Le brocart de Fès est une étoffe de soie de luxe rehaussée de dessins brodés d’or et d’argent selon les techniques propres à la ville de Fès au Maroc. Ce tissage est une tradition disparue ailleurs en Afrique du Nord. Le dernier atelier confectionnant encore ce tissage se situe dans la médina de Fès.

Histoire .,

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Protection du savoir faire droite|vignette|Un atelier de brocart à Fès en 2017. Le dernier maître-tisserand du brocart en Afrique du nord est Abdelkader Ouazzani, tisserand âgé de 79 ans dans son atelier de la ville de Fès où il répète les mêmes gestes depuis 63 ans.

Dans le but de pérenniser le tissage du brocart de Fès, un métier menacé de disparition, un accord de partenariat a été conclu récemment à Fès, entre des représentants de l’UNESCO au Maroc, de la direction régionale de l’artisanat et de l’économie sociale de Fès, de la chambre d’artisanat de la région de Fès-Meknès et de la direction de la formation professionnelle et de la formation continue des artisans..

En vertu de cet accord, une formation d’une durée de 9 mois sera dispensée à 8 jeunes artisans, garçons et filles de moins de 35 ans, sélectionnés au terme d’un concours en vue d’assurer la relève et de perpétuer le métier du tissage du brocart.

Ce partenariat lie aussi l’Unesco et le maître-artisan Abdelkader Ouazzani, le dernier maître du métier du brocart, dans la perspective de création d’un atelier de formation des apprentis au brocart.

De plus, certains créateurs de caftan marocain comment Simohamed Lakhdar, dans l'idée de préserver cet art, ont présenté une collection de caftans basée sur le brocart de Fès. En retravaillant d'anciens motifs et en en créant de nouveaux Simohamed Lakhdar a tenté de donner une nouvelle vitalité à cet ancien artisanat marocain..

Description du métier

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Tissage

Plusieurs artisans interviennent dans le tissage du brocart:

Le zouaq qui est le dessinateur esquissant les formes et les couleurs du motif sur le papier en utilisant les crayons appropriés, la forme et les couleurs étant convenus entre le maitre-artisan et le client. Le nyar qui est l’artisan qui fabrique la lame et le métier à tisser, c’est un indépendant qui travaille à l'extérieur de l'unité de production. Le medewar qui est celui qui enroule les cannes de bambou avec du fil, cette étape précède l’opération de tissage. Ce processus est appelé «bobinage » ou « comptage ». Le jebbad qui est l’artisan qui tire de ses mains les fils de crin en paquets, l’un après l’autre car c’est l’ensemble de ces tas qui forme le dessin souhaité. Le mâalem qui est le maître-artisan, celui qui accompagne toutes les étapes de la production et qui dicte à chaque intervenant dans le processus du tissage sa mission et contrôle leur travail. Sa fonction est la plus importante aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’atelier. C’est lui qui bobine lemtawa avec les fils en soie, qui choisit la forme et la couleur des motifs en concertation avec le client et le dessinateur, qui fixe le prix, qui achète les fils et les prépare. De façon générale, c’est lui qui se charge de toutes les tâches faisant partie du processus de tissage. Il détermine notamment le nombre de dessins et de fils qui formeront le motif afin d'obtenir le produit requis.

Notes et références

Articles connexes

Artisanat marocain Culture du Maroc Caftan au Maroc

* Catégorie:Culture marocaine Catégorie:Culture berbère Catégorie:Vêtement marocain Catégorie:Vêtement de cérémonie Catégorie:Vêtement d'extérieur Catégorie:Vêtement d'intérieur