Le Falcon 50, construit par Dassault Aviation à partir de 1976, est le troisième avion d'affaires, et premier tri-réacteur de la famille Falcon.

Historique Afin de répondre à la demande américaine d'un avion d'affaires à long rayon d'action, Dassault Aviation commence en 1974 l'étude du Falcon 50. L'avion devra parcourir soit avec les réserves 121, rendant possible la traversée de l'Atlantique Nord ou des États-Unis sans escale. Le Dassault fut le premier avion d'affaires pouvant franchir l'Atlantique sans escale en respectant les normes du transport public et le premier avion civil à être équipé d'une voilure supercritique.

Il est basé sur une extrapolation du Mystère 20 avec un troisième réacteur placé en pied de dérive, il porte brièvement au stade de prototype le nom de . Dassault Aviation ayant déjà lancé d'autres projets tels que le et , la désignation est finalement choisie. Le premier , sorti d'usine le est le seul Falcon à avoir été équipé de sièges éjectables. Le premier vol a lieu le et la certification est obtenue le .

Le modèle a été remplacé en par le 50EX (Extended range) motorisé par des moteurs Honeywell TFE731-40-1C ( de poussée, identique à la première motorisation mais avec une consommation réduite et des potentiels d'inspection augmentés). Le dernier est sorti de chaîne en 2007, il porte le .

L'extrapolation est le Falcon 900 qui est doté d'un fuselage élargi.

La Marine nationale française l'utilise dans le cadre des missions de surveillance maritime dans une version modifiée (Falcon 50M Surmar : surveillance maritime) depuis des appareils existants livrés à un total de , le premier d'un lot de quatre livré le et le dernier d'un second lot le .. L'avion de surveillance maritime Falcon 50 est modifié en 2024 avec une nouvelle tourelle optronique Euroflir 410 de Safran. L’appareil est baptisé Triton. En , il est prévu que quatre restent en service jusqu’en 2030 et qu'il soit remplacé par le Falcon Albatros.

Spécifications (Falcon 50)

Caractéristiques (Falcon 50M Surmar) vignette|upright=1.25|Falcon 50 de la Flottille 24F. Huit appareils en service dans l'Aviation navale en 2016 au sein de la flottille 24F basée à Lann-Bihoué. Mêmes caractéristiques techniques que plus haut, mais des modifications :

Vitesse maximale : Mach 0,86 (, ) à la masse la plus faible ; Vitesse : ou ; Distance franchissable : ; Rayon d'action : ; Autonomie : ; Plafond : ; Équipage : .

Baies d'observation Une trappe de plancher permettant le largage en vol de huit conteneurs SAR/SECMAR (ensemble de survie contenu dans un radeau gonflable) ; Radar : THALES Ocean Master 100 (OM 100) incorporé ; Caméra infrarouge et thermique : FLIR Chlio (Thales Detexis) ; Système de communication satellitaire : Inmarsat C.

Opérateurs militaires thumb|Dassault Falcon 50, Aeronautica Militare

Marine nationale française : 8 x Falcon 50M Surmar Force aérienne de la République islamique d'Iran Aeronautica Militare Forces royales air

ex-Yougoslavie

Anciens opérateurs vignette|upright=1.25|Falcon 50 du gouvernement yougoslave à Bâle, en 1984.

Forces aériennes suisses

Attaque de l'USS Stark

La frégate fut touchée le , par deux missiles antinavires Exocet très probablement tirés par un Falcon 50 modifié (surnommé Suzanne) irakien durant la guerre Iran-Irak.

Accidents et incidents

Le , un entre en collision en vol avec un Piper PA-28-181 Archer lors d'une approche VOR/DME-A vers l'aéroport de Teterboro entraînant la mort des deux membres d'équipage du Falcon 50 et d'une personne au sol ; Le , le Falcon 50 de Juvénal Habyarimana, alors président du Rwanda, est abattu par deux missiles au-dessus de l'aéroport de Kigali, évènement déclencheur du génocide au Rwanda ; Le , vers (MSK), un Falcon 50 heurte au décollage avec son aile droite et son train d'atterrissage droit un chasse-neige présent sur la piste de l'aéroport international de Vnoukovo à Moscou. L'accident fait quatre morts : Christophe de Margerie, président directeur général de Total, l'unique passager, ainsi que les trois membres d'équipage de nationalité française (Yann Pican, Maxime Rassiat et Ruslana Vervelle).

Le , un Falcon 50 sort de piste à l’aéroport international de Greenville-Spartanburg en Caroline du Sud. Cet accident fait deux morts et deux blessés graves.

Dans l'après-midi du , le Falcon 50M SURMAR codé 5, effectue un atterrissage d'urgence à l'aéroport de La Réunion-Roland-Garros. L'avion a déclaré un « Mayday » à la suite d'un feu au niveau de l'APU. L'incident ne fait aucun mort, tous les passagers sont évacués par la pisteDelphine Gérard. Un Falcon 50 de la marine atterrit en urgence sur la piste de l'aéroport de Gillot. Réunion La 1ère, 8 mars 2022. Lire en ligne.

Le , lors du vol Harmony Jets 185, un Falcon 50 d'une compagnie maltaise transportant le chef d'état major des forces armées libyennes et sept autres personnes s'écrase en Turquie.

Voir aussi

Notes et références

Liens externes

Falcon 50 sur le site de la Marine nationale française Airliners.net Dossier sur le Falcon 50 Marine sur French Fleet Air Arm

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