vignette|armes de la famille vignette| indiquant l'état civil de Jean Bonnot et de son épouse Henriette des Barres. Archive de la ville Breda du . Jean Bonnot de Cormaillonou Jean Bonnot Heer Van Cormaillon, né à Brüssel en 1539 à Anvers et décédé vers 1590 à Veere, est un noble du Saint-Empire romain germanique, militaire et diplomate de Frédéric III, électeur du Palantinat et du prince Guillaume Ier d'Orange-Nassau. Il est banni par jugement de la ville de Bréda le .

Bourgmestre d'Anvers en Aout 1581-1584.

Inscrit à l'Université de Louvain (02/05/1554), puis à l'Université de Dole (1557) en même temps que Philippe de Marnix de Sainte-Aldegonde.

Biographie

Famille

Jean Bonnot de Cormaillon est né de l'union d'un membre de la noblesse du Saint-Empire romain germanique par son père, Jean Bonnot, écuyer et maréchal des logis des souverains des Pays-Bas, et d'un membre de la noblesse du Pays-Bas par sa mère, Walburg Van Der Aa. Il est le descendant de Jean Bonnot, conseiller et maître des comptes des ducs-comtes de Bourgogne.

Il est membre de la noblesse du Saint-Empire romain germanique, seigneur de Cormaillon et seigneur de Roerheym. À partir du , il obtient le titre de gouverneur de Veere.

Il épouse Henriette des Barres, fille de Willeen Des Barres et de Margarete de Gevarre, née en 1540, veuve du jonker Steven van Zuylen, Van de Haer, intendant de Maximilien d'Egmont. Elle est la femme à qui la réforme des Pays-Bas doit son plus fort appui. Elle est la première femme à assister au souper des calvinistes à Bréda. Elle et son mari prêtaient leur maison de Bréda pour des sermons secrets et aux assemblées du consistoire.

Il suit des cours de droit dans les universités de Louvain et de Dole. En 1553, à l'âge de 14 ans, il s'inscrit à l'université de Louvain puis, en 1557, il se tourne vers Dole.

Il est le père d'Étienne Bonnot (), docteur en droit et procureur du parlement de Dole, époux de Marguerite Faveret, restée catholique. Il est l'arrière-grand-père d'Étienne Bonnot (1623-1683), maire de Dole de 1663 à 1672 .

Le couple Bonnot vit quelques années à Janskerkhof 23 Utrecht..

Le Compromis des Nobles 1565-1567

vignette|, page 2, indiquant l'état civil de Jean Bonnot et de son épouse Henriette des Barres. Archive de la ville Breda du . Il participe avec sa femme au Compromis de Bréda en signant, avec d'autres nobles réunis chez Philippe de Marmix, un engagement s'opposant à l'Inquisition espagnoleIl figure dans la liste des signataires du Compromis des Nobles établie par G. BONNEVIE-NOEL, Liste critique des signataires du Compromis des Nobles, dans Société d'Histoire du Protestantisme Belge, Série V, Livraison 3, Bruxelles, 1968, sous le nom de Junius, alias J. de Jonghe (n°71). Voir aussi Jean de Bonnat Seigneur de Cormaillon, Biographisch woordenboek der Nederlanden, Deel 3, 1858, A.J. van der Aa.. Cette confédération est dirigée, entre autres, par le frère de Guillaume le Taciturne, le comte Louis de Nassau. Ils sont bannis le . La sentence de bannissement est proclamée par le conseil des Troubles : « »

À Bréda, avant l'arrivée du duc d'Albe, un groupe s'était formé, réunissant des catholiques et des réformés néerlandophones, wallons et du Saint-Empire, tous proches de la cour d'Orange. Parmi eux, le Hennuyer Jean de Bonnot, avec sa femme Hélène des Barres et Arnoult de Landas, seigneur de Péronne, ainsi que le pasteur wallon François Du Jon jouent un rôle important dans l'organisation du synode de Wesel en 1568. Lorsque les Alba dispersent les groupes calvinistes et que beaucoup s'enfuient au Palatinat, on retrouvait dans la liste des nobles confédérés des familles comtoises comme Bonnot ou d'Andelot.

Diplomate des Princes Calvinistes

À la suite de l'invasion ratée des Pays-Bas méridionaux par Guillaume , les princes du Saint-Empire convertis au calvinisme envoient un émissaire auprès de l'électeur palatin afin de réunir leurs deux armées avec lesquelles Wolfgang, Duc palatin de Deux-Ponts complotera avec les Huguenots en vue de l'invasion de la France. Il part quelques mois chez son frère Étienne Bonnot pour le comté de Bourgogne, dans la ville de Dole, puis revient vivre à Heidelberg comme diplomate de l'électeur du Palatinat Frédéric III. En 1566, il partit avec une mission similaire en Savoie, en juillet à Condé, en 1568/9 en Angleterre, à l'automne 1571 en France. En 1568, il déménage en Savoie, puis en Angleterre à la faveur d'une mission du prince d'Orange-Nassau lui demandant de l'aide. En 1570, Jean s'installe avec son épouse au 23 Janskerkhof à Utrecht puis de nouveau en France en 1571.

Jean, à Heildelberg, ajoute enfin sa contribution à l'œuvre de Bonaventure Vulcanus, en précisant qu'il se tient d'ores et déjà en état d'alerte. Il est également prêt à suivre Jean-Casimir dans se course effrénée aux Pays-Bas. Il illustre ses propos martiaux par une prière tirée du Psaume XX, cité dans la traduction du poète écossais Georges Buchanan :Tu, servator, open fer, tu si respirais, arma

Nec soca cupimos, nec timemus hostica.

Gouverneur de Veere

Le prince Guillaume le nomme gouverneur de Veere le . Il propose alors aux Anglais une expédition sur le Walcheren, pour le libérer des catholiques.

En , il se rend à Utrecht en tant qu'otage pour remplacer Philippe de Marnix de Sainte-Aldegonde, qui est alors autorisé à aller en Hollande pour participer aux négociations de paix durant le siège de Leyde.

À sa libération en 1575, il est fait membre de la commission de paix commerciale de Bréda. Puis en 1579, il prend une dans la défense et la reconquête de la Zélande contre Mondragon.

En 1581, il quitte sa résidence aux Pays-Bas pour s'installer au Palatinat du Rhin, proche de l'électeur.

Principaux du Conseil de Jean-Casimir du Palatinat À l'arrivée de Jean Casimir en 1578, Jean Bonnot de Cormaillon est appelé l'un des « Principaux du Conseil ». Malgré des tensions avec d'Orange, il devient de nouveau Gouverneur de Veere. Il est envoyé par Johan Casimir en compagnie de Jan Asseliers et Mouiellerie en ambassade en Anjou. À la mort du prince Guillaume, il revient en Paltz.

Notes et références

Voir Aussi

Bibliographie

Rene-Cornelis Backhuizen van den Brink, Het huwelijk van Willem van Oranje met Anna van Saxen, historisch-kritisch onderzocht, Johannes Müller, 1853

Liens externes

Liste des nobles confédérés du Compromis de Bréda

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