André Erulin, né le à Saint-Étienne et mort pour la France le à HanoïBase des morts pour la France de la guerre d'Indochine, , est un officier supérieur de l’armée française. Il est le père du colonel Philippe Erulin qui s’illustra lors de la bataille de Kolwezi.
Biographie Famille Il est le fils du colonel Louis-Joseph Erulin, Saint-Cyrien de la promotion d’Egypte (1883) commandeur de la Légion d’honneur, qui commanda le régiment d’infanterie à Verdun lors des combats du bois de la Caillette en .
Il est le père du colonel Philippe Erulin, Saint-Cyrien de la promotion Union Française (1954), commandeur de la Légion d’honneur, qui commanda le 2e Régiment Étranger de Parachutistes lors de la bataille de Kolwezi en .
Formation André Erulin est sorti de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1929, promotion Maréchal Gallieni. Il est ensuite diplômé de la promotion de l’École supérieure de guerre en 1939.
Campagne du Maroc Dès sa sortie de Saint-Cyr en 1929, André Erulin est affecté comme sous-lieutenant au régiment d'infanterie d’abord en Rhénanie puis à Dole. En 1933, le lieutenant André Erulin sert au Maroc au sein du régiment de tirailleurs marocains où il prend part aux opérations dans les territoires du Sud. Il combat notamment au combat de Koucer (aout 1933) et de Tizi (). Il y sera cité à l’ordre du régiment en aout 1933.
La campagne terminée, il rentre en France pour se préparer à l’École supérieure de guerre où il entre en 1938. Il est promu capitaine en .
Seconde Guerre mondiale
Campagne de France
Le , il est affecté à l’État-major de la division d’infanterie avec qui il fera toute la campagne de France et où il obtient une citation. Sur le point d’être fait prisonnier, il s’évade par deux fois et rejoint la zone libre en . Il est alors affecté au régiment d’infanterie à Saint-Étienne. Démobilisé en , il est ensuite placé en congé d’armistice en .
Résistance intérieure française
Entré début 1943 en résistance et dans la clandestinité au sein de l’Organisation de résistance de l'Armée (ORA) sous le pseudonyme de « Carlhian », le capitaine André Erulin organise et camoufle des parachutages dans le secteur du Mont-Dore, dans le cadre des opérations aériennes clandestines. Il sera d’ailleurs blessé gravement en lors d’un convoyage d’armes.
vignette|Fanion de la demi brigade FFI Erulin. Nommé chef de bataillon des Forces françaises de l'intérieur (FFI) le , il est nommé adjoint au chef du groupement 22 du Cantal puis prend le commandement du groupement 11 du Cantal le . Une semaine plus tard, il est nommé chef d’état-major départemental et c’est à ce poste qu’il mène les combats du Lioran et dirige le blocus de Saint-Flour.
Le , il prend le commandement de la colonne rapide du Cantal. Le , il est à la tête de la demi brigade, dite « demi brigade Erulin » où se fondent les colonnes rapides (Cantal) et 3 (Puy-de-Dôme) .
De juillet à , les FFI de la division d’Auvergne (agrégeant les maquis du Cantal, de l’Allier et du Puy-de-Dôme) harcèlent les troupes allemandes en retraite et obtiennent notamment, le au pont de Decize, la reddition de la colonne Elster forte de dont cinq généraux .
Il est nommé alors lieutenant-colonel FFI, et sera cité par deux fois pour ses actes de résistances.
Campagne d'Allemagne
Les FFI de la division d’Auvergne, deviennent « régiment d’Auvergne » et sont intégrés à la armée du général de Lattre en . Le régiment reçoit officiellement de ce dernier, en novembre son numéro « le 15.2 » et son insigne légendaire des « Diables rouges », puis son drapeau, remis en à Colmar par le général de Gaulle.
André Erulin prend alors la tête du bataillon du régiment d'infanterie dont est issue « la demi brigade Erulin ». Il est de tous les combats de la campagne d’Allemagne qui amèneront le « 15.2 » à Mulhouse (novembre), Colmar (février) puis Stuttgart (avril) qui lui vaudront trois citations. Il sera notamment blessé alors qu’il était à la tête de son bataillon le à Courtelevant.
André Erulin est remis au grade de chef de bataillon à titre normal en .
Guerre d'Indochine
Entre 1945 et 1949, il sert en états-majors en Allemagne ( et bureau du commandement des troupes et services de Berlin) et en France ( bureau de l’état-major de l’Armée, puis est affecté au cabinet militaire du secrétaire d’État aux forces armées, Max Lejeune). Il est nommé lieutenant-colonel en .
Il demande à servir en Indochine où il est muté en . Il est d’abord à l’état-major de la zone Delta Nord sous les ordres du colonel Gambiez puis adjoint du commandant du GMNA (groupe mobile nord-africain). En , il prend la tête du groupe mobile 4 qui allait s’illustrer en marge des combats de Vĩnh Yên en , de l’opération Méduse (), et enfin sur le Day où il est mortellement blessé le lorsque sa jeep saute sur une mine. vignette|Insigne du groupe mobile 4 Il meurt pour la France à l’hôpital Lanessan de Hanoï le . Le général de Lattre prononce son éloge funèbre lors de ses obsèques à Hanoï.
Le lieutenant-colonel André Erulin est considéré comme l’un des « maréchaux » du général de Lattre en Indochine . Il sera cité trois fois lors de son séjour en Indochine. vignette|In memoriam
Décorations vignette|Décorations du Lieutenant-Colonel André Erulin. Le Lieutenant-Colonel Erulin est titulaire des décorations suivantes :
(1 palme, 2 étoiles de vermeil, 3 étoiles d’argent) (1 étoile de vermeil, 1 étoile d’argent, 1 étoile de bronze) (décret du )
avec agrafe Maroc, Sahara et Extrême Orient
Médaille d’Honneur de la Reconnaissance franco-alliées
Bibliographie Il publie en 1947 avec le Capitaine Emile Mairal : Du Cantal au lac de Constance, journal de marche du 1-152, – .
Le journal de marche que le lieutenant-colonel André Erulin a tenu quotidiennement en Indochine, entre et sa mort pour la France en , est publié par son petit-fils Arnaud Erulin en . vignette|Journal de Marche en Indochine du Lieutenant-Colonel André Erulin vignette|Du Cantal au lac de Constance
Notes et références
Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française avec rosette Catégorie:Titulaire de la médaille des évadés Catégorie:Titulaire de la croix du combattant Catégorie:Titulaire de la médaille coloniale Catégorie:Titulaire de la médaille des blessés de guerre Catégorie:Naissance à Saint-Étienne Catégorie:Naissance en octobre 1907 Catégorie:Décès en juin 1951 Catégorie:Décès à Hanoï Catégorie:Décès à 43 ans Catégorie:Militaire français de la conquête du Maroc par la France Catégorie:Militaire français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Militaire français de l'armée de Vichy Catégorie:Militaire français de la guerre d'Indochine Catégorie:Colonel français Catégorie:Décès dans l'État du Vietnam