Constance Coline, nom de plume de Colette Mayer-Grunbaum connue aussi sous son nom de femme mariée de Colette Clément, née le à Paris et morte le dans la même ville, est une écrivaine française.

Biographie

Elle naît dans une famille aisée qui fréquente les milieux artistiques. Son père Philippe Ernest Albert Mayer étant mort en 1903, sa mère Laure Hirsch se remarie en 1909 avec Léon Grünbaum, un coulissier connu de la place de Paris. Sa famille est amie avec Léon Blum, le pianiste Alfred Cortot, le violoniste Jacques Thibaud, Jean Cocteau. Elle est amie avec Lisette de Brinon, « leurs deux familles ont suivi un parcours parallèle : celui des négociants juifs alsaciens «montés» à Paris après la défaite de 1870 »Bernard Ullmann : Lisette de Brinon, ma mère : une juive dans la tourmente de la Collaboration . Colette admirera Henri Franck frère de Lisette et brillant normalien. Grâce à sa famille, elle découvre dès 1912 la Côte d’Azur.

Son amour de jeunesse Maxime François-Poncet (1898-1918), étudiant en lettres frère d'André François-Poncet meurt à la guerre. Son frère publiera certains poèmes dans l’Anthologie des Écrivains Morts á la Guerre.

En 1921, elle épouse Philippe Clément, un agent de change avec pour témoin Léon Blum. Après avoir fait des études de médecine, elle publie, sous pseudonyme, un roman de mœurs, Chacun pour soi, en 1932.

Elle passera avec son mari des vacances chez les Brinon et les accompagnera même à Berlin aux Jeux olympiques d'été de 1936Bernard Ullmann : Lisette de Brinon, ma mère : une juive dans la tourmente de la Collaboration p. 37-38. Dans sa biographie elle portera un jugement sévère sur son ancienne amie. Elle est également l'amie de Colette Jéramec première femme de Drieu la Rochelle dont le couple deviendra l'ami. Elle est aussi proche de Jacques Rigaut, René Clair, Aragon, Emmanuel Berl qui lui dédicacent leurs ouvrages sur lesquels elle apposera son ex-libris. Certains livres portant des envois de ces célébrités atteignent des prix considérables thumb|Ex-libris Colette Clément aka Constance Coline.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle entre très tôt en résistance et n'échappera que de justesse à la Gestapo et aux camps en raison de ses origines juives et participe à la Libération de Paris.

Très attachée à la Presqu'île de Saint-Tropez, où elle loua dès 1927 la moitié de Fonperdu à La Pesquière, elle a créé l’Association pour la protection de la presqu’île de Saint-Tropez et a participé à la restauration de la Chartreuse de la Verne.

Publications Romans Chacun pour soi, Plon, 1932 La main passe, Flammarion, 1934 Nathalie ou le clair-obscur, La Jeune Parque, 1945 Le Jardin des fées, La Jeune Parque, 1946 Et même un peu farouche, Denoël, 1962

Théâtre Septembre, Théâtre du Vieux Colombier, 1938 Éblouissement, d'après The Shining Hour de Keith Winter, adaptation de Constance Coline, Théâtre des Arts (Hébertot), 1936 Le Chien de pique, Théâtre Gramont, 1949 Isabelle d’Afrique (avec Lucienne Favre), Théâtre Montparnasse, 1939 La Duchesse d'Algues, d'après Peter Blackmore, adaptation Constance Coline, Théâtre Michel, 1952 et reprise 1956 Bonne fête Esther, d'après The Deep Blue Sea, pièce en trois actes de Terence Rattigan, adaptation de Constance Coline, Théâtre Gramont, 1953 Pour le Meilleur et pour le Pire, d'après Clifford Odets, adaptation Constance Coline, Théâtre des Mathurins, 1955 Le Prince Endormi, d'après Terrence Radigan, adaptation Constance Coline, Théâtre de la Madeleine, 1956 Regrets éternels, Théâtre de l’œuvre, 1957 La Paix du Dimanche, d'après Angry young man, de John Osborne, adaptation Constance Coline, Théâtre des Mathurins, 1958 Le Vison à cinq pattes, d'après Peter Coke, adaptation Constance Coline, Théâtre Gramont, 1959 Le Guilledou, d'après Michael Clayton Hutton, adaptation Constance Coline,Théâtre Michel, 1962 Epitaphe pour Georges Dillon, d'après John Osborne, adaptation Constance Coline, Théâtre 347, 1969

Radio La journée d'une étudiante

Cinema Co-dialoguiste du film C'est arrivé à Aden, de Michel BOISROND, adaptation d'un roman de Pierre Benoit Aux environs d'Aden

Autobiographie Le Matin vu du Soir. De la Belle Époque aux années folles, Anthropos, 1980

Voir aussi Bibliographie

Edgar Reichmann, « La 'Belle Époque' de Constance Coline », Le Monde,

Liens externes

« Arrêté du fixant la liste des auteurs et compositeurs considérés comme classiques en application de l'article 89 ter de l'annexe III au code général des impôts », Légifrance, 2001

Notes et références

Catégorie:Écrivaine française du XXe siècle Catégorie:Pseudonyme Catégorie:Naissance en janvier 1898 Catégorie:Naissance dans le 1er arrondissement de Paris Catégorie:Décès en mars 1982 Catégorie:Décès dans le 7e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 84 ans