Pierre-Joseph-Adalbert Philis, né le à Arras (Pas-de-Calais) et mort à Paris le , est un avocat, journaliste et homme politique français.
Biographie Pierre-Joseph-Adalbert Philis, issu d'une famille originaire du Var, naît le à Arras. Il est le fils de Jean-Joseph Philis et de Firminie Thérèse Solange Fournier. Né à Solliès-Pont le , mort à Versailles le , son père, Jean-Joseph Philis, est commis-greffier, puis secrétaire de la municipalité de Solliès-Pont de 1796 à 1812. Il devint successivement chef de bureau à la préfecture du Var, secrétaire général de la préfecture du Pas-de-Calais, sous-préfet de Saint-Jean-d'Angely et de Péronne et conseiller de préfecture à Versailles.
Adalbert Philis effectue sa scolarité au collège royal de Versailles, puis étudie le droit à la faculté de Paris. En 1855, il fait partie des douze secrétaires de la promotion annuelle de la Conférence des Avocats du Barreau de Paris.
Il devient avocat à la Cour d'appel de Paris et se lance en parallèle dans une carrière politique sous le Second Empire. Il se rallie aux idées du groupe des Cinq, rassemblant les députés républicains de l'Assemblée, et se lie avec Émile Ollivier. En 1863 et en 1869, il est candidat de l'opposition au Corps législatif dans la deuxième circonscription du Var. Il se présente aux élections législatives de dans le Var, mais est battu par le candidat de la majorité dynastique, Aimé Lescoat de Kervéguen. Il se porte à nouveau candidat à la députation du Var en 1869 mais échoue de nouveau.
En , il est choisi par Émile Ollivier comme secrétaire général au ministère de la Justice puis est nommé conseiller d’État. Il est élu conseiller général du canton de Solliès-Pont le . À la chute du ministère Olivier, il quitte la vie politique et retourne au barreau de Paris.
Après la mort du Prince Impérial, il dirige le journal Le Napoléon, influencé par le prince Jérôme Napoléon. En 1891, il est choisi pour l'un de ses exécuteurs testamentaires. En 1890, il est nommé liquidateur judiciaire du canal de Corinthe et il constitue une société nouvelle pour l'achèvement des travaux.
Adalbert Philis a publié dans la Revue des Lettres et des Arts () deux épisodes de la vie administrative de son père sous le titre « L'Envers de l'histoire ». Il a fourni à la Revue Bleue une série d'articles sur la question de l'unification de l'Italie.
Il meurt le dans le 6ème arrondissement de Paris.
Notes et références
Catégorie:Avocat français du XIXe siècle Catégorie:Journaliste français du XIXe siècle Catégorie:Conseiller général du Var Catégorie:Naissance en avril 1831 Catégorie:Naissance à Arras Catégorie:Décès en mars 1898 Catégorie:Décès dans le 6e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 66 ans