squat en Suisse..

Avec sa femme et leurs trois enfants, il est interpellé par les autorités malaisiennes en , son titre de séjour étant arrivé à expiration. Il entame une grève de la faim pour protester contre son interpellation... Il est expulsé de Malaisie en direction de la France le , puis mis en examen par les autorités françaises dans l'affaire Mia, pour « complicité d'enlèvement d'un mineur de commis en bande organisée », et est placé en détention provisoire. À l'occasion de sa première audience, il annonce sa candidature à l'élection présidentielle de ..

En , le parquet de Nancy décide de se dessaisir au profit du Pôle antiterroriste de Paris, afin de les joindre aux faits déjà instruits par cette juridiction, considérant que les enlèvements d'enfant faisaient partie intégrante du plan d'action violentes visant le renversement de l'État.. Cette décision est contestée par l'avocat de Rémy Daillet..

En , Rémy Daillet-Wiedemann est remis en liberté sous bracelet électronique..

Autres dossiers d'enlèvements En , Le Parisien révèle que Rémy Daillet-Wiedemann est cité dans un projet avorté d'enlèvement d'enfant qui devait avoir lieu, à la fin de l'année , dans le Puy-de-Dôme...

En , il est de nouveau cité dans une autre affaire de soustraction d'enfants qui a eu lieu à Quingey dans le Doubs, en ..

Affaire terroriste En , Rémy Daillet-Wiedemann est mis en examen avec sa secrétaire pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », peu après avoir posté une vidéo visionnée des centaines de milliers de fois dans laquelle il met même en garde le président de la République, Emmanuel Macron.. Il est suspecté d'avoir constitué une organisation clandestine nationale qui aurait projeté des attentats contre des , soit des loges maçonniques et lieux du judaïsme, des centres de vaccination et des antennes 5G ; puis de faire un coup d'État en menant une offensive contre plusieurs lieux institutionnels, et contre d'autres cibles comme des personnalités ou des journalistes...

Cette opération secrète baptisée « Opération Azur » avait notamment pour objectif de s'emparer de l'Élysée, de l'Assemblée nationale et du ministère des Armées, et était menée avec le groupuscule néonazi complotiste Honneur et Nation... Pour son vaste plan de qu'il qualifie d', Daillet-Wiedemann mobilise un , en s'entourant d'une organisation structurée et hiérarchisée constituée de motivées parmi lesquelles comptent notamment 36 se répartissant le territoire, des militaires, des gendarmes et des policiers, en activité ou à la retraite, devenant selon , ou en vue de l'assaut final.

Le , sept personnes sont interpellées dans le cadre d'un dossier terroriste lié à Rémy Daillet. Il s'agit de cinq hommes et deux femmes, dont un ex-fonctionnaire de police et une avocate anti-vaccin, Virginie de Araujo-Recchia....

Honneur et Nation Les complices de Rémy Daillet sont issus du groupe néonazi Honneur et Nation fondé en à partir d'une scission de la Division nationaliste révolutionnaire () organisation skinhead néonazie créée par un ancien membre de Combat 18.... Dirigée par Sébastien Dudognon, Honneur et Nation est soupçonnée d'être une part intégrante de l' de Rémy Daillet : sous le nom de , ils auraient eu comme objectif de faire exploser une loge maçonnique à Lunéville. De plus, certains membres du groupe sont également mis en examen en pour un projet d'attentat contre Olivier Véran..

Publications .

Notes et références

Liens externes

Catégorie:Personnalité du Mouvement démocrate (France) Catégorie:Personnalité de l'extrême droite française Catégorie:École à la maison Catégorie:Théoricien du complot français Catégorie:Développement personnel Catégorie:Opposant à la vaccination Catégorie:Désinformation Catégorie:Naissance en 1967 Catégorie:Naissance à Saint-Lô