Klebsiella terrigena est une espèce bactérienne à Gram négatif du genre Klebsiella.

Description

Les bactéries de l'espèce K. terrigena sont des bacilles Gram négatif, anaérobies facultatives, non mobiles et ne sporulant pas. Leur largeur est de à pour une longueur de à . Elles sont capables de croître sur gélose à et . Contrairement à Klebsiella pneumoniae et K. oxytoca, elles sont capables de croître à mais pas à . Ces bactéries sont positives au test Voges-Proskauer. Elles sont capables de produire de l'histamine contrairement aux bactéries des complexes K. pneumoniae et K. oxytoca.

Nomenclature et taxonomie

Initialement décrite comme bactérie du genre Klebsiella, cette espèce a reçu l'épithète terrigena (ter.ri.ge'na. L.n. terra qui veut dire sol; L. suffixe gena signifiant origine) pour évoquer le lieu d'isolement initial d'une partie des souches étudiées dans l'article de description. La souche type de cette espèce est la souche 84Dans l'article de description, elle porte les numéros L 84 et CUETM 77-176 isolée d'eau potable. Elle est déposée dans les principales collections de cultures bactériennes sous les numéros ATCC 33257, CIP 80.07, DSM 2687 et NCTC 13038.

Des comparaisons phylogéniques entre les gènes codant l'ARNr 16s et rpoB de cette espèce et ceux d'autres espèces de Klebsiella ont suggéré une classification dans un nouveau genre, Raoultella. Un temps adoptée, des études phylogénétiques plus robustes ont montré dès 2014 que l'ancien genre Raoultella était niché au sein des Klebsiella et devait donc être abandonné.

Habitat Elle a principalement été isolée à partir d'échantillons de sols non pollués et d'eaux de surface ou buvables, mais rarement chez l'homme. Des études ont estimé que moins de 1% des personnes en bonne santé hébergent cette espèce.

Pathogénie Peu après sa description, il a été montré que cette espèce possède de nombreux facteurs de virulence exprimés par d'autres espèces de Klebsiella telles que Klebsiella pneumoniae, cependant il n'était pas prouvé que K. terrigena soit responsable de maladie chez l'homme.

En culture, il a été démontré que R. terrigena convertit directement la mélamine en acide cyanurique. Les rats colonisés par R. terrigena ont développé des dommages rénaux induits par la mélamine plus importants que ceux non colonisés. Raoultella terrigena est soupçonnée d'être un facteur potentiel de toxicité de la mélamine chez l'humain par extrapolation des résultats en culture, et de sa présence dans la flore buccale chez l'homme.

Depuis la découverte de ses gènes de virulence, Raoultella terrigena a été reconnue responsable de différentes affections chez l'homme comme des abcès sous-unguéaux, des pneumonies, des endocardites infectieuses, des bactériémies et septicémies. Une revue de la littérature portant sur 363 cas d'infections dues à R. terrigena a montré une mortalité s'élevant à environ des cas, souvent liée à son profil de bactérie multi-résistante.

Références

Bibliographie

Catégorie:Enterobacteriaceae Catégorie:Espèce de bactéries (nom scientifique) Catégorie:Bactériologie clinique Catégorie:Bactérie décrite en 1981 Catégorie:Bactérie décrite en 2001