La Citroën-Kégresse P1T (ou K1) est un semi-chenillé français des années 1920. Il est basé sur la modification d'une Citroën B2 avec un propulseur Kégresse-Hinstin, à chenilles en caoutchouc. Elle a eu un usage à la fois civil et militaire.

Désignation Initialement désignée K1 (pour Kégresse), elle est désignée également P1T, le P signifiant propulseur et le T traction.

Conception vignette|gauche|Une P1T testée par l'Armée française en septembre 1922. Le moteur est le Citroën type B2 à quatre cylindres de , donnant une cylindrée . Il a une puissance de .

La carrosserie de base est de type , avec la possibilité de transporter deux passagers à l'arrière sur une banquette amovible et deux personnes à l'avant.

Le propulseur est à entraînement négatif : la poulie motrice est à l'arrière du propulseur et entraîne la chenille, tendue par la poulie avant. Le poids du véhicule ne s'applique pas sur une seule roue mais est réparti sur les quatre (trois initialement) galets intermédiaires par un balancier. Un type neige est développé, avec des chenilles plus larges.

Service

Expéditions africaines vignette|gauche|Les autochenilles K1 de la première mission Haardt-Dubreuil à Foggaret Ezzaouia. Cinq Citroën K1 sont utilisées pour la première , organisée par Georges-Marie Haardt et Louis Audouin-Dubreuil et menée fin 1922-début 1923.

Des K1 sont également utilisées dans les expéditions menées par le prince égyptien en 1923.

Quatre K1 sont utilisées en parallèle des Renault MH de la première mission Gradis en novembre-. Audouin-Dubreuil repart en janvier- pour une nouvelle traversée du Sahara avec trois K1.

Utilisation militaire vignette|Prototype de tracteur blindé d'infanterie sur châssis P1T. La P1T est testée par l'Armée française début 1922. Elle commande plusieurs dizaines d'exemplaires. Ils sont principalement utilisés comme véhicules de liaison tout-terrain. En 1923-1924, l'Armée teste également au Maroc l'emport d'un poste émetteur-récepteur ER13 et de son équipe, répartis en deux voitures P1T.

Une commande d'une dizaine d'ambulances à empattement de chenilles plus long est passée pour être utilisée dans les Alpes et au Maroc, tandis que l'aéronautique maritime en utilise quelques P1T du modèle standard pour tracter des hydravions. En 1923, l'armée teste un prototype d' sur châssis P1T, avec une caisse entièrement blindée et une tourelle. La utilise le châssis P4T. Deux tracteurs de ravitaillement partiellement blindés sont également testés en 1924.

Les P1T sont utilisées lors de la guerre du Rif en version sanitaire, mais dans les années 1930, elles sont principalement réservées à la formation des équipages. Au total, environ 70 P1T ont été utilisées par l'Armée française.

Références

Bibliographie . .

Liens externes

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