Ly Yong Phat est un homme d'affaires d'origine cambodgienne, mais qui possède la double nationalité cambodgienne et thaïlandaise. Il dirige depuis 1992 d'un important consortium industriel et commercial nommé d'après ses initiales L.Y.P. Group Co., LTD).
Ly Yong Phat est aussi un homme politique (l'un des conseillers commerciaux du gouvernement royal du Royaume du Cambodge (depuis 2000), conseiller économique spécial du Premier ministre Hun Sen (depuis 2000), et sénateur (depuis 2006), peut être grâce à sa fortune, car il a été estimé que le coût d'un siège de sénateur au Cambodge était en 2001 estimé à . ).
Selon l'ONG Mother Nature Cambodia et divers commentateurs, Ly Yong Phat (surnommé « le roi de Koh Kong » en raison de son pouvoir dans la province de Koh Kong), fait partie de l'« élite » politique et économique corrompue du pays, et a construit sa fortune sur divers trafics, dont du trafic de sable de silice (dénoncé en 2017), acheminé du Cambodge vers plusieurs pays voisins, via des cargos (vraquiers) appartenant à la compagnie de Ly Yong Phat.. Mi-, ce sont locales et internationales qui demandaient la libération des deux militants de Mother Nature, Doem Kundy et Hun Vannak, arrêtés et emprisonnés le , pour avoir filmé (en pleine mer, devant le littoral du district de Kiri Sakor) ces navires.
Biographie Il est né au Cambodge en 1958, dans la province de Koh Kong ..
Carrière Carrière d'Homme d'affaires Ly Yong Phat se serait lancé dans le commerce dans les années 1980, devenant rapidement l'un des hommes d'affaires les plus puissants du pays, au travers du consortium qu'il a créé : LYP Group (pour Ly Yong Phat Group). Ce Groupe devenu l'un des plus puissants du pays, s'est développé et diversifié dans les domaines de l'hôtellerie, de la sylviculture (plantation d'hévéas, extraction de caoutchouc) . de l'agriculture (Sucre et canne à sucre notamment), de l'immobilier, dans la construction d'infrastructures (ex : construction du Pont Kaoh Kong), ainsi que dans l'industrie du divertissement et des médias (depuis 2015). Il est propriétaire d'un grand un parc animalier, des projets d'infrastructure et de biens immobiliers situés au centre de plages de sable blanc, dans des forêts tropicales isolées et sur les monts Cardamom connus pour leur faune encore abondante (tigre d'Indochine y compris). Selon Ly Yong Phat, son consortium d'entreprise (L.Y.P Group) a le ..
Il fait partie des okhna sino-khmers, oknha est un titre honorifique récemment donné à l'oligarchie sino-cambodgienne des riches entrepreneurs et/ou politiciens. ces derniers semblent être d'importants soutiens de la dictature mise en place par le premier ministre, qui en échange facilite leur enrichissement, faisant qu'ils sont souvent une forte relation de codépendance avec le régime du PPC, considéré comme de plus en plus autoritaire au fur et à mesure du temps. Selon le journal Bangkok Post, en 2013 .
Son image d'Homme d'affaires a cependant été entachée par divers scandales et notamment par des reportages montrant (dans le Phnom Penh Post notamment) des enfants mis au travail par ses sociétés sucrière, alors qu'ils auraient dû être à l'école, écoles que le Groupe se vante de subventionner. Cette affaire a suscité des appels au boycott du sucre produit au Cambodge en Europe et les États-Unis et a attiré l'attention des australiens qui se sont aperçus qu'une de leurs banques prêtait de l'argent à Ly Yong Phat.
Richesse Selon le journal Bangkok Post Ly Yong Phat était en 2013 classé douzième personne la plus riche du Cambodge d'après ses revenus connus, mais ses activités sont en partie opaques, et d'autres sources le classeraient comme étant l'Homme le plus riche du pays. Il est assurément la personne la plus riche l'industriel le plus connue de sa province, dans le sud-ouest du Cambodge le long de la frontière thaïlandaise ., ce qui au Cambodge n'est pas forcément un titre élogieux dans ce cas, car Koh Kong a la réputation d'être une région de mafia où la corruption et la violence s'expriment le plus, dont en raison du trafic de drogues dures, de cigarette, d'alcool frelaté et de personnes (la prostitution y est courante), le trafic de produits électroniques et de vêtements de marque aurait le port de comme plaque tournante pour le pays.
Alors que depuis la fin des années 1990, des rapports et articles se succèdent pour dénoncer l'exploitation forestière illégale, l'extraction de sable et l'accaparement des terres dans la région de Koh Kong, les protecteurs de l'environnement y sont volontiers emprisonnés pour des motifs futiles (prendre des photos par exemple) et en 2012, un militant écologiste connu au Cambodge (Chhut Vuthy) a été abattu par un agent de sécurité qui avait reçu l'ordre d'une entreprise chinoise de se saisir de l'appareil photo du militant.
Carrière politique Selon F Mangin du Centre de recherches internationales de Sciences Po (CERI) les magnats du Cambodge ont accumulé leur capital . Ainsi, alors que l'entreprise Pheapimex semble être la première source de financement du PPC (Teng Bunma aurait même financé le coup d'État de 1997), en mars 2004, Ly Yong Phat (alors notamment directeur général de Hero King (société d'import-export créé en 1995, qui distribue des produits de base et - en exclusivité - de nombreuses marques de cigarettes et la boissons énergisantes Red Bull et de sodas et boissons alcoolisées au Cambodge et dans des pays tiers) ., à Bangkok, avec le général Chawalit Yongchaiyut (qui a été Premier ministre et plusieurs fois ministre de la Thaïlande, ministre de La Défense notamment), il se serait personnellement et financièrement impliqué dans les négociations entre le Premier ministre cambodgien Hun Sen et son opposant le prince cambodgien Norodom Ranariddh (second fils de Norodom Sihanouk, ayant présidé le parti « royaliste » cambodgien, le Front uni national pour un Cambodge indépendant, neutre, pacifique et coopératif (Funcinpec), jusqu'en octobre 2006).
Ly Yong Phat est conseiller commercial du gouvernement du Royaume royal du Cambodge (depuis 2000), et même conseiller économique spécial du Premier ministre Hun Sen (depuis 2000).
Il est aussi sénateur depuis 2006, peut être grâce à sa fortune, car il a été estimé que le coût d'un siège de sénateur au Cambodge était en 2001 estimé à .
Biographie en 1992, il crée sa propre société (LYP ou L.Y.P.) et en est PDG en 2000, il est nommé « Délégué du Gouvernement pour le développement de la province de Koh Kong », et devient « Conseiller économique spécial » du Premier ministre Hun Sen en 2001, il devient vice-président de la Chambre de commerce du Cambodge en 2005, il devient conseiller principal de l'Association de la famille chinoise Ly en 2006, il est élu au Sénat du gouvernement du Royaume Royal du Cambodge
Accusations de corruption, passe-droits et de trafic Bien qu'une loi « LANGO », qui présente les caractéristiques d'une loi-bâillon visant à restreindre la liberté d'association et de parole pour de nombreuses ONG (y compris internationales) au Cambodge, au motif qu'elles menaceraient prétendument la « sécurité nationale », « l'unité nationale », « la paix, la stabilité et l'ordre publicLe FFMP est une initiative conjointe du Centre cambodgien pour les droits de l'homme (CCHR) ; de l'Association cambodgienne des droits de l'homme et du développement (ADHOC), et du Centre américain pour la solidarité internationale du travail (ACILS), techniquement assistés par le Centre international pour les Not-For-Profit Law (ICNL). Leur rapport annuel est téléchargeable : https://www.icnl.org/post/assessment-and-monitoring/cambodia-fundamental-freedoms-monitoring-project, plusieurs ONG cambodgienne confrontés aux infractions et abus de pouvoir de Ly Yong Phat, de sa famille et de leurs entreprises, ont continué à dénoncer leurs activités illégales. C'est le cas notamment de : l'ONG Mother Nature Cambodia qui, malgré l'emprisonnement de plusieurs de ses jeunes militants, a mis à jour et fait connaitre un trafic de sable de silice et un système d'évasion fiscale impliquant une entreprise détenue par Ly yong Phat ; et des privilèges exhortants accordés par le gouvernement à son Groupe (LYP Group) ; l'ONG Equitable Cambodia, qui accuse les plantations de cannes à sucre et usines sucrières de Ly yong Phat (et en particulier de la société sucrière de Phnom Penh : Phnom Penh Sugar Co. Ltd., de la société Khon Kaen Sugar Company opérant dans la province de Koh Kong, ou la société Mitr Pohl Sugar Company opérant plus au nord dans la Province d'Otdar Mean Cheay) de se développer sur des concessions foncières illégales, au détriment de milliers de villageois des populations autochtones, chassées de chez eux. Equitable Cambodia est l'une des plus grandes ONG locales de défense des droits fonciers du pays, représentant des centaines d'habitants victimes d'expropriation, de déplacement forcé, etc. Le , dans plusieurs grands journaux du pays, la Phnom Penh Sugar Co. Ltd. a fait imprimer des annonces accusant le directeur exécutif d'Equitable Cambodia (Eang Vuthy), d'avoir fait des déclarations fausses et trompeuses au sujet d'Oknha Ly Yong Phat, et d'avoir causé « l'irréparable dommage » à la réputation du sénateur ainsi qu'à celle de son entreprise sucrière. . Or, ont fait remarquer d'autres journaux, d'une part, Eang Vuthy n'avait pas suggéré que le sénateur était impliqué dans le scandale, et d'autre part si au moment de sa plainte pour diffamation, le sénateur affirmait n'avoir aucune implication dans la gestion ou la propriété des compagnies impliquées, au moment des faits, Ly Yong Phat était bien impliqué dans chacune de ces sociétés et dans l'expulsion forcée de milliers de villageois ; en 2006 et 2007, il était notamment président de l'une des sociétés et actionnaire principal de sa coentreprise. En août 2016, Eang Vuthy (et deux autres membres de son personnel, Chheang Phea et Phen Kimsong) ont été poursuivis pour diffamation et condamnés alors même que le procureur admettait qu'il n'y avait pas suffisamment de preuves pour étayer ces accusations. avant que, finalement, une décision de la Cour d’appel (en ) les fasse libérer, car aucune preuve ne montrait qu'il y ait eu diffamation ... À la suite de ces attaques faites par un sénateur intimement lié au gouvernement en place, qui a voté des lois de plus en plus liberticides, Adilur Rahman Khan, secrétaire général de la FIDH et Gerald Staberock, secrétaire général de l'OMCT, ont appelé les autorités cambodgiennes à , et à , car FIDH & OMCT (2020) Down, but not out (Rapport établi sous la direction d'Alice Mogwe et Gerald Staberock, coordonné par Delphine Reculeau, Justine Lavarde, Hugo Gabbero) ; 30 pages intitulé publié à Paris et Genève le par the Observatory for the Protection of Human Rights Defenders (FIDH-OMCT), affilié à Front Line Defenders, le gouvernement cambodgien a, notamment avant les élections générales de juillet 2018, fortement accentué sa répression vis à vis des défenseurs des droits humains. Ce rapport est issu d'une mission d'information qui s'est rendue dans les provinces de Phnom Penh, Kampong Chhnang, Battambang, Banteay Meanchey et Siem Reap, et qui conclut que la répression s'est fortement accrue à l'encontre des défenseurs des droits fonciers et environnementaux, de l'activité syndicale, des droits des femmes, de la liberté numérique ou de la presse et des journalistes. Hun Sen, Premier ministre au pouvoir depuis 1985 gère le parti unique à l'Assemblée nationale (le CPP qui contrôle la justice et les forces de sécurité du pays et qui a dissous le principal parti d'opposition, le Parti du sauvetage national du Cambodge ou CNRP en , avant les élections de 2018). Ce rapport se conclut par des recommandations au gouvernement du Cambodge, mais aussi à l'Union européenne, aux Nations unies, aux pays donateurs et à d'autres parties prenantes pour sortir de cette situation.